‹ Leçons élementaires de chimieChapitre 85 sur 284 · YH** LEÇON. — PROPRIÉTÉS DU GAZ AMMONIAC · texte numérisé non relu

YH** LEÇON. — PROPRIÉTÉS DU GAZ AMMONIAC

iievieticlia bleue (Schœnbein). On obtient encore de Tazotate d'aûimoniaque si l'on môle du gaz ammoniac avec de l'ozone : ntissiti^t il se aianifeste des fumées blanches, sorte de brouillard !?cc Tormi? par les particules de l'azotate tenues en suspension

(floCZEAll).

Une dissolution aqueuse d'ammoniaque est décomposée instantané m cal par le chlore. Si l'on verse une dissolution de chlore diuis i]i) lu ho jusqu'à ce qu'il en contienne les ^^ de sa capacité, . lit qu'on iuhùve de le remplir avec de l'ammoniaque liquide ; si Ton renverse ensuite le tube sur le mercure, une effervescence se maiiili'sleni dans l'intérieur du tube, et un gaz deviendra libre : ft? g;iz est de l'azote.

Une léaelion analogue a lieu lorsque le chlore et l'anmioniaqvic sont à leur état normal.

U ^ a des eas où le chlore et ses congénères agissent sur l'aminouiaque de manière à remplacer l'hydrogène et à donner iiaisïiaijee à des composés particuliers ; ces composés n'ont aucun titre à notre attention, si ce n'est par leur propriété d'être 4rùa-détonants. Ainsi, par exemple, si l'on agite un peu d'iode dans de Tiiinmoniaque concentrée, on obtient une poudre noire, qui, réunie sur de petits filtres et desséchée, détona avec un t'rand bruit en la touchant seulement avec une barbe déplume.

Le potassium et le sodium chauffés avec une lampe à alcool dansi une atmosphère de gaz ammoniac, enlèvent à ce gaz un tiers de îjou Indrogène, qu'ils remplacent :

AzH» -f K = AzHnv + H

Hmn^oniaque. Potassium. Ammoniure Hydrogène, de potassium.

Lri diaulTunl fortement l'ammoniure de potassium ou de sodium^ on ^sbtient un dégagement d'ammoniaque et de Tazoturo métallique :

3AzHMv = 2AzH3 + AzK»

Ammoniure Ammoniaque. Azoture

de potassium. de potassium.

Plusieurs autres métaux, comme le fer, le cuivre, le platine, semblent fermer, sous l'influence de la chaleur, des combinai- Btins éphémères avec l'ammoniaque, ainsi que paraît le prouver

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l'état physique de ces métaux après l'expérience : ils deviennent tous grenus et cassants.

Le gaz ammoniac se combine directement avec les hydracides gazeux volume par volume ; ainsi, par exemple , en introduisant dans une éprouvette ÎOO centimètres cubes de gaz ammoniac, et autant de gaz acide chlorhydrique, les deux gaz disparaissent et donnent lieu à du sel ammoniac ou chlorhydrate d'ammoniaque.

Les acides normaux , tels que Tacide sulfurique, l'acide azotique, etc., etc., se combinent directement avec l'ammoniaque et donnent naissance à de véritables sels.

11 est bon de remarquer que le gaz ammoniac sec ne forme pas de combinaisons salines proprement dites avec les acides anhydres ; en sorte qu'il n'y a pas de sel ammoniacal qui ne renferme les éléments de l'eau.

[L'on doit à cette circonstance la théorie de l'ammonium, imaginée par Ampère et développée par Berzelius ; théorie qui consiste à admettre dans les sels ammoniacaux un métal hypothétiqite, ou du moins une molécule jouant le rôle de métal, et qui serait composée des éléments de l'ammoniaque, plus une molécule d'hydrogène ; de manière que cette sorte de sels ne contiendraient ni ammoniaque ni eau, mais tout simplement un oxyde métallique comme les sels ordinaires : dès lors, toute anomalie disparaîtrait, elle sulfate de potasse, par exemple, ne différerait point de celui d'ammoniaque, avec lequel il est isomorphe. Ainsi, en admettant de l'eau dans ce dernier sel, on ne peut expliquer son isomorphisme avec le sel de potasse,

KO,SO',. . . = sulfate de potasse, AzH*,SO',HO = sulfate d'ammoniaque,

puisque ni leur constitution ni leur composition ne sont semblables; mais il en est tout autrement si l'on admet l'ammonium. En effet :

KO,SO^ = sulfate d'oxyde de potassium, (AzH^)0,SO' = sulfate d'oxyde d'ammonium.

Dans ce cas , l'analogie entre la constitution des deux composés devient évidente; il est vrai qu'ayant l'habitude de considérer les métaux comme des corps simples, on éprouve d'abord une certaine répugnance à envisager comme chimique-

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