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CCI

iH^OH

Glycol.

Glycol èthylidéniquc

Hydrate de chloral.

Et de même que le glycol se forme par hydratation de l'oxyde

d'éthylène, le glycol èthylidéniquc devrait se former par hydrata^

tion de l'aldéhyde. L'aldéhyde s'échauffe, en effet, au contact de l'eau

et forme sans doute le glycol dont il s'agit, mais qui est trop peu

stable pour pouvoir être isolé. On a remarqué en général que tous

les corps qui renferment deux oxhydryles OH unis au même atome de

carbone perdent facilement une molécule d'eau. 11 en est ainsi de

l'hydrate de chloral qui n'est autre chose que le dérivé trichloré

du glycol èthylidéniquc. Ce dernier se résout plus facilement

encore en aldéhyde et en eau, mais ses dérivés méthylé et élhylé

sont stables et sont connus depuis fort longtemps sous le nom de

méthylal et d'acétal :

eu* CIF

«...ocip iu'OC*"*

^"-O.CU' ^"-O.C-ll»

Méthylal. Acé'al.

Nous ne décrirons ici que l'acétal

DIAMINES ÉTHYLÈNIQUES. 6C3

Acétal. — Ce corps a été découvcrl par Liebig. II existe dans les produits les plus volatils provenant de la distillation de l'esprit-devin. Il se fornae par synthèse lor-qu'oii chauFfe l'idcool avec de l'aldéliyde à 160° (page 569). On l'a aussi oblenu en faisant réagir l'éthylate de sodium sur l'éther monochloré (page 570) :

Cni<Q[.,jj5 -I- C^lI'.O.Na = ClNa + C*II<qJ*JJJ

On le rencontre aussi parmi les produits de l'oxydation de l'alcool.

Propriétés. — L'acétal est un liquide éihéré, doué d'une odeur agréable, presque insoluipJe dans l'eau. Sa densitéà 22°est = 0,82! . II bout à 104°. Le chlore le convertit en produits de substitution.

DIAMINES ETHYLENIQUES.

Ces bases résultent de la substitution d'un, de deux ou de trois groupes élhylène (C-Il*)* à deux atomes d'hydrogène, dans deux molécules d'ammoniaque.

Elles prennent naissance lorsqu'on fait réagir à la température ordinaire une solution alcoolique d'ammoniaque sur le bromure d'éthylène :

Cm^Br'- + 2AzH5 = C*H*(AzH^)S2HBr

Bromliydrale d'êtliylèite-diamino.

^ CH«-AzH* f rC'H*)"

Ellujlène-diamtne, ^i.jj,^^jj, = Az« | if

L'éthylène-diamine est une base liquide bouillant à 123".

Par l'action prolongée d'un excès de bromure d'éthylène, elle se convertit successivement en diéthylène-diamine et en triéllnjlène' diamine :

(cmr

Az' H*

Az* (cmy

Ih»

(cmr

Étbylùne-diamine.

Diélhylènc -diamine.

Triélliylènc-diam-ne

La diéthylène-diamine bout à 170» et la triéthylène-diamine à i210°. Elles sont liquides. Les diamines élhyléniques sont diacides, c'est-à-direqu'elles s'unissent à 2 molécules d'un acide monobasique, tel que l'acide chlorhydrique ou bromhydrique (A. W. Hofmann).

COi LEÇONS DE CHIMIE MODERNE.

ACIDE ISÉTHIONIQUE.

Cet acide, qui est connu depuis longtemps, serattaclie aux dérivés éthyléniques.

L'oxyde d'éthylène s'unit directement au bisulfite de sodium pour former de l'isélhionale sodique :

C^H*.0 + S0<|5'* =-. C^lK^J

SO^Na

Iséthionate sodique.

Le même sel prend naissance lorsqu'on chauffe la chlorhydrine éthylénique avec le sulfite neutre de sodium :

C'-UK^^ + SO'Na* = C*H<^^3j^^ + NaCl.

Voici un autre mode de formation de l'acide isélhionique. On fait passer des vapeurs d'anhydride sulfurique dans de l'alcool absolu ou dans de l'éther refroidi ; on ajoute au liquide 4 fois son volume d'eau, on fait bouillir pendant quelques heures, puis on neutralise par le carbonate de baryum. La liqueur filtrée renferme de l'iséthionate de baryum, lequel, exactement décomposé par l'acide sulfurique, fournit l'acide iséthionique.

L'acide isélhionique est un liquide très acide, mais qui se décompose lorsqu'on essaye de le priver entièrement d'eau. Ses sels sont très stables.

11 est isomérique avec l'acide éthylsulfurique. Soumis à l'action du perchlorure de phosphore, il se convertit en chlorure chloréthy [sulfureux :

C^-1I<^J, OK + "^^^^^^ ~ ^'"'^sÔ^ Cl + ^'^' + ^^' + 2PhOCls

Iséthionate Chlorure chlor

de potassium. éthjisulfurcux.

Ce dernier corps est un liquide bouillant à 120°, qui se décompose par l'action de l'eau à 100°, en acide chlorélhylsulfureux et en acide chlorhydrique :

G^«<skci -" ^^'^ = C^"<^SO^OH-fHCl

Acide chlorélhyl- Siiirnreux

PROPYLGLYCOLS. 005

TAURINE.

C»H'ArSO»

Ce corps important, que Gmelin avait retiré de la bile en 1824, se rattache à l'acide isétliionique : c'est l'acide amido-isélhionique. Il d-^rive de ce dernier acide par la substitution d'un groupe AzH* à un groupe (OH). On l'obtient par synthèse, en faisant réagir l'ammoniaque sur l'acide chloréthylsulfureuxou sur le chloréthylsulfite d'argent. Les formules suivantes indiquent les relations qui existent entre l'acide iséthionique,r;icide chlorélhylsulfureux et la taurine :

Pj„4^0ll fiju-'^I fiui^^zn*

^ " -so^.OH ^ " "SO^GH ^ " -so*.on

ACmc Acide chloréthyl- Taurine.

Isétiiioniquc. sulTuieux;

La taurine cristallise en gros prismes clinorhombiques transparents, brillants, très-solubles dans l'eau bouillante, peu solubles dans l'eau froide.

Lorsqu'on les chauffe, ils entrent en fusion et se décomposent à une température plus élevée.

Streckera obtenu un isomère de la taurine en chauffant l'iséthionate d'ammonium :

Isétlilonatc Isèlhiooamide.

d'ammouium.

PnOPYLGLYCOLS.

C'e«(OHj*

Le propylglycol normal (page 597) a été obtenu à l'aide du brolure de propyléne normal (page 591). On chauffe ce bromure, iéiayé dans l'acide acétique, avec de l'acétate d'argent . il se forme lu diacétate de propyléne C''H^(C-ll50-)- qu'on sépare par distillation et qu'on décompose par la potasse sèche, ajoutée en quantité îxaciement sufiisanle pour saturer l'acide acétique du diacétate.

Le propylglycol normal est un liquide incolore, sirupeux, bouillant à 216*, d'une densité de 1,0*>52 à 0". Il est miscible h l'or.si

606 LEÇOiSS DE CHIMIE MODERNE.

et à l'alcool en toutes proportions. Soumis à l'oxydation, il donne de l'acide hydracrylique (voir page 622; Géromont, Reboul).

Le propiilglycol ordinaire (page 597) a été oblenu avec le bromure de propylène ordinaire à l'aide du procédé que l'on vient d'indiquer. C'fsl un liquide incolore épais, d'une densité de 1,051 à 0°. Il bout de 188 à 189°, Etendu d'eau el mêlé avec du noir de platine, il attire l'oxygène et se convertit en acide lactique (page 615). (A. VVurlz.)

GLYCERINE

Cn'O» = CHVOH-CH.OH CH*.01I

La glycérine a été découverte par Sclieeleen 1799. Elle a été étudice par MM. Ghevreul, Pelouze et surtout par M. Bertlielot, qui a mis eu évidence son caractère d'alcool triatoniique.

MM. l'elouze et Gélis ont réalisé les preiuieis la formation artificielle d'un corps gras, en faisant passer un courant de gaz chlorhydriquc dans un mélange d'acide butyrique et de glycérine : il s'est formé de la bulyrine.

Préparation. — La glycérine s'obtient comme produit accessoire de la préparation de l'emplàlre simple (page 582). Cette préparation terminée, on décante l'eau qui surnage le savon plombique. Ou y fait passer un courant d'bydrogène sulfuré pour précipiter, à l'état de sulfure, quelques traces de plomb dissous, puis on évapore au bain-iuarie la liqueur tiltiée.La glycérine reste sous forme d'un liquide sirupeux incolore.

Elle s obtient en grand, dans les arts, comme produit accessoire de la fabrication des bougies sléariques.

Propriclés. — La glycériue est un liquide incolore. Sa consistance est sirupeuse, sa saveur sucrée. Sa densité à 15° est égale à 1,28. Elle se dissout en toutes proportions dans l'eau et dans l'alcool. Elle est presque insoluble dans l'éther. Chauflée brusquement, elle passe à la distillation de 275° à 280°. Elle distille aisément dans le vide.

La glycérine pure est crislallisable. Elle se solidifie au-des;ous de 0', mais la glycérine solide ne fond que vers -1- 7 ou 8°. (Gladstone.)

ETHERS DE LA GLYCERINE.

Soumise à l'action lenle de l'acide azotique étendu, la glycérine k se convertit en un acide triatomique qui a reçu le nom d'acide glyct^rique (Debus. Socoloff):

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