‹ Leçons élémentaires de chimie moderneChapitre 258 sur 386 · H (OH · texte numérisé non relu

H (OH

VhUl PhO|OH

(H (on

Hydrogène phosphori Acide pbospboriqoe.

Ph] H

( cnp

PliO 0 H

Ion

Uonélliylphospliinc.

Acide monéthylphosphiniiiue-

Ph ] C^Hs ( H

(C^Hs

PhO s^ C^H«

(OH

Diéthylphosphine.

Acide diéthylphosphinique.

Ph ] C^Hs

(C--H5 PhO \ C-^Hs

( om^

Triéthylphosphine.

Oxyde de triéthylphosphine

On peut aussi rapprocher les acides monéthylphosphonique et diéthylphosphinique des acides phosphoreux et hypophosphoreux :

H^PhO.OH (G*H5)^PhO.OH

acide hypophosphoreux. Acide diéthylphosphinique.

Il existe des combinaisons de l'arsenic avec Téthyle tout à fait analogues aux phosphines ; nous les avons dt'jà signalées. On connaît en outre les combinaisons éthylées correspondantes au cacodyle et à ses dérivés (page 504).

SILICIUM-ÉTIIYLE.

Si(C«U»/

On obtient ce composé en traitant le chlorure de silicium par le zinc-éthyle :

SiCl* -+- 2Zn{C»U''}2 = 2ZnCl« -t- Si(C«HV

Le silicium-télrélhyle est un liquide incolore, mobile, non décompoïable par l'eau, et qui brûle au contact d'un corps enflammé avec une flamme très éclairante, en répandant des huilées blanches d'acide silicique. Il est assez indifférent et se comporte, en tout point, comme un hydrogène carboné C(C-Hs)* = C^Il-o dans lequel un atome de carbone serait remplacé par un atome de sicium. De fait, son analogue le silicium-méthyle, liquide bouillant à 30°, répond au tétraméthylmélhane C^H'-, carbure d'hydrogène bouillant à iO° :

Si(CMl»l* Si(Cn»)* C{CH»)*

Silicium-élhylc. Silicium -mèthylo. Tfctra:'.:éthyl-

COMPOSÉS ORGASO-MÉTALLIQUES. 55!

Les faits suivants, découverts par M. Friedel, démontrent l'analogie des combinaisons du silicium dont il s'agit avec les carbures

Lorsqu'on le soumet à l'action du chlore, le silicium - élhyle échange un atome d'hydrogène contre un atome de chlore et forme le chlorure

liquide bouillant à 185° et qui, à son tour, peut échanger son chlore par double décomposition à la façon des chlorures alcooliques. Distillé avec lacétate de potassium, il donne l'acétate correspondant (C*H5)3Si -C*I1*.0 C-H'^0, qui peut être saponifié par la potasse comme un acétate alcoolique, le groupe oxacétyle OC^fl^O étant remplacé par un groupe oxhydryle. L'alcool ainsi formé, (CM15)3 Si -C*H*.OH, a été nommé par M. Friedel hydrate de silicononyle, pour rappeler son analogie avec l'hydrate de nonyle ;

SiC*H'».OH C»I1'».0H

Hydrate de s ilicononyle. Hydrate de nonyle.

C'est un liquide incolore, insoluble dans l'eau, bouillant à 190*.

COMPOSÉS ORGANO-MÉTALLIQUES

ZINC-ÉTHYLE.

Parmi les composés qui résultent de l'union des métaux avec les radicaux alcooliques, un des plus importants est le zinc-éthyle, dont on doit la découverte à M. Frankland.

Pour préparer ce composé, on chauffe au bain-marie de l'iodur* d'éthyle avec de la tournure de zinc et une petite quantité de so dium. Il se forme de l'iodure de zinc et du zinc-éthyle. La réaction terminée, on distille, et l'on recueille à part ce qui se passe audessus de 115°.

Le zinc-éthyle est un liquide incolore, mobile, fortement réfringent. 11 est doué d'une odeur particulière, pénétrante, fort désagréable. Il bout à 118". Au contact de l'air, il s'enflamme spontanément et brûle avec une flamme verte, en répandant des fumées blanches d'oxyde de zinc.

552 LKÇONS DE C1II.VI1-: MODEr^I^E.

Expérience. — Dans un tube renfermant une petite quantité de zinc'étliyle, je fais arriver de l'eau. Il se manifeste à l'instant un vif dégagement de gaz, et il se forme un dépôt blanc. Le gaz est de l'éthane. le dépôt de l'hydrate de zinc :

Zn(C^IP)* + 2U^0 = Zii(OIl)^ + 2C'^II6

Zinc-étliyle. Hydrate de zinc Éthaiie.

Le zinc-éthyle se prête aux doubles décompositions.

En faisant réagir le trichlorure de phosphore sur ce corps, MM. Ilofmann et Cahours ont obtenu la triéthylphosphine, il s'est formé en même temps du chlorure de zinc. (Voir l'équation donnée plus haut, page 548.)

Il existe un zinc-méihyle Zn (CIP)*, correspondant au zinc-éthyle.

MERCURE-MÉTIIYLE ET MERCURE -ÉTHYLE.

Parmi les combinaisons organo-métalliques, mentionnons encore le iucrcure-mélhyle, llg(CH')-, et le mercure-élhyie, Hg(C-ll5)*. MM. Frankland et Duppa ont obtenu ces composés en iaisant réagir l'iodure de méthyle ou l'iodure d'éthyle sur l'amalgame de sodium {1 partie de sodium sur 500 parties de mercure), en présence d'une petite quantité d'élher acéticjue.

Le îuercure-éthyle est un liquide incolore, insoluble dans l'eau, inflammable. Densité, 2,44. Point d'ébullition, 158* à 160°. C'est un des corps les plus dangereux que l'on connaisse. Sa vapeur, inspirée pendant quelque temps, même en petite quantité, produit une intoxication mortelle.

Le chlore, le brome, Piode décomposent instantanément le mercure-éthyle avec formation d'un composé de monomercureélliyle :

iigcg«: + i^ = c^iPi + iigcf^H*

Mcrcurc-éthyle. lodure lodurc de mono-

d'éthyle. mercure-éthyle.

STANNÉTIIYLES.

Ln découverte des nombreuses combinaisons d'étain et d'éthyle est due à M. Lœwig. Leur histoire a été complétée par MM. Frankland, Cahours et Riche.

Comme nous avons précédemment indiqué la nomenclature et la

STANNÉTHYLES. 555

constitution des stannéthyles (pnge 461), nous nous bornerons à décrire ici quelques-unes de ces intéressantes combinaisons.

Stannodléthyle, Sn(C-H')* = SnEt-. — On l'obtient à l'état d'iodure, lorsqu'on chaulTe vers 1^0' l'iodure d'ëthyle avec de la limaille d'étain. L'iodure SnEt*!*, purifié par cristallisation dans l'alcool, fournit le slannodiélhyle libre, lorsqu'on traite sa solution alcoolique par le zinc, qui s'empare de l'ioda.

Le slannodiélhyle est un liquide oléagineux jaune, non volatil sans décomposition. 11 est probable que sa formule doit être doublée.

Chauffé à loO", il entre en ébuUition, mais se décompose en grande partie en stannolétréthyle et en étain :

2SnEt = EnEl* -H Sn.

L'iodure de stannodiéthyle cristallise en aiguilles d'un jaune pâle Les alcalis précipitent de sa solution l'oxyde SnEl-0, qui forme un jrécipité amorphe.blanc, insoluble dans l'eau et dans l'alcool, soluble dans les alcalis et dans les acides, avec lesquels il forme des sels.

Stannotriéthjle OU sesqoistannéthjle, Sn*(C-ll^)^ = Et^Sn-SnEl^. — Il se forme on même temps que le précédent lorsqu'on fait réagir un alliage d'étain et de sodium, riche en sodium, sur liodure d'éthyle. On l'isole par distillation; il bout de 265 à y 70°. Il joue le rôle de radical et se combine directement avec l'oxygène.

Voxijde renferme Sn^El^O = {SnEt=')-0. 11 peut s'unir à l'eau pour iformer un hydrate SnEt'.OH, cristallisable en prismes. Ces cristaux jsont fusibles à 44°. L'oxyde distille à 272". 11 forme des sels cristallisables en s'unissant aux acides :

(SnEl5)^-0 + 2.Vz0^n = 2SnEt5(Az03) + U^O

Oxyde de stanno- Axotatc de stanno- 1

triéthyle. triétbyle.

L'iodure SnEt'I est un liquide doué d'une odeur de moutarde, distillant sans décomposition vers 235 — 258". Densité à 15°= 1,855. '

Stannotétréthjle, Sn(C-H5)*. — Liquide incolore, à peine odorant, bouillant à 181°. Densité = 1,187.

Il se forme par l'action du zinc-élhyle sur l'iodure de stannodiéthyle :

SnEtM» + ZnEt* = SnEt* + Znl«

lodurc de stan- Zinc-étbylc. Sianiio-

iiodiéthyle. téliùtbylc.

C'est un composé saturé qui n'entre pas en combinaison, mais qui donne sous l'influence des réactifs énergiques des composés de stannodiélhyle ou de stannolriélliyle. Ainsi l'iode donne lieu à la réaction suivante :

SnEt* + I* = SnEt^I + EtI

SUnnotétrë- loduie dé lodiire

thyle. stannotriéthyle. d'o.hyic.

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