OC^U
PhO(OC*H»)» phosphate triéthylique.
Nous ne décrirons ici que le phosphate triéthylique qu'on obtient en faisant réagir l'éther anhydre sur l'anhydride phosphorique, ou encore l'oxychlorure de phosphore sur l'éthylate de sodium :
PhOCl» + ôCn^ONa = û.XaCl •+■ PhOlOC^U»)' Oxychlorure Phosphate
de phosphore. triétliyliqiie.
M. de Clermont l'a obtenu en faisant réagir l'iodure d'éthyle sur le phosphate d'argent.
Le phosphate triéthylique est un liquide épais, soluble dans l'eau, l'alcool et l'éther. Sa densité est 1,072 à 12°. 11 bout à 215°. L'eau le dédouble facilement en alcool et acide diéthylphosphorique :
PhO(OC'nV + U^O = Pii05|J{{;.„5^4 -+- C*H».OU
BORATE D'ÉTHYLE NORMAL.
Bo(OC»H*j»
On obtient un borate triéthylique, correspondant au chlorure de boreBoCI'', en distillant le borax avec de l'élhylsulfate de potas-| sium. Il se forme aussi, indépendamment d'autres éthers boriques, par l'action du chlorure de bore sur l'alcool absolu. C'est un liquide j incolore bouillant à 119°. Densité =0.885. 11 brûle avec unei flamme verte. L'eau le décompose en acide borique et en alcool.
CARBONATE U ÉTHYLE. 525
SILICATES D'ETHYLE.
Ebelmen a fait connaître plusieurs silicates d'éthyle. Au chlorure de silicium SiCl* correspond l'éther orthosilicique Si(OC*H')* , au sesquichlorurure Si'Cl^, l'éther disilicique Si*iOC-H')s. On a décrit aussi un élher métasilicique SiO(OC*H5)*, mais son existence n'est pas démontrée.
L'orthosilicate d'éthyle, Si(OC-H»)*, est un liquide incolore, mobile, bouillant de 165 à 168*. Sa densité = 0,935. Il brûle au contact d'un corps enflammé, avec une lumière blanche éblouissante et en répandant des fumées d"acide silicique. Il est insoluble dans l'eau; celle-ci le décompose peu à peu en alcool et acide silicique, qui se dépose lentement sous forme d'une masse vitreuse et très dure.
L'éther disiliciqne, Si-(OC-Il'')'"', se forme lorsqu'on fait réagir :e chlorure de silicium sur l'alcool pas tout à fait anhydre.
ORTHOCARBONATE D'ÉTHYLE.
C(OC*H''
M. B.isset a obtenu cet élher en faisant réagir l'éthylate de îodium sur la chloropicrine (page 499) :
CfAzO*;Cl» -t- 4C;n».0.\a
= AlO'.'Sa -t-
ÔNaCl
-t- C(OC'n*/
Chloropicrine. Éthyiate
Azotite
Ortfaocarbunale
de sodium.
df «odium.
d'élhyle.
C'est un liquide éthéré bouillant à i 58-159'. Sa transformation m guanidine sous l'influence de l'ammoniaque a été indiquée Dage 479.
L'orlhocarbonate d'éthyle correspond à un hydrate orthocarbolique inconnu, qui dériverait du tétrachlorure de carbone:
ca* c(oe)* c(0-c*n»)»
CARBONATE D'ÉTHYLE.
M. Etlling a obtenu cet éther en introduisant oeu à peu du po*
tassium ou du sodium dans de l'oxalate d'élhyle, chauffé à 450". Le mêlai se dissout avec dégagement d'oxyde de carbone. On obtient une masse brune qu'on distille avec de Teau. Le carbonate d'éthyle passe. On le déshydrate sur du ciilorure de calcium et on le distille. On peut l'obtenir aussi par double décomposition, en faisant chauffer de l'iodure d'éthyle avec du carbonate d'argent (Ph. de Clermont) ; ou encore par l'action du chlorocarbonate d'éthyle sur l'éthylate de sodium :
C0C^1^,H3 + C^H'.ONa = C0C2^!{}; + NaCl
Le carbonate d'éthyle est un liquide incolore, doué d'une odeur éthérée agréable; sa densité est de 0,9998 à 0°. Il bout à 125°. A froid, l'ammoniaque le convertit en carbamate d'éthyle ou uréthane, corps soluble dans l'eau et dans l'alcool et cristallisable en grandes tables lusibles à b\''-b-2° et bouillant à 180° (Dumas) :
COCS + AzH» = COC^^i;;» + C^E'.OH Carbonate d'éthyle. Carbamate d'éthyle. Alcool
Chauffé avec de l'ammoniaque à 100% le carbonate d'éthyle donne de l'urée et de l'alcool :
Carbonate Drée. Alcool,
d'éthyle.
CliLOROXYCARBONATE D'ETHYLE.
co:
M. Dumas a obtenu cet éther en dirigeant un courant de gaz phosgène (chloroxycarbonique) dans de l'alcool. On ajoute de l'eau au produit de la réaction, on sépare le liquide insoluble, on le déshydrate et on le distille :
co:^} + c-H^ou = cm + coc^|,s„5
Gaz phosgène. Alcool. Chloroxycarbonate
d'éthyle.
C'est un liquide doué d'une odeur éthérée piquante. Il bon à 94^ L'eau le décompose à chaud. L'ammoniaque le convertit e carbamate d'éthyle ou uréthane (voir plus haut).
ÉTHERS CYA^URIQUES. 527
ISOCYAKATE D'ËTUYLE.
Az
Pour le préparer, on disfille au bain d'huile un mélange de 2 parlies d'éthylsulfate de potassium et 1 partie de cyanate de potassium récemment préparé et bien sec. On rectifie au bain-mane le produit condensé dans le récipient (A. Wurfz). L'isocyanate d ethyle est un liquide incolore, doué d'une odeur très irritante. Il bout à 60'. La potasse le dédouble en acide carbonique et en éfhylamine (page 544). Il se combine avec l'ammoniaque avec dégagement de chaleur pour former de l'éthylurée (page 489).
Les corps qu'on a nommés jusqu'ici acide cyanique et cyanate d'éthyle sont les isomères des composés oxygénés du cyanogène (page 482). Nous les avons décrits sous les noms d'acide isocyanique et d'isocyaiiate d'éthyle. Le véritable éther cyanique CAz(C*I13) ou peut-être un polymère de ce corps a été obtenu par M. Gloëz. Il prend naissance par l'action du chlorure de cyanogène sur l'éthylate de sodium:
KaCl
CAzCI -f-
{?H».ONa =
= CVz.OC'H»
Clilorure
Éthylalc
Cyanate
de cyanogène.
de sodiiun.
d'éthyle.
La potasse dédouble le vrai cyanate d'éthyle ou cyanéUwUnc, comme tous les autres éthers composés, en alcool, en même temps qu'il se forme le sel de potassium correspondant (cyanatel, ou ses produits de décomposition, l'acide carbonique et l'ammoniaque.
ÉTHERS CYANURIQUES.
^ Lorsqu'on distille de l'isocyanate de potassium avec de l'éthylisulfate, on obtient, indépendamment de l'isocyanate d'éthyle que ^l'on vient de décrire, lisocyanurate C505Az''(C^H3)«=(C0)3e(Az.C^H5)5. Ce dernier se condense sous forme d'une masse solide que l'on purifie par dissolution dans l'alcool bouillant. Il cristallise en prismes brillants, fusibles à 175°. Il bout à 290°. (A. Wurfz.) La capotasse bouillante le décompose, comme l'isocyanate, en acide carjijbonique, réaction qui justifie la constitution indiquée par la formule précédente.
L'éther cyanurique C^Az^(OC*H')^, correspondant i\ l'acide cyanurique vrai (page 484), n'est pas connu *.
Les eaux mères alcooliques d'où s'est déposé l'isocyanurate triélhylique renferment l'isocyanurate diéthylique C''0'^AzHl(C^\{^)'qui cristallise en prismes à 6 pans, fusibles à 175*.