‹ Leçons élémentaires de numismatique romaineChapitre 58 sur 70 · C. CORNELIA-SVPERA · texte numérisé non relu

C. CORNELIA-SVPERA

n'est connue que par les seules médailles, mais vraisemblablement épouse d'Emilien.

DEGRÉ

de

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VALÉRIEN ( Publius-Licinius- Valerianus ), d'une famille illustre , est élevé au trône par l'armée de Rhétie et reconnu par le sénat, l'an 253 de notre ère; est pris par les Perses , vers l an 260 ; meurt dans leurs fers.

fIMP. c. p. Lie. VALERIANVS. P. F. AVG. (Sa tête \ laurée). ( ^

1 FELICITAS. AVGG. se. ( Femme debout, tenant! l un caducée et une corne d'abondance). ^

[iMP. c. P. Lie. VALERIANVS. P. F. AVG. ( Sa tête \

G.B.J laurée). I ^

I VICTORIA. AVGG. SC. (Victoirc ailée , tenant ai \ la main une couronne). * " y

CiMP. C. P. Lie. VALERIANVS. P. F. AVG. (Sa tCtC'

G.B7 laurée). i G

f viRTvs. AVGG. SC. ( Figure militaire debout).

Presque tous les antiquaires supposaient que cette princesse avait été la femme de Valérien jeune; mais Eckhel se fondant sur deux médailles de Coriie/ia-Siipera , l'une grecque de Aegae en Cilicie, l'autre de la colonie de Parium en Mysie, dont les époques et les revers se retrouvaient exactement sur des médailles à'Emilien , n'a pas hésité à en conclure que ce dernier devait être l'époux de V auguste inconnue. Cette opinion a maintenant prévalu.

Reconnaissons donc encore une fois , combien les diverses branches de la nirmismatique se prêtent mutuellement des secours, et combien il est désavantageux d'en cultiver exclusivement une seule.

Nous venons déjà d'observer qu'en s'éloignant du Haut-Empire les médailles présentent moius d'intérêt sous les rapports historiques. Effectivement, à l'époque où nous sommes parenus, les revers n'ofrent presque plus que des sujets banaux de vœux ou de flatteries qui contrastrent bien singub'èremr'nt avec les malhems de toute espèce , qui dans ces mêmes temps désolaient l'empire.

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DEGRE

MARINIANA, ...t..

seconde épouse de - Valiéren • meurt vraisemblablement au commencement du règne de celui-ci.

p rj j Div^. MARiNiANiE. AVG. ( Sa tête voiléc ).

I COjSSfiCRATio. se. (Paon faisant la roue). |

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GALLIEN (yPuhlius-Licinius'E^natius - Gallienus ) , fils de Valêrien et d'une première épouse nommée probablement Galliena ; est associé à lempire par son père , l'an 253; après un règne très-malheureux, asssiégeant Milan , où le tyran Auréole s'était renfermé , il est assassiné l'an 268 de notre ère.

iIMP. C. P. Lie. GALLIENVS, P. F. AVG. ( Sa tête laurée). I P

APOLiNi. CONSERVAT. SC. ( Apollon , dcbout ). (

/iMP. c. p. Lie. GALLiENVS. AVG. ( Sa tête lau-,

G.B. '^^> le

I VICTORIA. AVG. SC. ( Victoirc ailée, tenant/ \ palme et couronne). |

REMARQUES

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Quoiffue plusieurs auteurs moderues paralsseut convaincus que Mariniana, captive des Perses ainsi que son époux, mourut dans leurs fers, après avoir épr juvé les mêmes indignes traitemens de ces barbares, nous énonçons, d'après Eckhel, une autre opinion, attendu qu'une médaille de la colonie de Fiminacium (dans la Mœsie supérieure), portant la date de l'an de Rome 1007, représente cette princesse comme déjà mise au i-ang des dieux.

Depuis la bataille d' Acdum , et Auguste, et ses successeurs avaient toujours honoré particulièrement Apollon , dont le temple dominait la plage où eut lieu le combat. Son image et son nom avaient figuré fréquemment sur les monnaies romaines. Dans les temps où le paganisme était prêt d'expirer, ses divinités étaient plus que jamais invoquées par les empereurs qui tentaient de s'opposer à sa chute. Mais Apollon surtout, comme dieu de la médecine, devait recevoir leurs hommages dans ces temps malheureux où la peste achevait de dépeupler l'empire.

DEGRE

GALLIEN. a^

BARETE.

IMP. C. P. Lie. GALLIENVS. P. F. AVG. ( S.l tête

G.B.I laurée). ( ^

IvoTis. DECENNALiBvs. SG. (En inscriptioiî dans une couronne).

iGENivs. p. R. ( Tète radiée de Gallien , sur- , montée du Modius). i ... 1 '

I iNT, VRB. se. ( En inscription dans une cou- /

; ronne ). |

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s ALONINE ( Julia- Cornelia- Salonina- Chrjsogone) , épouse de Gallien, remarquable par sa beauté , sa sagesse et son savoir; est assassinée avec son époux).

^ CORNELIA. SALONINA. AVG. ( Sa tête ). -j

G.B,/ivNo. REGiNA. SG. ( Junon, voilée, tenant une V Jl (, patère et une haste ). J

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24 1 REMARQUES

Cette dernière médaille, quoique n'offrant point le nom de Gallien, doit cependant lui appartenir , puisque , sous Temblème de Serapis, on reconnaît évidemment ses traits. Elle fut sans doute frappée à l'occasion d'un retour de l'empereur dans la capitale. La légende ge- Nivs. •eopiili. Komani. inTra. vRBem. parait l'expliquer d'une manière aassi neuve que flatteuse pour le prince. y

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Les noms de Julie et de Chrjsogone ne se trouvent que sur des médailles grecques.

SALONINVS ( Publius-Licinius- Cornélius - Saloninus - Valerianus ) , fils de Gallicn et de Salonine ; créé caesar par Valérien , son aïeul , l'an 253; envoyé dans les Gaules par Gallicn , son père ; est assassiné à Cologne par ordre de Posfiime^ on aSg.

Lie. COR. SAL. VALERIANVS. N. CES. ( Sa tête

nue).

M-B. 'pRiNcipi. ivvENTVTis. se. ( Salonin , debout, ' i tenant un globe et la haste, et ayant à sesl \ pieds une petite figure assise).

p v) (divo. c/Es. vALERiANo. ( Sa tête nue). )

coNSECRAxio. SG. ( Bûchcr ). j

DEGRE de

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VALERIEN le jeune , fils de Falerien Z^'' et de Mariniana , périt avec Gailien son frère , sous les murs de Milan , âgé d'environ trente ans.

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RKMAllQUES.

PeucLiut loug-tenips, les autiquaiies iaJuits par l'assertioa da seul Trebelliiis-Pollio , et surtout par la variété des noms (jui sont donnés à saloninvs sur ses médailles, u'avaieat pu croire qu'elles appartinssent au même prince : ils lui en laissaient bien le plus grand nombre; mais, d'après quelques différences dans la légende, ils attribuaient les autrfs au jeune vALÉRtEN, second Jils de l'empereur Valérien et de Muriniaiia. Cependant ils ne pouvaient s'accorder sar les distinctions et le classement, et les médailles qui réunissaient les noms divers, les jetaient dans de nouvelles incertitudes, augmentées par Id ressemblance des têtes.

Eckliel, le premier, a osé rejeter l'ancienne opinion, et il a prouvé d'une manière très-plausible : 1° que le llls de Mariniana n'avait jamais obtenu, ni le titre de ccesar, ni celui d'auguste , ni l'honneur ' de figurer sur la monnaie; 1" que toutes les combinaisons de noms , de titres et de dates offertes par les médailles en question , pouvaient et devaient convenir auiils de GaUien, au seul sa.lominvs.

Ce sentiment d' Eckliel paraît avoir été généralement adopté : mai^ il reste une difilculté. Pourquoi quelques médailles d'argent donnentelles le titre d auguste à Salonin qui, à sa mort même, ne porta légalement que le litre de ccesar, ainsi que le prouve notre 2'' médaille?

Pour contester au jeune T'alérien tout droit aux honneurs de la souveraineté, Eckhel se fonde , i» sur le silence de tous les autres bis. toriens; 2° sur les contradictions de Trebelliiis-PoUio ; 3° sur l'absence de toute monnaie qui , présentant les traits d'un homme de son âge, ou toute autre caractéristique, puisse réellement lui appartenir; 40 sur les médailles mêmes de GaUien , qui prouvent que ce prince, après la mort de Valérien , n'eut point de collègues , attendu que , dans la légende des revers des dernières années , l'épithète avg. n'est plus au pluriel; S";, etc.

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POSTUME {Marcus-Cassianus- Latmius - Postamus) ^ préfet des Gaules j y prend la pourpre vers l'an aSS de notre ère; fait périr Saloniiius à Cologne ; après un règne brillant, qui le fait considérer comme le plus illustre des trente tyrans, il est assassiné par ses soldats vers l'an aO'j.

DEGRE

IMP. C. M. CASS. LAT. POSTVMVS. P. F. AVG

Sa

p p I tête radiée ). \ „

tp. M. TR. p. COS. II. p. p. se. (Figure militaire! debout, ayant à ses pieds un captif. ;

i I3IP. c. POSTVMVs. p. F. AVG. ( Sa tête laurée ). ç j> /FELICITAS. AVG. ( Tiophée militaire , au bas \ (] duquel deux captifs assis et enchaînés).

^ f viRTVS. posTVMi. AVG. (Sa tête casquée). l ^^

(LAETITIA. AVG. ( Galère avcc dcs rameurs). j

^IMP. c. M. CASS. LAT. POSTViMVS. P. F. AVG. (Sa

tête radiée).

b. 13. Jherc. devsonîensi. (Hercule, debout, tenant} ii de la droite sa massue , et de la gauche ' un arc ).

REMARQUES

l'ostume ne fut jamais reconnu par le sénat de Rome, parce qu'il n'étendit pas son pouvoir sur Tltalie. Néanmoins, il affecta de se parer de tous les titres ordinaires des empereurs légitimes; peut-être même se créa-t-il un simulacre de sénat , car il fit mettre la marque sénatoriale SC sur plusieurs de ses monnaies de bronze, mais non sur la plupart. Ses médailles nous présentent sa tète ordinairement radiée, f(uelquefois cependant latirée , plus rAiexatut casquée.

Au reste , beaucoup de monnaies de ce prince ou de ce tyran , comme on voudra l'appeler , paraissent avoir été, non pas frappées, mais coulées. D'autres, évidemment refrappées, conservent Tempreinte d'empereurs ou d'impératrices qui avaient précédé ; ce qui prouve qu'il fit rebattre avec précipitation , et à son effigie, une partie de la monnaie en circulation.

Hercule était particulièrement honoré dans la (-iaule ; et Postume afl'ectait beaucoup de dévotion pour cette divinité nationale. Le surnom dont fait mention notre dernière médaille venait d'un temple fameux , situé, à ce que l'on n oit , sur la rive gauche du Rhin , vis-àvis Cologne.

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TETRICVS fils ( C.-Pius-Emvius- Tetricus) , fils du oouverneur de F Aquitaine, à qui le sceptre des Gaules lut déféré après la mort de Postume et de Victorin ; est créé caesar par son père vers l'an 268 : il règne avec lui , et avec lui se soumet à Aureiien , l'an 273 de notre ère.

^'c. pivs. Esvvivs. TETRICVS. CyES, (Sa tète nue). JETERNiTAs. AVGG. (Apollou OU le Soleil dans , î vm quadrige , élevant la droite vers un globe qui paraît en l'air , et tenant de la gauche un sceptre ou un fouet, f oy. îa ■^- %.9)-

Nous ne saurions mieux terminer notre catalogue que par cette belle médaille, que nous devrions plutôt appeler inédaillon, attendu que, depuis le règne de Postume, il ne se frappa plus de monnaies ordinaires de gi-and bronze.

Il a été trouvé depuis peu sur les bords du Rhône, à Andancettc ( l'ancienne FigUnce ^ station romaine entre Valence et Vienne).

DEGRÉ

Les antiquaire» n'étaient point d'accord sur les uoins des deux Tétriciis. Les dilTcrenles abréviations qui se uioutruieut sur leurs médailles (d'ailleurs si comuiunes , mais toutes de petit module) avaient donné lieu à plusieurs combinaisons que notre médaillon peut servir à reclilier , quoique malLeureusement deux ou trois lettres de la légende soient asser. altérées pour qu'on ne puisse opposer quelques doutes à notre manière de les lire.

Le travail , du reste , c j est très-beau , et contraste singulièrement avec celui de la plupart des petits bronzes des deux Tetricus. Cependant, ce beau travail se retrouve aussi dans leurs médailles d'o/, et même daus quelques-unes de petit bronze; et, par conséquent, il ne peut faire naitre aucun soupçon contre l'authenticité de notre médaiUou, qui est de tout point incontestable.

Le revers offre un type et uue légende dont on trouve, sous d'autres règnes, plusieurs exemples. Le soleil était le symbole de VÉtertiité ; et , quoique cet astre fût proprement cinblèmc de l'éternité de l'empire, tandis que l'éternité souhaitée aux empereurs ou à leurs famdles était ordinairement désignée par Vé/éphiuii , \e phénix, ou de toute autre manière encore; cependant, cette distinction délicate n'était pas toujours observée , surtout dans les derniers temps.

Enfin, pour dernière observation, nous remarquerons que, quoique Tetricus fils ne fût que cœsar, il suffisait de la dii^niié du père, pour qu'on se servît de l'épithèle a.vgg , afin de désigner la famille impériale.

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