‹ Leçons élémentaires de chimie moderneChapitre 294 sur 386 · CH*.CI CI1«.CI · texte numérisé non relu

CH*.CI CI1«.CI

Ah^ -*- iici = c'ii.OH

CH'^ cil'. Cl

éi'ichlorhydrinc. a-Oichlorhydrine.

ÉTIIFRS CHLORllYDRIOrES DE LA GLYCÊRDIE. 609

C'est un liquide peu soluble dans l'i'an, doué d'une odeur éthérée, bouillnnt de 172 à 175*. Densité à 0°= i. 5855. Chauffée avec un grand excès d'acide iodliydrique, elle se convertit en iodure d'isopropyle CH'C-UI-CH'.

La ^-dicliloihydrine prend naissance par l'action du chlore sur l'alcool allylique ou par celle de l'acide hypochloreux sur le chlorure d'allyle :

Cfl» CH»

"e -1- nci = (ÎHCi èH»C! cH*a

Chlorure d'allylr. p-Dichlorhydrins.

Klle bout de 182 à 185*. Densité à 0"= 1,371. Par l'action de la potasse concentrée elle se convertit comme son isomère eu épichlorhydrine.

Triehlorhydrine. — En soumettant la dichlorhydrine à l'action du perchlornre de phosphore, on peut lui enlever le dernier reste OH et le remplacer par du chlore. On obtient ainsi la trichlorhydrine (Berthelot) :

(CI ., rci

'Cl

c»H»}ci + Phci» = L» Ici -H Phoa» -•- hq (oh |ci

Di'.hlorhTdrine. Perclilorure Trichlorbyd:iiic. Oiychlorure de pi.osphore. ' de phosphore

Trinttrog^lyeérine. — Lorsquon verse goutte à goutte de la glycérine dans un mélange d'acide sulfurique et d'acide azotique placé dans l'eau froide et qu'on ajoute ensuite de l'eau au mélange, il se précipite des gouttes oléagineuses de trinilroglycériney

CH^0(Az0*)-CH.0(A20=')-CH*.0(A20*).

C'e-U une huile jaunâtre, insoluble dans l'eau, qui détone avec une grande violence par le choc, par Taclion de la chaleur ou même spontanément.

Cette propriété l'a fait employer comme matière explosible; mais généralement on incorpore à la nitroglycérine des corps inertes, els que la silice très divisée. De semblables mélanges portent le fiom de dynamites.

Tribronihydrine OU Tribromnre d'allyle, C'H5Br'=CH*Br-

ilUBr-CIl-Br. — On obtient ce corps en ajoutant. 1.5 p. de brome à

610 LEÇONS Di: CHIMIE MODEME.

1 p. d'iodiire d";illyle refroidi. Il se si'pare de l'iode. Le liquide lave à la potasse est séché est distillé :

Cnm + 3Br = C--I15.Br' + I.

Le tribromure d'allyle cristallise en prismes incolores et brillants fusibles à 16°. Il bout à 219-220°:

Éthers de la gïjoirlne. — M. Dcrliiclot a obtenu un très-grand nombre d'élhers de la glycérine en chauffant directement ce corps avec des acides oxygénés de nature organique. L'action terminée (et elle est souvent fort lente), il sature l'excès d'acide avec de l'hydrate de calcium et extrait le corps gras neutre, c'est-à-dire l'éther de la glycérine, par Téther. Il a pu reconstituer ainsi, avec les acides et la glycérine, un certain nombre de corps gras naturels,

Épiolilorhydrinc. — Lorsqu'on traite la dichlorhydrine par d€ la potasse en solution concentrée, on lui enlève les éléments de Tacide chlorhydrique et on la convertit en épichlorhydrine(Berthelot); Clf-Cl CIF.Cl

cu.ci — ur.i = 'cHs,

cn^.OH eu--'

Epiclilorhydrine.

L'épichlorhydrine est un liquide mobile, doué d'une odeur éthéré* agréable. Sa densité est = l,194à 19°. Elle bouta H9°. Insoluble dans l'eau, elle se dissout en toutes proportions dans l'alcool et dans Tétlier. Lorsqu'on la chauffe longtemps avec de l'eau à 180°, elle se convertit en monochlorhydrine :

C'IlsClO + 11^0 = C'H'CIO^

Giycîdc. — La monochlorhydrine traitée par la baryte el l'éther anhydre pei'd de même les éléments de l'acide chlorhydrique et se convertit en glycide (llanriot) :

cu^.ci Œ\

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