G TU* LEÇON. — USAGES DU PROTOXYDE D^AZOTE
Torte |iroportion que dans l'air ordinaire, -circonstance qui expliqua l'augmentation de Téclat.
Quand on dirige du protoxyde d'azote dans un tube contenant im mélange de potasse et de chaux vive concassée, le tout porté k [il température du rouge sombre, il se dégage de l'ammoniaque et il se forme de Tazotate de potasse , c'est-à-dire le sel générateur du protoxyde d'azote (Persoz).
[MM. I^avre et Silbérmann ont trouvé que, lors de la décomposition ignée du protoxyde d'azote, il y a dégagement de chaleur et non absorption. Ce fait est anormal, car s'il est une loi que de la chaleur doit se dégager dans l'acte des combinaisons, il est également une loi qu'il y ait absorption de chaleur dans faete des décompositions. On peut expliquer ce phénomène extraordinaire en admettant que Voxygène du protoxyde ji'azote l'Uange de nature au moment où il devient libre.]
IOj. Usages du protoxyde d^azote. — On a proposé de ivmplacer l'éther et le chloroforme par le protoxyde d'azote dans les opérations chirurgicales. 11 est douteux que cette substitution Ëoit généralement adoptée, et l'on se bornera, ainsi que nous allons le voir, à considérer ce gaz comme le premier a îiesLhésique que l'on ait connu, et vien de plus.
Lors de sa découverte, ce gaz fut appelé gaz hilarant, car, rospiré, il produit une ivresse gaie et donne des sensations agréables.
[C'est le 11 avril 1793 que Humphry Davy expéri menta pour la première fois les propriétés du protoxyde d'azote sur l'étrunomîe animale. Les effets furent remarquables : ses sens È'exa lièrent de telle sorte, qu'il perdit tout rapport avec le inonde t'xtérieur et fut transporté dans une délirante extase» Lorsqu'il fut soustrait à l'action de ce gaz, que les poètes anglais appelèrent gaz du paradis; lorsqu'il rentra en rapport avec ies objettîqui l'entouraient, sa propre nature lui parut ennoblie, et (1 s'écria : « Rien n'existe que la pensée; Vunivers n'est compas^ qiw d' idées j d'impressions, déplaisirs et de souffrances. » Ces résultats ne prouvent-ils pas que le protoxyde d'azote est, par ordre de date, le plus ancien de tous les anesthésiques ? 11 est incontestïihlc qu'en 1799 Davy avait reconnu à ce gaz la propriété de suspendre les douleurs physiques, et il avait entrevu la possibi. lité de l'employer avec avantage dans les opérations chirurgicaleaqni n'entraînent pas une grande effusion de sang.
Uao nouvelle preuve de la priorité du protoxyde d azote
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vil* LEÇON. ^ CONFIRM. DES LOIS DE 0. LUSSAC. 147
comme anesthésique, on la trouve dans les efforts qu'une société savante "de Toulouse fit pendant les premières années du dix-neuvième siècle pour trouver un succédané à un gaz dont l'usage n'était pas toujours sans danger. Déjà cette société avait fait des expériences avec de Téther sulfurique, expériences qui, trente à quarante ans plus tard, devaient être répétées en Amérique et retentir jusqu'en Europe comme une nouvelle découverte.]
Hâtons-nous d'ajouter que des expériences récentes de M. Herman ont montré que l'enivrement produit par le protoxyde d'azote cache la dyspnée et qu'il n'est réellement anesthésiquequelorsqu'il est mêlé à { de son volume d'oxygène. Respiré seul, il est asphyxiant, et si Davy, contrairement à d'autres expérimentateurs, a pu respirer impunément duprotoxyde d'azote, c'est que le gaz qui avait servi à Texpérience, étant contenu dans des sacs de soie, était nécessairement mêlé d'air.
106. Les combinaisons oxygénées de Tazote confirment la loi des volumes de Gay-Lussac. — Quelle que soit l'importance des applications du protoxyde d'azote, ce qui attire sur lui l'attention des chimistes, c'est qu'il est un des termes de la série remarquable des composés oxygénés de l'azote, remarquable en ce sens qu'elle révèle de la manière la plus évidente la loi qui préside aux combinaisons des gaz. En effet :