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CORPS GRAS NATURELS

Les corps gras qu'on rencontre dans la nature sont des mélanges de glycen es, c'est-à-dire d'éihers de la glycérine. Il rés„l,e"°en effet, des travaux mémorables de M. Ci.evreul que, lorsqu'on soumet ces corps gras à un traitement méthodique par les difiérents

dtuÏT' "• ''T'"' '.'" ''''''' ^'^-^ principes nnmdl^ dont les p us répandus ont été nommés stéarine, pahniUne et oléine

gljclrinë : ' ''' "■'^téarique, tripalmitique, trioléique de la

Stear.ne. P3,„i,„,.. f^O. Ç^ H «0

Lorsqu'on soumet ces étiiers de la glycérine à l'action des alcalis de la chaux, de l'oxyde de plomb, en présence de l'eau et à la température de l'ébullition, ils se dédoublent, en absorbant les Céments de l'eau : la giyeérine et l'acide sont mis en liberlée dermer se combmant avec la base, forme un savon (voir )age 610). Ams. la stéarine, soumise à l'ébullition avec un lait de

&t fh'"";^'' '" 'u''''' "^^ ^^'^'""^ '' «" ^''vcér,ne, qu, evient hbre Loleme, chauffée avec de l'eau et de h lifh rge jlonne de l'oleale plombique et de la glycérine ! La plupart des corps gras naturels'sont des mélanges en proortons dnerses de ces principes, auxquels on a longtemps joute la margarine (page 582). '"oiemps

La stéarine, la margarine, la palmitine sont solides, .'oléine est qmde. Dans es graisses ce sont les principes solide. ,ui prédounent ; dans les Innies, c est l'oléine.

La stéarine s'extrait du suif. On dissout cette substance dans ' . er boudlant et l'on fait cristalliser. Après avoir exprimé le ^(aux on répète 1 opération un grand nombre de fois et Ton CeTfT^I ""^,f'^.^'^"^^ «'••^'«"isée en petites paillettes brilntes fusibles a 66 ,0, peu solubles dans l'alcool et dans l'éthe oïd, fres-solubles dans l'éther bouillant La ;,a/m///„e a été extraite, à l'aide "de l'alcool bouillant, de

tr desST Pr^'^"^.'^"^,^"^ soumise à une forte compression •tre des feuilles de papier buvard. Elle fond à 60». (Ileintz.)

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Voléine est le principe prédominant de l'huile d'olives, de l'huile d'amandes, dont il est difficile de la retirer à l'état de pureté. M. Berthelot a préparé la trioléine artiliciellement, en chaufl'anl la glycérine de 200° à S40° avec un grand excès d'acide oléique. La niasse obtenue est traitée par la chaux et l'éther; ce dernier dissout la trioléine et laisse de l'oléate de calcium. La solution élhérée, décolorée par le charbon animal, est mélangée avec 8 fois son volume d'alcool, qui précipite la trioléine. Desséchée dans le vide, celle-ci se présente sous forme d'une huile qui se solidifie à + 10°. Sa densité est comprise entre 0,90 et 0,92. Elle est insoluble dans l'eau est fort peu soluble dans l'alcool.

Mise en contact avec l'azotate rnercureux ou le peroxyde d'azote (acide hypoazotique), l'oléine se convertit en un corps gras solide, cristallin, fusible à 32°, auquel M. Boudet a donné le nom d'élaïdine.

llnîles crasses et huiles siccatives. — Les huiles d'olives, d'amandes douces, de navette, de faines, de noisettes, acquièrent une saveur acre et une odeur désagréable lorsqu'elles sont longtemps exposées à l'air, mais elles ne se solidifient pas. On les nomme huiles grasses ou non siccatives.

L'huile d'olives est le type de ces huiles. On l'extrait par exprès sion des olives écrasées. Elle est d'un jaune verdâlre ; sa saveur est douce et agréable; elle est sans odeur. A quelques degrés audessus de 0°, elle se prend en une masse solide. Agitée avec une solution d'azotate mercureux, elle se solidifie, l'oléine qu'elle renferme se lrans!'« ; niant en élaïdine. Au contact de l'air, elle rancit.

Lorsqu on expose à l'air d'autros huiles, commes celles de lin. de noix, de chènevis, d'oeillette, de ricm, elles s'épaississent et finis sent par se convertir en masses transparentes, jaunes, un peui élastiques, sortes de vernis mous. Ces dernières huiles sont désignées sous le nom de siccatives. Elles sont employées pour la préparation des vernis et des couleurs à l'huile.

Au reste, les changements qu'éprouvent les huiles au contact fl'^' l'air sont dus à une absorption d'oxygène et sont accompagi d'un dégagement plus ou moins notable de gaz carbonique. :

Tout le monde connaît l'usage que l'on fait des corps gra.'j naturels dans les arts et dans l'économie domestique. Parmi !■ applications industrielles, nous nous bornons à mentionn l'emploi du suif et de l'huile de palme, pour la fabrication de bougies ; celui de quelques huiles, pour la fabrication des savons

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