CD* C-U
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Ce gaz, connu autrefois sous le nom de gaz oléfiant ou d'hydrogène bicarboné, prend naissance dans une foule de réactions. Il se forme, avec d'autres carbures d'hydrogène, lorsque des substances organiques riches en carbone et en hydrogène, telles que les corps gras et les résines, se dédoublent par la distillation sèche, c'est-àdire par l'actioti destructive de la chaleur.
.'i8f) LEÇONS DE CHIMIE MODERNE.
Préparation. — On l'obtient, dans les laboratoires, en déshydralaiit l'alcool par un grand excès d'acide sulfurique. On chauffe ordiiinirement une partie d'alcool avec 4 parties d'acide sulfurique concentré, auquel on ajoute une quantité de sable sulfisante pour former une bouillie épaisse. On fait passer le gaz qui se dégage dans un flacon laveur renfermant de la potasse caustique, et on le recueille sur l'eau.
A la fin de l'opération le mélange noircit, et il se dégage, comme produits secondaires, des gaz carbonique et sulfureux : la potasse du flacon laveur est destinée à les absorber.
L'équation suivante exprime la réaction qui donne naissance au gaz éthylène :
C^HGO = C--H* + H^O
Alcool. Éthylène.
Composition et propriétés. — L"éthyléne est un gaz incolore doué d'une légère odeur éthérée. Sa densité est égale à 0,9784 pai I apport à l'air, à -14 par rapport à l'hydrogène. Sa composition se déduit de l'expérience suivante : Expérience. — Dans un eudiomètre à mercure j'introduis 2 volumes de gaz éthylène (2 centimètres cubes par exemple) et 6 volumes d'oxygène. Après avoir fait passer l'étincelle, je constate que les 8 volumes de gaz se sont réduits à 4. Ces 4 volumes de gaz sont absorbés entièrement si je fais passer dans le tube de la potasse caustique. C'est du gaz carbonique.
i volumes de gaz carbonique représentent C'O* ;
2 volumes de gaz cthyléne renferment donc C*;
4 volumes de gaz carbonique renferment 4 volumes d'oxygène, sur les 6 employés ; les deux autres volumes d'oxygène ont donc servi à former de l'eau ii\ec i volumes d'hydrogène.
2 volumes de gaz éthylène renferment donc 4 volumes d'hydrogène.
En conséquence, l'analyse eudiométrique indique pour le gaz éthylène la composition suivante :
C'^H* = 2 vol.
Cegaaest inflammable et brûle, au contact de l'air, avec une flamme très éclairante. Mêlé avec 5 volumes d'oxygène, il produit, au contact d'une allumette enflammée, une violente détonation.
Il est absorbé lentement par l'acide sulfurique concentré, en
ETHYLENE. ÔS7
formant de l'acide éthylsulfurique (page 507). Chauffé avec de l'acide iodhydrique, il s'y combine en formant l'iodure d'éthvie
Expérience. — 1° Si l'on mêle rapidement, dans une éprouvette,
I volume de gaz étiiylène et 2 volumes de chlore, et qu'après avoir
II tourné vivement le vase on en approche une bougie allumée, L' mélange prend (eu et brûle avec une flamme rougeàlre qui se propage jusqu'au fond de l'éprouvette. Celle-ci se recouvre d'un dépôt noir de charbon :
C^fl* + 2C1^ = 4nci + C*
2* Qu'on fasse arriver dans une longue éprouvetle volumes égaux de gaz étiiyléne et de gaz chlore et qu'on abandonne le mélange sur la cuve à eau, à la lumière diruse; au bout de quelques inslanis l'eau remontera dans l'éprouvette et les deux gaz disparaîtront l'un et l'autre En même temps des gouttes oléagineuses se montreront sur les parois de l'éprouvette et sur la surface du liquide.
Le corps ainsi formé est un liquide insoluble dans l'eau, résultant de la combinaison de volumes égaux d'élhylène et de chlore. On le nommait autrefois liqueur ou huile dei Hollandais (de là le nom de gaz oléfiant). On le nomme aujourd'hui chloi-ure d'élhylène. Sa composition est exprimée par la formule C-H*C1^. Il bout à 82%5.
5° Dans un grand ballon rempli de gaz oléfiant je verse une petite quantité de brome. En le faisant couler en nappe le long des parois, je constate une élévation de température et la décoloration rapide du liquide.
Le brome s'est combiné avec le gaz oléfiant pour former Je bromure d'cthy4ène, liquide incolore bouillant à 151°.
On obtient un iodure d'élhylène C*H*I* en introduisant de l'iode dans de grands flacons remplis de gaz éthyléne, et qu'on abandonne pendant quelques jours à l'action de la lumière diffuse. L'iode se convertit peu à peu en un corps blanc solide, qu'on purifie en le faisant cristalliser dans l'alcool : c'est l'iodure d'éthylène.
Dérivés chlorés de 1 éthyléne et du chlorure d éthyléne. •— Expérience. — Qu'on chauffe doucement du chlorure d'éthylène ffvec une solution alcoolique de potasse : une vive réaction va se manifester. Il se dégagera un gaz qu'on peut recueillir sur l'eau, et qui, au contact d'une bougie allumée, brûle avec luie flamme
bordée de vert. Ce gaz est l'éthyléne chloré. Il prend naissance er vertu de la réaction suivante :
CU-TJ-CH-Cl + KHO n= H^O + KCi + CH'-=CHC1
Chlorure d'éthylèae. Éthylène chloré.
Comme l'élhylène lui-même, l'éthyléne chloré possède la propriété de s'unir directement à 2 ntomes de chlore pour former U clilorure d'élhylène chloré, C-lPCl. Cl-, qu'on | eut aussi obtenii en taisant réagir le chlore sur le chlorure d'éthylène.
Le chlorure d'éthylène chloré se décompose, comme le chlorur< d'éthylène, sous l'influence de la polasse alcoolique. Il se form< de l'eau, du chlorure de potassium et de l'élhylène dichloré :
CMr>Cl-' + KlIO ^ II^O 4- KCI + ÇmKV-
Chlorure Éthylène
d'éthylène chloré. dichloré.
A son tour, l'éthyléne dichloré peut fixer 2 atomes de chlon pour former le chlorure d'éthylène dichloré.
Ces réactions ont permis la préparation de deux séries de corps chlorés, dérivant, l'une du chlorure d'éthylène, l'autre de l'éthyléne :