SO'U
BaCl' Si<:i« CaCl»
f'bCl»
BaO
SrO CaO
î'bO
(AzO»,«Ba (AzO»)*Sr
(AiO»}«Ca (\zO^)«p'b
SC'Ba SO'Sr SO»Ca
SO*Pb
On sait que les métaux de ce groupe forment avec l'oxygène, nonseulement les protoxydes RO, mais aussi les bioxydes RO*. Ils sont donc capables de lormer deux oxydes, tandis qu'ils ne donnent qu'un seul chlorure RCl*. Ainsi le baryum forme un protoiyde BaO, un bioxyde de BaO*, un bichlorure BaCl*. On ne connaît pas de tétrachlorure de baryum : Il n'est donc pas probable que le baryum puisse jouer le rôle d'un métal tétratomique. Comment se lait-il que ce métal parvienne à fixer, dans le bioxyde, 2 atomes d'oxygène, alors qu'il est incapable de se combiner avec 4 atomes de chlore qui équivalent à 2 atomes d'oxygène; en d'autres termes, quel est le rôle qu'il joue dans le bioxyde qui semble correspondre au tétrachlorure. On peut admettre qu il est diatomique dans le bioxyde comme dans le protoxyde, et que la constilulion de BaO* est analogue à celle du peroxyde d'hydrogène que nous avons indiquée page 86, Les deux atomes d'oxygène perdent deux alomicilés en se soudant entre eux : ils en gardent 2 pour fixer le baryum diatomique. .\insi, dans le protoxyde de baryum 0 est soudé au barjum par ses deux atomicités ; dans le bioxyde 20 sont unis au métal, chacun par une atomicité. Si, conibrmément à nos conventions, nous marquons par un trait d'union l'échange de 2 atomicités, nous pourrons représenter de la manière suivante les rapports des atomes dans les protoxydes et dans les bioxydes dont il s'agit.
Ba
Ba = 0 Protoxyda de barjum
Bioxyde de i/arjuio.
Tels sont les raisonnements à l'aide desquels la théorie parvient à fixer les rapports entre les atomes dans un corps donné.
Mais poursuivons la comparaison entre les métaux qu'on peut qualifier de diatomiques.
Le magnésium, radical de la magnésie, se rattache au calcium, et constitue en quelque sorte le noyau dune série qu'on nomme magnésienne. Cette série comprend le magnésium, le zinc, le cobalt, le nickel. Le manganèse et le fer d'un côté, et d'un autre côté le cuivre, s'y rattachent par quelques traits de ressemblance. Dans leurs combinaisons les plus stables, et généralement les plus importantes, ces métaux jouent le rôle d'éléments diatomiques. Tous forment des bichlorures RCi*, des oxydes RO. Mais, par d'autres combinaisons, le manganèse et le fer s'éloignent des autres métaux de ce groupe, pour se rapprocher du chrome et de l'aluminium. Le cuivre, qui tient au magnésium par la série des combinaisons cuivriques, se rapproche du mercure par la série des combinaisons cuivreuses.
Le bismuth (qu'on peut ranger à côté de l'antimoine) et l'or sont des métaux triatomiques dans leurs combinaisons les plus importantes. Ils forment des chlorures BiCP,AuCP.
11 existe un groupe de métaux qu'on peut quahfier de tétralomiques parce qu'ils manifestent 4 atomicités dans leurs principaux composés. Ce sont l'étain, le titane, auxquels on peut rattacher le