OR
quanlilé telle qu'elle renfermerait 1 gramme d'argent si l'on se phtçait un peu au-dessous de la limite extrême de la tolérance. Admettons qu'on ait affaire à un alliage à 900 millièmes avec une tolérance de 2 millièmes. L'alliage devra être rejeté s'il ne renferme que 897 millièmes d'argent.
On suppose donc quil en soit ainsi et l'on pèse une quantité d'alliage qui renfermerait 1 gramme d'argent pur, d'après cette supposition, c'est-à-dire i*',1148. On dissout cet alliage dans l'acide azotique, et l'on ajoute à la solution 1 décilitre de l.i liqueur normale Tout l'argent ne doit pas être précipité, car le titre doit être supérieur à 897. On le reconnaît en ajoutant à la liqueur clarifiée un ou plusieurs centimètres cubes delà liqueur décime jusqu'à ce que le liquide cesse de se troubler. Chaque centimètre cube ajouté correspondant à 1 milligramine d'argent, on ajoutera au gramme d'argent d'abord précipité autant de milligrammes qu'on aura ajouté de centimètres cubes de liqueur décime, le dernier ne comptant que pour un-demi milligramme. Connaissant la quantité d'argent pur contenue dans 1»',1 148 d'alliage analysé, le titre de ce dernier sera établi par un simple calcul de proportion.
OR
Au = 197
État naturel. — L'or est un des métaux les plus anciennement connus. On le rencontre le plus souvent à l'état natif, soit dans des filons ou des veines, soit dans des sables. Il se présente, d'ordinaire, sous forme de paillettes ou de grains arrondis, qui sont disséminés dans des sables d'alluvion ou dans des roches dont la désagrégation produit ces sables. Tout le monde sait que certaines rivières charrient de l'or.
Quelquefois, on rencontre l'or à l'état de combinaison avec l'argent, le plomb, le cuivre, le tellure.
Extraction. — On extrait l'or des sables aurifères à l'aide de lavages qui entraînent les parties plus légères que l'or. Ces lavages s'exécutent, soit dans des sébiles de bois, soit sur des tables inclinées. L'or tombe au fond des sébiles ou s'arrête sur les tables. Lorsqu'il est en parcelles trop ténues pour pouvoir être séparées mécaniquement du sable qui reste encore en petite quantité, on agite le
tout avec du mercure : l'or se dissout. L'amalgame ainsi obtenu est comprimé dans une peau de chamois, qui laisse passer l'excès de mercure. Le résidu solide étant soumis à la distillation, il reste de l'or.
Pour extraire l'or des roches quartzeuses aurifères, on broie celles-ci de manière à les réduire en poudre, et on les soumet ensuite à des lavages.
On emploie quelquefois le mercure pour extraire l'or des roches pulvérisées. Voici un procédé qui est appliqué depuis quelques an-
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nées en Californie et en Austrahe. La roche concassée est introduite avec du mercure, de l'eau et deux boulets de fonte dans des bassins auxquels on communique un mouvement de rotation (fig. M 9). Elle est bientôt réduite par le choc des boulets en une poudre impalpable qui reste en suspension dans l'eau, et est entraînée avec elle par des ouvertures supérieures, tandis que For s'amalgame avec le mercure.
L'or natif, aussi bien que celui qu'on extrait de divers minerais, est presque toujours allié à de l'argent. On sépare les deux métaux par la voie humide, en attaquant l'alliage, soit par l'acide azotique, soit par l'acide sulfurique. Il se forme de l'azotate ou du sulfate d'argent soluble dans l'eau chaude. L'or reste à 1 "état pulvérulent. Il est à remarquer que l'alliage d'or et d'argent doit être riche en argent pour que ce traitement, qu'on nomme affinage, puisse être appliqué, .\ussi est-il souvent nécessaire d'augmenter la proportion d'argent en fondant l'alliage avec ce métal.
Un alhage d'or et d'argent riciie en or peut aussi être attaqué par l'eau régale. Les deux métaux se convertissent en dilorures. Celui