‹ Leçons élémentaires de chimie moderneChapitre 222 sur 386 · C-li · texte numérisé non relu

C-li

Le mercure, pareillement bivalent, peut s'unii- ,'i un ou doux groupes, élhyle, mélliyle, etc. Dans le second cas, la combinaison est saturée; dans le premier, il lui manque une valence et (llgC*lI"i)'

COMPOSES MONOATOMIQLES, 401

a besoin pour être saturé de fixer un nouvel élément 0!i groupe univalent, de l'iode par exemple :

Mercuréthy e. lodure de mcrcure-monèlhile.

F°i bismuth, trivalent, peut s'unir à trois groupes étbyles: Bi C^lis

Bisaïuth-étbjie.

Le stannolétréthyle résulte de l'union de i groupes éthyliques avec un atome d'étain quadri valent :

Ci les qu;ilre valences de l'étain ne sont pas satisfaites, il se produit des combinaisons non saturées :

Sn r-i 5 -Sn C'Hs ou -Sn-CMl»

1 1^-" ( c^iis \csH5

S:annodictliyle. Stannotriitbyle.

Le stannodiétliyle est connu à l'état de liberté; mais le stanno- Iriéthyle double sa molécule au moment où il est mis en liberté. Il se combine en quelque sorte avec lui-même, comme il peut se combiner avec l'iode :

ISnEl' Et'Sn-SnEts = Sn'Et*

lodure de stannotriétbyle. Sesquitannéthyle.

Les dérivés non saturés sont aptes à entrer en combinaison ave* d autres éléments ou radicaux. Le stannotétrélhyle ne jouit plus de cette faculté.

Les combinaisons dont nous venons d'indiquer l'existence por tent le nom de composés organo-mélalliqucs. Leur histoire est d'une haute importance au point de vue de l'atomicité des métaux, c'està-dire de leur capacité de combinaison. Les questions théoriques

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qui se rattachent à cet ordre de faits ont été mises en lumière par les travaux de MM. Frankland, Baeyer, Culiours.

Rcdicanx nnivalents. — Les développements précédents font ressortir le rôle que jouent dans la chimie du carbone certains groupes carbonés qu'on qualifie de monoatomiques ou univalents, parce qu'ils ne peuvent manifester qu'une seule valence. Il s'en faut d'une unité de saturation ou valence pour que les atomes de carbone, que renferment ces groupes, soient entièrement saturés. Ces groupes d'atomes ou radicaux n'existent pas à l'état de liberté, mais ils peuvent passer d'une combinaison dans une autre, se substituant dans toutes à un seul atome d'hydrogène ou d'un élément univalent quelconque, et y jouant, par conséquent, le rôle de cet élément. Voilà ce qu'on exprime en disant que les groupes dont il s'agit jouent le rôle de radicaux monoatomiques ou univalents.

Prenons un exemple :

L'éthyle C-'ll^, qui existe, comme nous l'avons vu, dans un si grand nombre de combinaisons et qui peut passer de l'une dans l'autre, par voie de double décomposition, résulte de la soustraction d'un atome d'hydrogène au carbure d'hydrogène saturé C-H". 11 possède la valeur de combinaison ou valence de cet atome d'hydrogène qui hii manque, et peut par conséquent se substituer dans un composé quelconque à un atome d'hydrogène ou à son équivalent. Lorsque le composé dont il s'agit est saturé, c'est-àdire qu'il ne peut plus fixer par addition directe aucun autre élément, le composé éthylé substitué sera pareillement salure. Il en est ainsi de tous les composés que nous avons mentionnés dans ce qui précède. Ce sont des composes saturés ou composes limiies.

Pour exprimer la constitution des combinaisons qui renierment les radicaux que nous venons de considérer et pour interpréter les métamorphoses qu'elles peuvent subir, en échangeant, par double décomposition, ces radicaux, il est commode de disunguer ceux-ci par des expressions uniques, occupant dans la foinnule une place distincte de celle dis autres éléincnls.

Chlorure d'ûtbyle.

Chlorure d'acétyle.

(cni5)'0u

(C'H'Oj'OH

Hydrate dVlhyle

Flydrale d'acétyle (acide acétique)

Cxydc d'éthyle

Oxyde d'acétyle

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Les formules suivantes sont souvent employées pour exprimer les relations de parenté et les principales réactions des corps que nous avons considérés :

(C»H5)'Cl (C*H^)'Cl '^^ÎÎ^^Az

l^'.hylamine.

Àcélainide.

(C«H5)\ (C^H5)'-Az

Ti'iéthylamine (anhydride acétique).

Radicaux univalents non saturés. — Indépendamment des composés saturés que nous venons de définir, il en existe d'autres qui ne le sont pas, parce qu'ils renferment des groupes ou radicaux non saturés.

Considérons le propane, C«H8. En perdant 5 atomes d'hydrogène il se convertit en un radical trivalent (C'H') qui existe dans les combinaisons glycériques et qu'on nomme glycéryle. Mais dans un certain nombre de composés ce même groupe peut jouer le lôle d'un radical univalent. Il en est ainsi dans les combinaisons allyliques non saturées, qui se distinguent des combinaisons propyliques corrispondantes par 2 atomes d'hydrogène en moins :

C»H» = CH*-CHM:U» propane.

C"'H' = i;H»-CI1*-CH*- radical propylc.

C'H» -= CH'-CII^'JII- radical allyle.

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