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MERCURE

Hg = 200

État natnrel et extraction. — Le mercure se rencontre dans la nature à l'état natif et surtout à l'état de combinaison avec le soufre. Le sulfure de mercure ou cinabre naturel constitue le principal minerai de mercure. On le trouve dans différentes localités de l'Fnrope et de l'Amérique, principalement à Almaden, en Espagne ; a laria, en lUyrie; à Saint-José, en Californie.

Le traitement de ce minerai est très-simple. Il consiste à griller le snlfure dans des fours particuliers et au milieu d'un courant d'air. Le soufre s'oxyde et passe à l'état de gaz sulfureux, le mercure devient libre ; il prend la forme de vapeur et est conduit, avec les gaz de la combustion, soit dans des chambres de condensation, soit dans de longues rangées d'allonges où le mercure se condense.

Voici une description sommaire des procédés que l'on suit à Almaden et à Idria.

La (igure 1 U représente les fours AB, employés à Almadcn, avec

Fi". 114.

le foyer et la voûte chargée de minerai. La vapeur de mercure passe par 0 et se condense dans une série d'aludels emboîtés les uns dans les autres et disposés sur deux plans inclinés a b, b c. Le mercure condensé se réunit dans une rigole en b, et est recueilh dans un réservoir. Le gaz sulfureux, qui entraîne encore des vapeurs mercurielles, se rend dans une chambre de condensation C, puis descend vers le sol où il se refroidit au contact d'une cuve remplie d'eau d. Dans cette chambre, la condensation des vapeurs mercurielles s'achève.

La figure H5 représente les fours à plusieurs étages aa, bb, ccx et les chambres de condensation CC, que l'on emploie à Idria.

On peut aussi réduire le cinabre par le fer ou par la chaux.

Pour purifier le métal ainsi obtenu, on le filtre à travers des toiles de coutil ou des peaux de chamois. On le transporte ordinairement dans des bouteilles en fer forgé»

MLIIGUIIE.

Le mercure du commerce est presque toujours allié à de petites quantités d'autres métaux, tels que le plomb, l'étain, le cuivre, le bismuth. A l'étal impur, il ne présente pas une surface aussi brillante que lorsqu'il est pur; de plus, il ne coule pas aussi facilement, et ses gouttelettes s'allongent en pointe ; il fait la queue, comme on dit. Pour le purifier, on le distille, opération qui exige quelques précautions, et que l'on effectue ordinairement dans les bouteilles en fer forgé qui servent à transporter le mercure.

On peut aussi purifier le mercure en le faisant digérer, pendant

quelques jours, avec le trentième de son poids environ d'acide azc-

tique du commerce, étendu de son poids d'eau; on décante ensuite

la liqueur aqueuse, et on lave le mercure, d'abord à l'eau chaude,

I acidulée d'acide azotique, puis à leau pure, et on le fait sécher.

Dans cette opération, l'acide azotique enlève les métaux étrangers, plus oxydables que le mercure, et qui déplacent ce métal de sa solution dans l'acide azotique.

Propriétés dn mercure. — 11 est liquide et se solidifie à

! — 40°. Le mercure solidifié à cette basse température est malléable

: et présente une densité de 14,4. La densité du mercure liquide est

1 égale à 13,595. 11 bout à 550° du thermomètre à air. Sa vapeur est

incolore et possède une densité de 6,976.

Il est inaltérable au contact de l'air, à la température ordinaire.

410 I.EÇONS^DE ClIlMlE MODERNE.

 300*, il absorbe l'oxygène lentement et se convertit en une poudre rouge, que les anciens nommaient p-^dpîï^per se, et qui est l'oxyde mercurique.

Le mercure se combine avec le chlore, le brome et l'iode, à la température ordinaire. 11 s'unit au soufre à une douce chaleur.

L'acide chlorhydrique ne l'altaque pas. L'acide azotique étendu le dissout à froid, en formant de l'azotate mercureux. A chaud, le mercure se dissout dans l'acide azotique, en formant de l'azotale mercurique, avec dégagement de vapeurs rouges.

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