AZOTATE D'ARGENT
couvrir d'une couche d'argent, plus ou moins épaisse, les métaux usuels ou le verre.
L'argenture des métaux s'effectue, comme la dorjre (page 425), soit par voie d'amalgamation, soit par voie galvanique. Dans ce dernier cas, on fait usage d'une solution de cyanure double d'argent et de potassium. C'est ce procédé qui est le plus généralement usité.
L'argenture des glaces, ou du verre en général, est produite par la réduction des sels d'argent sous l'influence de l'aldéhyde, du glucose, de l'acide tartrique.
Voici l'une des receltes employées, c'est celle de Liebig : on prépare une solution de 10 grammes d'azotate d'argent qu'on sursature par l'ammoniaque et qu'on rend fortement alcaline par la soude. Le volume de la liqueur est de 1450". D'autre part, on dissout 1 p. de sucre de lait dans 10 p. d'eau. Pour argeater le verre, on mélange cette dernière solution avec son volume de la première et l'on plonge dans le mélange la glace à argenter, préalablement lavée à l'alcool. La réduction du sel d'argent commence immédiatement et se termine à froid.
L'expérience se fait facilement dans un ballon de verre.
Ess»is d'argent. — On nomme ainsi les méthodes qui servent à l'analyse des alliages d'argent et de cuivre qui forment les monnaies, les médailles et les objets d'argenterie ou de bijouterie. Ces essais peuvent se faire par la voie sèche ou par la voie humide.
L'essai par la voie sèche consiste dans l'opération qu'on nomme coupellation [fig. 118). Pour l'exécuter, on fond dans une coupelle en poudre d'os chauffée au rouge dans le moufle d'un fourneau à réverbère, une certaine quantité de plomb métallique, puis on dépose sur le métal fondu une quantité pesée de l'alliage d'argent et de cuivre qu'on a soin d'envelopper dans un petit morceau de papier. Cet argent se dissout dans le plomb fondu et l'on obtient ainsi un alliage ternaire qui est exposé, au rouge, à l'action de l'air. Dans ces conditions, le plomb et le cuivre s'oxydent -, l'oxyde de plomb fond et la litharge fondue, qui doit être en grand excès par rapport a l'oxyde de cuivre, dissout celui-ci et est absorbée avec lui par la coupelle poreuse. Le phénomène de l'éclair (page 385) indidique la fin de l'opération.
L'essai par voie humide, indiqué par Gay-Lussac, consiste à ajouter à la dissolution azotique d'un poids donné d'argent allié à du cuivre, une solution titrée de chlorure de sodium, c'est-à-dir-: une solu-
tion renfermant, dans 1 litre, un poids exactement tonnu de ce sel. (Jn ajoute cette solution avec précaution, jusqu'à ce qu'elle ne détermine plus de préciiiilé de chlorure d'argent, et l'on calcule la quantité d'argent par le volume de la solution titrée qu'il a fallu y ajouter pour précipiter complètement l'argent à l'état de chlorure. Comme ce dernier se dépose facilement au sein d'une liqueur qu'on a eu soin d'agiter, il est facile de saisir le terme de l'opération , c'està-dire le moment précis où tout l'argout est précipité et où il convient d'arrêter l'addition de la liqueur titrée.
Procédé. Pour précipiter l'argent, on se sert de deu.v liqueurs ti- Irées, c'est-à-dire renfermant des quantités connues de chlorure de sodium, savoir : 1° une liqueur normale qui contient, par décilitre, 0«»,5417 de chlorure de sodium, quantité suffisante pour précipiter 1 gramme d'argent ; 2° une liqueur décime, qui contient la même quantité de chlorure de sodium par litre, de telle sorte que 1" de cette liqueur précipite 1 milligramme d'argent. Pour prendre le titre d'un alliage d'argent, d'une monnaie par exemple, on en pèse une