‹ Leçons élémentaires de chimie moderneChapitre 375 sur 386 · CU^OU · texte numérisé non relu

CU^OU

CU«-CO*H

Acide éthylènolactiquo.

Acide tropique.

Il se présente en cristaux fins, fusibles à H 7°. Par une longue ébuUition avec l'acide chlorhydrique ou l'e^u de baryte, il perd

THÉOBROMINE. 797

une molécule d'eau et se convertit en acide atropique C^H^O* qui est un isomère de l'acide cinnaraique (page 765) :

CU(C6H») CHâ

CH (l^CsHs)

éo^H CO*H

Adde cinuamique. Acide atropique.

L'acide tropique peut s'unir à l'atropine pour former un véritable sel. Chauflé pendant longtemps avec l'acide chlorhydrique faible, ce sel perd les éléments de l'eau et reconstitue l'atropine :

CsH'SAzO.CsH'oO^ — H^O = C"H«AzO-

Tropate de tropine. Atropine.

Cette synthèse partielle de l'atropine a été effectuée par M. Ladenburg.

L'atropine est un violent poison.

On emploie en médecine la solution du sulfate dalropine. Une seule goutte d'une solution, même étendue, de ce sel produit la dilatation de la pupille.

PD'ÉRLNE.

C*'H'»AzO»

Cet alcaloïde se rencontre dans différentes espèces de poivre, particulièrement dans le poivre noir, d'où l'on peut l'extraire à l'aide de l'alcool. Il cristallise en prismes quadrilatères fusibles à 100% très solubles dans l'alcool et dans l'éther, insolubles dans l'eau. Sa réaction est neutre. Ses sels sont peu dèlinis. L'acide sulfurique le dissout en le colorant en rouge foncé. Distillée avec de la chaux sodée, la pipérine fournit la pipéndine, CH'iAz, alcaloïde liquide volatil, bouillant à 106°, et qui constitue une base secondaire C5U«o-AzlI.

TUÉODROMINE.

La théobromine est l'alcaloïde qui existe dans les fèves de cacao {Theobroma Cacao). Pour la préparer on épuise par l'eau le cacao

concassé et l'on précipite l'extrait aqueux par l'acétate de plomb. On sépare le précipité par le filtre, on débarrasse la liqueur filtrée de l'excès de plomb, par un courant d'hydrogène sulfuré, on filtre de nouveau et l'on évapore à siccité. Enfin on épuise le résidu par l'alcool absolu et l'on concentre la solution alcoolique. La théobromine cristallise. Elle se présente sous forme d'une poudre cristalline, d'iiée d'une saveur amère, peu soluble dans l'alcool et dansTéther. Elle peut être sublimée. Elle est soluble dans l'ammoniaque.

CAFÉINE OU THÉINE.

La caféine a été extraite du café en 1821 par Pelletier et Caventou, Robiquet etRunge. Liebig, Pfaff et Wœhler en ont établi a composition. On l'a rencontrée dans le café, le thé, le thé du Paraguay (feuille de l'Ilex Paraguayensis) et le guarana (fruits du Paullinia sorbilis). Ce dernier produit en renferme 5 pour 100. La caféine est la méthylthéobromine.

Préparation. — On retire ordinairement la caféine ou théine du thé. Pour cela on épuise à plusieurs reprises la poudre de thé par l'alcool (roid, on précipite la teinture par le sous-acétate de plomb, on filtre, on dirige dans la liqueur filtrée un courant d'hydrogène sulfuré, pour la débarrasser de l'excès de plomb. On la réduit ensuite par l'évaporation au quart de son volume et, après l'avoir neutralisée par la potasse, on l'abandonne à la cristallisation, (llerzog.)

Propriétés. — La caféine forme de longues aiguilles soyeuses, incolores, légères. Elle perd son eau de cristallisation à 100°. Elle fond à 225° et se sublime sans altération à une température plus élevée. Elle est peu soluble dans l'eau froide et se dissout aisément dans l'eau bouill;mte et dans l'alcool. Elle est très-peu soluble dans l'éther. Elle forme avec les acides des combinaisons définies.

Soumise à l'ébuUition avec la potasse concentrée, la caféine dégage de la méthylamine. Chauffée avec l'eau de baryte, elle se dédouble en gaz carbonique et en caféidine, C'H*-Az*0, base soluble dans l'eau, et qui donne, entre autres produits, de la sarcosine, par une ébullilion prolongée avec l'eau. Par l'aclion de l'eau de chlore ou de l'acide azotique, la caféine donne de la méthylamine, du chlorure de cyanogène et un acide C*-I1 '•'.'* z*0' que

MATIÈRES ALBUMI>OlDES. TOT.

Rochleder a nommé amalique et qui possède la composition de la tctramcthxjle-alloxanline, C*(CIl'')*Az*0''. Cette réaction établit une relation entre la caféine et le groupe urique.

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