UC
Anatina, Lamarck.
(. Anas , canard.)
Coquille très-mince, le plus souvent transparente, Iransverse, bâillante postérieurement. Charnière composée d’une dent élargie
subéquivalvc, en cuillcron,
saillante intérieurement sur chaque valve et recevant le ligament; une lame obli que sous les dents cardinales.
Fio. 531. Anatino subrostrée.
Charnière de la même, grossie.
Fig. 534.
Fig. 553.
Animal peu connu.
Les Anatines vivent dans les mers d’Europe, celles des grandes Indes, et 1 on en a trouvé à la Nouvelle-Hollande. Le nom d’Anatine a été donné à ces coquilles à cause de leur forme, qui, avec un peu de bonne volonté, représente un bec de canard. Les coquilles de ce genre sont brillantes et ont des rellets nacrés.
3' GENRE, i^ei'tpfoiue. Periplomu, Schumacker.
(tUpi, autour ; ttX cjj.a, eau trouble.)
Coquille ovale, nacrée, très-inéquivalve et très-incqui latérale ; le côté postérieur court, subtronqué et à peine bâillant ; la charnière ayant sur chaque valve un euilleron étroit, oblique, formant avec le bord supérieur une profonde échancrure, dans laquelle est enclavé un petit osselet triangulaire qui adhère par une partie du ligament; impression musculaire antérieure très-étroite et submarginale, la postérieure très-petite et arron-
i> « . , . . , . Fig. 535. Pôriplome trapézoïde Fig. 556.
die. Impressions musculaires inégalés;
impression palléale avec une échancrure peu profonde. Ce genre a été établi aux dépens du précédent; on n’en connaît encore qu’une espèce, décrite par Lamarck sous le nom d Anatine trapézoïde. Les Périplomes se plaisent dans les eaux vaseuses.
T0 GENRE. C Lnacie. Thracia , Leach.
(Thrace.)
Coquille mince, fragile, le plus souventcouvcrte d’un épiderme, ovale, oblongue, subcquilatérale, inéquivalve, un peu bilillantc aux extrémités ; charnière ayant sur
HISTOIRE NATURELLE, chaque valve un cuilleron plus ou moins grand, horizontal, recevant un ligament
Fig. 537.
Charnière de la Thracie corbuloïdc.
Fio. 538.
interne dont le côté postérieur donne attache à un osselet qu’il retient fortement. Impression musculaire antérieure étroite, réunie à la postérieure, petite etarrondie,
Fig. 559. Thracie corbuloïde. Fig. 540. Animal de la Thracie corbuloTde.
par une impression palléale profondément échancrée postérieurement. La valve droite plus homhée et plus grande que la gauche.
Animal ovoïde, épais, enveloppé d’un manteau très-mince et transparent. Bords renflés, lobés et réunis dans presque toute la circonférence, de manière à n’offrir que trois ouvertures : la première au tiers antérieur pour le passage du pied, et les deux autres pour le passage de deux tubes inégaux, longs, destinés à apporter l’eau aux branchies.
Les espèces de ce genre vivent dans les mers d’Europe et d’Afrique ; elles sont peu nombreuses et d’un blanc fauve. On en trouve de fossiles à Bordeaux et en Sicile.
S6 GENRE. (Jloii/aluieCEe. Anatinello., Sowerby. (Diminutif d’Anatine.)
Fin. 541. Analinelledc Sibbabi.
Coquille équivalve, subéquilatérale, ovale, transverse, mince et subnacrée intérieurement. Charnière composée d’une fossette oblongue en cuilleron , faisant saillie sur la cavité omboniale, et placée entre deux petites dents cardinales. Dents latérales milles. Impressions musculaires inégales, impression palléale simple sans sinus.
Le ligament intérieur fixé dans les fossettes cardinales.
HISTOIRE naturelle.
Ge GENRE, ©jl-codamte. Osteodesma , Deshayes. (Octtsov, os ; ^Eajj.0?, lien.)
Coquille oblonguc, transverse, trigone, mince, fragile, nacrée, inéquivalve, un peu bâillante à ses extrémités. Charnière linéaire ayant sur chaque valve un cuilleron très-étroit , accolé profondément le long du bord supérieur ou dorsal des
valves; un osselet quadrangulaire maintenu entre les cuillerons par le ligament, auquel il adhère par toute sa face supérieure. Impressions musculaires très-petites, l’antérieure allongée, la postérieure arrondie. Impression palléale éehanerée postérieurement. Animal non décrit. Les espèces de ce genre habitent les mers du Nord et la Manche.
7e GENRE. cjUtayocaitte. Myochama, Stutchbury.
(Mye-ct Came.) j
Coquille mince, inéquivalve, irrégulière, adhérente par une valve. Deux dents écartées, avec une petite fossette trigone intermédiaire sur chaque valve. Un petit appendice testacé maintenu par un ligament. La valve adhérente aplatie, la valve libre convexe et couverte de
côtes ou de sillons rayonnants. Deux FiG. 545. My0came anomoide. Fig. S46. impressions musculaires distantes, arrondies, et réunies par l’impression palléale. Ligament mince, externe.
Animal non décrit.
Ce genre, très-voisin du précédent et établi par M. Stutchbury, est considéré comme intermediaire entre les Myes et les Cames.
DEUXIÈME SECTION. — DIMYAIRES TÉNUIPÈDES.
-I,^ied des ^‘“'lusques de celle section est petit et comprimé. Le manteau n'a
il exisfP^Ti^ î* USSGS °)0S rtnmis en avant> et ,e bâillement de la coquille, quand
existe, est le plus souvent peu considérable. ^
ligament ““"‘iri’'*’ ** W>‘ ,c «8*™»»* “•««« avec ou sans
COL,.™) ' COrIU,llu é<l"l,alve (“‘«RACÉS) on inéquivalve (Con-
L“ aU,r“ n’°nl ,|u un li8amc,‘l «lécieuc. La coquille est perforante et plus ou
moins bâillante au côld antérieur (Litiiophages); elle est bâillante aux extrémités latérales, et présente deux dents cardinales au plus sur la môme valve, et les nymphes sont généralement saillantes au dehors (Nymphacés).
PREMIÈRE FAMILLE
vacwaceJ.
Cette famille a été établie par Lamarck pour réunir des coquilles bivalves régulières, bâillantes ou non , dont le caractère principal consiste dans la présence d’un gros ligament interne inséré dans une fossette cardinale triangulaire sur chaque valve.
Le nom deMaetracés, donné aux coquilles de cette famille, vient du mol latin mactra , qui veut dire pétrin, grande caisse de bois employée par les boulangers pour pétrir la pâte. On employait autrefois une valve de cette coquille pour râcler le pétrin et ramasser la pâte qui y restait adhérente. Ce nom, comme on le voit, n’est pas très-significatif, puisqu’il ne s’applique pas rigoureusement à l’objet qu’il doit rappeler; mais l’usage l’a consacré. C’est Bonanni qui, le premier, l’a employé pour désigner une coquille très-éloignée du genre Mactre, que Lamarck a choisie comme le type de la famille qui nous occupe.
Toutes les coquilles de cette famille, réunies par le même caractère (un ligament interne inséré dans une fossette cardinale triangulaire sur chaque valve), présentent quelques caractères particuliers qui ont nécessité plusieurs divisions. En effet, les unes ont un ligament intérieur unique, les autres ont de plus un ligament externe. Parmi les premières, quelques-unes sont bâillantes, les autres ont les valves closes.
Toutes les coquilles de cette famille sont marines; on en trouve cependant quelques-unes à l'embouchure des fleuves, et les côtes de France en fournissent plusieurs,
1er GENRE. £ iibuxvcc- Lut f aria, Lamarck.
( Lutum , vase.)
Coquille équivalve, inéquilatérale, transverse, oblongue ou ovale, bâillante aux extrémités latérales; crochets peu protubérants, Charnière composée sur la valve droite d’une dent triangulaire, relevée, un peu creusée inférieurement de la base au sommet, et placée à la droite d’une large fossette allongée, triangulaire, oblique, faisant saillie et couvrant une partie de la cavité omboniale. La valve gauche ne
Fig. 54". Chanlcie Je la Lulraire elliptique. Fig. 5-4S.
diffère de la valve droite que par la forme de la dent qui, au lieu d’être pleine, est ■creuse, en V .renversé, et reçoit dans l’écartement de ses branches la dent de la valve opposée. Dents latérales nulles; mais le bord cardinal interne forme, dans les deux valves, un bourrelet qui se prolonge jusqu aux impressions musculaiies,
histoire naturelle.
qui sont profondes et assez distantes. L'impression palléale forme un large sinus. Le lieament'est intérieur, fort, et fixé dans les fossettes cardinales.
L’animal fait sortir par le côte postérieur, qui est le plus ouvert, deuv sip 10 s,
et par le côté opposé un pied petit et comprimé. . . ,,
Les Lutraires, comme leur nom l’indique, vivent enfoncées dans la vase bouclai re des fleuves. Leur coquille est ordinairement blanche recouvei te en c.- Jiors d’un épiderme mince, verdâtre, qui s’enlève facilement. Voyez (.g. 460.)
Lamarck a établi deux divisions dans ce genre, l’une pour les especes tiansvusalement oblongues, et l’autre pour les espèces orbiculaires ou subtngones.
2° GENRE. ^uiiutiqi'C. Cumingia , Sowerhy.
(i Cuming , naturaliste voyageur.)
Coquille équivalve, inéquilatérale ; charnière composée nale unique, et d’une fossette allongée, faisant saillie audessus de la cavité omboniale dans chaque valve. Dents latérales, une de chaque côté de la charnière dans la valve gauche ; point dans la droite.
Impressions musculaires irrégulières; impression palléale formant un large sinus.
Ligament interne fixé dans la fossette cardinale.
Les espèces de ce genre ont été trouvées dans le sable et dans les fissures des rochers des mers des tropiques.
d’une petite dent cardi-
Fig. 549. Cuininiric mutique.
5e GENRE. cJUlDcvctte. Mactra , Lamarck.
[Mactra, pétrin.)
Coquille équivalve, inéquilatérale, subtrigone, un peu bâillante à 1 extrémité
l io. SiO. Charnière ilu lu Mactre géante. Fio. S51. Fio. 553. -protlt do la mêmc.
postérieure et vers la base antérieure. Crocheta protubérants. Sur chaque valve, une dent cai (finale assez relevée, triangulaire, bifide, en V renversé et contiguë à
I5i HISTOIRE NATURELLE.
une large fossette triangulaire, faisant saillie sur la cavité omboniale. Dents latérales lamelleuses, simples sur la valve droite, doubles sur la gauche. Ligament intérieur inséré dans la fossette cardinale. Impressions musculaires larges et lisses. Impression palléale formant un sinus.
L’animal fait sortir par Je côté postérieur deux siphons, et par l’antérieur un pied musculeux et comprimé. (Fig. 386.) 1
LesMactres diffèrent des Lutraires moins par leur forme généralement subtrigone que par la présence de dents latérales plus ou moins développées. Les Mactres sont aussi moins bâillantes que les lutraires.
Les especes de Mactres sont très-nombreuses et se trouvent dans presque toutes les mers. Elles vivent enfoncées dans le sable à peu de distance de l’embouchure ;es rivières. Leur coquille est généralement lisse et polie, quoique couverte d’un epiderme très-faible. Quelques-unes sont assez vivement colorées. L’épaisseur du test varie beaucoup; les unes sont assez épaisses, les autres très-minces.
Les Mactres fossiles sont peu nombreuses; on les rencontre dans les couches postérieures à la craie, dans un assez grand nombre de localités, aux environs de Paris,
à Grignon , Bordeaux , dans le Plaisantin , et, en Angleterre, dans le comté de Suffolk.
4e GENRE. (CuxtMcxteCPe/. Crassatella, Lamarck.
( Crassus , épais.)
Coquille assez épaisse, équivalve, inéquilatérale, suborbiculaire ou transverse, non bâillante. Charnière formée, sur chaque valve, de deux dents cardinales subdiveigentes, un peu chagrinées, et d’une fossette triangulaire faisant saillie audessus de la cavité omboniale. Deux latérales rudimentaires ou nulles. Impres-
Fig. 554. Charnière de la Crassalelle. Fio. 555. Crassatelle de King.
sions musculaires assez profondes; impression palléale sans sinus. Le ligament est antérieur et fixé dans les fossettes cardinales, qui sont en arrière des dents.
Les Crassatelles vivantes se trouvent dans l’Océan Austral, la Nouvelle-Hollande ; on en connaît une espèce des Antilles et deux des mers d’Afrique. Quelques espèces sont très- rares et d’un prix élevé.
Les espèces fossiles se rencontrent en assez grand nombre, mais seulement dans les couches qui sont au-dessus de la craie , aux environs de Paris , à Grignon, Bordeaux, etc.
5e GENRE. Rangia, Desmoulins.
(Rang, nom d’un officier de marine, naturaliste.)
Coquille subovale , équivalvc , inéquilatérale, couverte d’un épiderme olivâtre excorié près des crochets ; charnière avec une dent cardinale unique sur chaque valve (celle de la valve droite divisée jusqu'à sa hase, celle de la valve gauche fendue au sommet) et deux dents latérales. Ligament intérieur. Impression du manteau formant un sinus. Intérieur d’un blanc brillant de porcelaine.
Fig. 556. Rangie cyréno'ide. Fig. 557.
On trouve les coquilles de ce genre dans les eaux de la Nouvelle-Orléans et de la Floride occidentale.
0e GENRE. Cnnyciitc. Erycina , Lamarck.
(Surnom de Vénus.)
Coquille ovale ou triangulaire transverse, subinéquilatérale, équivalve, rarement brillante; charnière composée d’une fossette triangulaire séparant deux dents cardinales divergentes sur chaque valve, et de deux dents latérales oblongues, comprimées et courtes. Ligament intérieur fixé dans les fossettes cardinales. Impressions musculaires distinctes ; impression palléale présentant une légère échancrure.
Fig. 558. Érycine cardioïde. Fig. 559. Fig. 560. Charnière.
Ce genre, qui ne comprend qu'une seule espèce vivante de la Nouvelle-Hollande, est peu nombreux en espèces fossiles. Ces dernières se rencontrent dans les couches du calcaire grossier coquillier aux environs de Paris, à Grignon et à Pâmes.
7e GENRE. OiujuCiuc/. Ungulina , Daudin.
( Unguia , ongle )
Coquille équivalvc , suborbiculairc , subéquilatérale, à valves closes. Crochets excoriés. Une dent cardinale courte et subbitide dans chaque valve, et à côté une fossette oblongue, marginale , divisée en deux par un étranglement. Ligament intérieur s’insérant dans les fossettes. Les Ongulines sont rares et recherchées dans les collections ; on les trouve dans les mers d’Afrique ; ou n’en connaît que deux espèces, encore est-on dans le doute si les légères dif— Fig. 56i. Onguiine allongée, iéreuces qu’elles présentent suflisent pour les séparer.
8e GENRE, cilf) in p I? ri) eo ut e . Amphidesma , Lamarck.
(Au.cpw, deux; ligament.)
Coquille transverse, inéquilatérale, subovale ou arrondie , quelquefois un peu bâillante. Charnière composée d’une ou deux dents et d’une fossette étroite poulie ligament , qui est double et fixé en partie dans les fossettes cardinales , et en partie extérieurement. Quelquefois des dents latérales plus ou moins développées.
Les Àmphidesmes diffèrent des Érycines parla position des dents : en effet, les dents cardinales sont placées à côté de la fossette dans les Amphidesmes, tandis que dans les Érycines le ligament interne est fixé entre les deux dents cardinales.
Coquille ovale, transverse ou triangulaire, épaisse et ordinairement close. Charnière ayant une fossette en cuilleron, étroite et médiane pour le ligament, et de chaque côté une dent oblongue et simple.
Animal ovalaire ou subtrigone, aplati; les lobes du manteau réunis dans les
9e GENRE. qJIIdcoo Demue. Mcsodcsma, Desbayes. (Mwo;, milieu ; itioy. cç, ligament.)
Fig. 5G2. Amphidesme panaché.
Fig. 564. Amphidesme panaché.
deux tiers postérieurs de leur longueur, et pourvus à leur extrémité postérieure de deux siphons courts, prolongés en dedans par une membrane très-mince ; pied
Fig. 1565. Mésodesme corné. Fig. 566.
Fig. 567. Charnière.
très-aplati , quadrangulaire , en partie caché par les branchies : celles-ci courtes, tronquées et soudées postérieurement; la paire externe plus petite 'et subauriculée. Ce genre a été établi par M. Desbayes, aux dépens des genres Amphidesme et Crassatelle de Lamarck. Les Mésodesmes se trouvent dans l’océan Austral.
DEUXIÈME FAMILLE
Cette famille comprend ceux des Conchifères ténuipèdes dont la coquille est inéquivaive, inéquilatérale, trans verse et à ligament intérieur. Ces coquilles ne sont pas sensiblement bâillantes sur les côtés ; l’un de leurs crochets est toujours plus proéminent que l’autre. L’une des valves est emboîtée dans l’autre, qui la déborde.
1er GENRE. (5ot6 ul?e. Corbula, Bruguières.
( Corbula , petite corbeille.)
Coquille inéquivalve, inéquilatérale, peu ou point bâillante. Une dent cardinale conique, courbée, ascendante; et à côté de cette dent, une fossette sur chaque valve. Pas de dents latérales.
Ligament intérieur fixé dans les fossettes. Les coquilles de ce genre sont
surtout remarquables par l’inégalité Fig. 568. Charnière de Corbule sillonnée. Fig. 569.
de leurs valves, dont l’une s’emboîte en quelque sorte dans l’autre. Peu nombreux en espèces vivantes, presque toutes exotiques , le genre Cor- Fig. 570. Corbuic noyau. Fig. 571. bule est plus riche en fossiles, qu’on trouve dans les couches plus nouvelles que la craie.
2e GENRE. S^audoie. Pandora, Bruguières.
(Nom mythologique.)
Les Pandores sont inéquivalves, inéquilatérales, transverses ; la valve supérieure,
Il l ST 01 II K NATURELLE.
plus petite, est aplatie et débordée par la valve inférieure, qui est convexe. Ces
petites coquilles sont toutes marines et remarquables par leur aspect nacré.
La charnière (les Pandores est formée par deux dents cardinales, oblongues , divergentes et inégales sur la
valve supérieure , tandis que l’inférieure ne. présente que deux fossettes qui correspondent aux dents de la valve opposée. Le li-
Fio. 572. Charnière du la Pandore roslréc, Fig. 573. Pandore roslrée. ^aUlCnt CSt intérieur Les
Pandores se trouvent dans presque toutes les mers , et il y en adcfossilcsà Grignon.
TROISIÈME FAMILLE
(Aiüo;, pierre; (pxjco, je mange.)
Les Lith'opliages sont des coquilles perforantes, sans pièces accessoires, sans fourreau tubuleux particulier. Elles sont plus ou moins bâillantes à leur côté antérieur. Le ligament est extérieur. Elles s’établissent pour toujours dans une cavité qu’elles creusent dans les rochers ; leur extrémité antérieure est placée à l’orifice du trou qui les contient, de manière à recevoir facilement l’eau dont elles ont besoin. La forme des Lithophages n’est pas toujours régulière; souvent la coquille a été moulée en quelque sorte sur les corps que l’animal a perforés, mais dont il n’a pu dissoudre toutes les parties. Dans ce cas les valves sont plus ou moins déformées, et ont pris du développement dans la direction qui présentait le moins d’obstacle.
ouxiccmej.
Saxicava, Lamarck.
( Saxum , rocher; cavare , percer.)
Les Saxicaves sont des coquilles inéquilatérales, transverses, bâillantes antérieu-
Fio. 574. Saaicave gallicane. Fig. 575. l’>G. 5/6.
rement. Charnière sans dents ou presque sans dents. Ligament extérieur.
Les Saxicaves vivantes habitent les mers d’Europe et les mers australes ; les espèces fossiles sont assez communes à Grignon.
Saxicavo ridée. Fig. 577.
Fig. 578. Saxicave rouge.
iry.i
oe GENRE. iFctïlcoh’. Pétri cola, Lamarck. (Petra, pierre; colere, habiter.)
Les Wtricoles sont subtrigones, transverses et ineqmlatu a . |J1Pcha!.nièrc est arrondi, tandis que l'antérieur est plus ef le et m, peu H I n U se compose le plus souvent de deuv dents sur chaque valve. Quelques especes de dents que sur une seule valve.
Fig. 579. l’élricole coslellée. Fig. 580.
Fig. 581. Charnière Fig. 582. Pétricole ülliopliage.
Fig. 584.
3° GENRE. étuye. Venerupis, Lamarck.
(Vénus; rupis, de roche.)
Coquille inéquilatérale, transverse, à côté postérieur fort court et arrondi ; l’antérieur est un peu bâillant. La charnière est formée de deux dents petites, rapprochées et peu ou pas divergentes sur une valve, et de trois sur l’autre ; rarement on remarque trois dents sur chaque valve; le ligament est extérieur. Les Vénérupesont beaucoup de rapports avec les Pétri—
ColeS, quantàleiirshabitudes ; mais Fig. 583. Venerupe crcnelec.
elles se rapprochent plus des Vénus par leur organisation. On lésa nommées Vénus de roche parce qu’elles s’enfoncent et vivent dans les roches molles ou la vase durcie. L’animal des Vénérupes est le même que celui des Vénus. On en connaît quelques espèces fossiles des environs de Paris.
4e GENRE. ateffe. Hiatelle, Daudin.
( Hio , je bâille.)
Coquille équivalve, très-inéquilatérale, transverse, bâillante au bord supérieur; charnière ayant une petite dent sur la valve droite, et deux dents obliques, un peu plus grandes, sur la valve gauche; ligament extérieur. On ne connaît qu’une espèce de ce genre; elle n’est pas perforante, et se trouve sur des fucus dans les mers du Nord.
Fio. 585. Hiatelle.
QUATRIÈME FAMILLE
// y i/in/iAaccJ.
Les Nymphacés se distinguent par la présence de deux dents cardinales au plus
sur la môme valve; leur coquille est un peu bâillante aux extrémités latérales. Le ligament est extérieur, et les nymphes sont en général saillantes au dehors. Les unes rappellent la forme des Solénacés , ce sont les Nymphacés solénaires ; la plupart des autres ne s’écartent pas de celle des Tellincs, ce sont les Nymphacés tellinaires.
m/t/iaced do icitoetïoJ .
Ier GENRE. C/cwi^uuiofaix,c. Sanguinolaria , Lamarck. ( Sanguis , sang ; couleur de sang.)
Coquille transverse , presque elliptique, un peu bâillante aux côtés antérieur et postérieur. La charnière présente sur chaque valve deux dents rapprochées.
Les Sanguinolaires ont des couleurs assez vives et variées de bleu, de rose et de jaune ; elles viennent des mers de l'Inde et de celles de l’Amérique.
Kig. 586. Charnière de la Sangitinolairc ridée.
Fig. 587. Sanguinolaire ridée.
2e GENRE. Psummobie, Lamarck.
(VajAuo;, sable; fko;, vie.)
Coquille transverse, ovale-oblongue, comprimée, un peu bâillante de chaque cote, et à crochets un peu saillants. Deux dents sur une valve, une seule dent sur 1 autre.
Fio. 588.
Charnière de Fsammobic
Fig. 589.
Les Psam mohies sont de jolies petites coquilles qu’on rencontre dans le sable et
dans presque tou-
tes les mers, cl
Fig. 590. l’aammobie hourie.
quelques espèees se trouvent esses abondamment dans les lagunes de X emse.
5e GENRE. ^ttamiuotc'C. Psammotea , Lamaick.
(Vau.auTo;, ensablé.)
Coquille transverse, ovale-oblonguc, légèrement bâillante sur les côtés; chainière composée d’une dent sur chaque valve, et quelquefois d’une dent sur une seule valve. Ligament extériem .
Ce genre a tant de rapports avec le précédent, qu’il serait convenable de les réunir. Les espèces se trouvent dans les mêmes localités, et l’une d’elles a reçu le nom de Psammotée Tarentine, parce qu’elle est commune dans le golfe de Tarente.
Fig. 591. Psammotéu pellueide.
Fig. 59'2. Intérieur de la même.
Fig. 595.
Profil.
/face,) /erfCù'ict'tûcd .
1er GENRE. <Cefl7iue. Tellina , Linné.
(TeW.ivY), nom grec d’une espèce de genre.)
Coquille transverse, aplatie, ayant un côté plus ou moins arrondi, l’autre anguleux et offrant un pli flexueux et irrégulier. Charnière composée d’une ou deux dents cardinales sur la même valve, et deux dents latérales distantes. L’animal est représenté fig. 585 et 421.
Fig. 594. Telline rostree.
Le genre Telline renferme un très-grand nombre d’espèces, remarquables par la beauté, le brillant et la variété de leurs couleurs.
L’une d’elles a été nommée le Soleil levant, à cause des rayons d’un beau rose doré qu’elle présente sur un fond blanc de porcelaine. On trouve des lellines dans toutes les mers, et les côtes de France en fournissent quelques jolies petites espèces, presque toutes colorées en rayons (voyez pl. 2); la couleur qui domine est généralement le rouge. Les espèces fossiles, très-nombreuses aussi, ne se trouvent que dans les couches plus nouvelles que la craie.
Fig. 595. Charnière de la Telline Soleil levant.
2u GENRE, t elliiuD<r. 7'ellinides, Lamarck. (Diminutif de Telline.)
Coquille transverse, i néq u i latérale , un peu aplatie, légèrement bâillante sur les côtés, etne présentant plus le pli flexueux desTel- Imes. Les crochets sont petits. La charnière a deux dents divergentes sur chaque valve, etdeux dents latérales peu apparentes, l'une d’elles rapprochée des dents cardinales sur une valve.
Les Tel linides se distinguent des Tellines Fig. 596. Teiiinidu de Timor. par l’absence du pli marginal (lexueux que
présentent toujours ces dernières. On trouve les Tellinides dans l’Océan des Grandes- Indes.
5e GENRE. Corbis, Cuvier.
[Corbis, corbeille.)
Coquille transverse, équivalvc, épaisse, ventrue ; les crochets, courbés en dedans, sont assez développés. La charnière présente deux dents cardinales sur chaque valve, ainsi que deux dents latérales, dont l’une est voisine des premières. Impressions musculaires simples.
Fig, 597. Charnière de la Corbeille renilêe. Fig. 598.
Les Corbeilles étaient au trefois fort rares ; elles sont toujours recherchées dans les collections. On n’en connaît que deux espèces vivantes, l’une de l’Océan Indien, l’autre de la Nouvelle-Zélande. On en trouve de, fossiles à Grignon et aux environs de Paris. Elles sont toutes striées et ornées de lamelles onduleuses.
4e GENRE. Munie. Lucinu, Bruguières.
(Surnom de Junon.)
Coquille suborbiculaire , inéquilatérale, à crochets petits , pointus et obliques.
Charnière avec deux dents cardinales divergentes, dont l’une bifide, et deux dents latérales, dont l’une voisine des premières. Ces dents varient ou disparaissent avec l’âge. Impressions musculaires très-séparées, la postérieure forme un prolongement quelquefois fort long.
Ce genre comprend aussi des espèces dont la charnière est sans dents. Il est assez nombreux.
Fig. 599. Lucine à bords roses.
Fig. 600. Charnière grossie de Lucine à bords roses.
La forme des Lucines et leurs couleurs varient beaucoup. On en trouve dans toutes les mers, et les côtes de France en fournissent plusieurs des plus belles. On connaît aussi un certain nombre de Lucines fossiles des environs de Paris et de Bordeaux. Les Mollusques de ce genre vivent dans le sable, sur lequel ils se traînent et dans lequel ils peuvent s’enfoncer à de petites profondeurs.
Fig. 602.
Jamaïque.
Fig. G01. Charnière de Lucine de la
5e GENRE. Çxcdcïuyle
Gratelupia , Desmoulins.
(Gratcloup, naturaliste de
Coquille équivalve, inéquilatérale, subcunéiforme, arrondie postérieurement, subrostrée antérieurement. Charnière formée de trois dents cardinales et d’une série de cinq ou six petites dents irrégulières et d'une dent latérale antérieure dans chaque valve. Ligament externe.
On ne connaît d’espèces de ce genre qu’à l’état fossile.
Bordeaux.)
Fig. 605. Gr.ilelupie do Desmoulins.
41' GENRE. Ci ptu. Egcria , Lea.
(Nom mythologique.)
Fig. 604. Egcrie triangulaire.
Coquille subarrondie ou subtriangulaire, à bords internes légèrement crénelés ; charnière composée de dents latérales et de deux dents cardinales divergentes, dont une bifide dans chaque valve. Ligament externe.
Ce genre est assez nombreux en espèces, toutes fossiles ; on les trouve dans le terrain tertiaire d’Alabama.
7e GENRE. Orvet tare'- Donax, Lamarck.
(Acvai-, roseau.)
Une des espèces de ce genre était depuis longtemps connue sous le nom de Bcc-
de-flûte, à cause de sa forme.
Coquille transverse, équivalve, inéquilatérale, ayant un côté très-court et obtus. La charnière a deux dents cardinales sur chaque valve ou sur une seule, et une ou deux dents latérales plus ou moins distantes. Le ligament est extérieur et court.
L’animal des Donaces fait sortir de sa coquille deux tubes ou siphons disjoints, grêles, fort longs, et urt
Fig. 605. Donace rugueuse. 1 J D
pied lamelleux et large.
Le pied a cela de particulier, que l’animal peut s’en servir pour sauter; le mouvement subit que ce pied imprime à la coquille par son élasticité peut la lancer à une distance de trente et quelques centimètres.
Les Donaces sont recherchées comme aliment; on les mange cuites de préférence. Elles vivent enfoncées à une petite profondeur dans le sable des rivages, d’où il est facile de les dégager pendant les marées basses ; on les voit alors sauter et chercher à regagner l’eau dont elles sont privées. Ces coquilles viennent pour la plupart des mers d’Asie et d’Amérique ; les côtes de France fournissent aussi quelques espèces. Les fossiles de ce genre sont peu nombreux.
8e GENRE. Cap,' e. Capso, Lamarck.
(Kay a, rassi’tto.)
Coquille transverse, dquivalve, inéquilatérale, non bâillante. La charnière est formée de deux dents sur une valve, et d’une seule dent bifide el intrante sur l’autre. Le ligament est extérieur et placé sur le côté le plus court, iï n’y a pas de dents latérales.
On ne connaît qu’un très-petit nombre d’espèces de ce genre; elles sont peu remarquables par leur couleur, et viennent des mers d Asie et d Amérique.
Fig. GOS. Cap?c du Brésil.
Fig. 609. Charnière de laCapsc dit Brésil. Fig. 610-
9e GENRE.
C^uttMiue. Crassina, Lamarck.
(Diminutif de crassus, épais.)
Coquille suborbiculée, équivalve, subinéquilatérale, non bâillante et comprimée. La charnière a deux dents fortes sur chaque valve ; ces dents sont divergentes sur une valve et très-inégales sur l’autre. Le ligament est extérieur el placé sur le côté le plus long. Les espèces de ce genre sont assez épaisses ;
elles ressemblent beaucoup, à l’exlé- Fis. 61t. c™..»e «««ww.. f«g. eis. rieur, aux Crassatelles. Le nom de Crassine, donné à ce genre par Lamarck, de- \ra être remplacé par celui d 'Astarté, proposé antérieurement par Sowerby.
TROISIÈME SECTION. — DIMYAIRES LAMELLIPÈDES.
Les Lamellipèdes ont le pied aplati, lamejjiforme, et placé plus près de la base de la coquille que du bord postérieur. Ils ont été divisés en six familles.
Les uns ont deux ou trois dents cardinales sur une valve, l’autre valve en ayant autant ou moins; quelquefois des dents latérales (Conques).
I) autres ont les dents cardinales irrégulières, soit dans leur forme, soit dans leur situation, et en général accompagnées d’une ou deux dents latérales (Cardiacés).
' Il I SI O I K K N A TU H ICI, LE.
D'au Ires ont les dents cardinales petites, nombreuses, intranles, et disposées sur l’une et^l’n titre valve en ligne, soit droite, soit arquée, soit brisée (Arcacés).
Quelques-uns ont des dents lamelliformes, striées transversalement (Tkigonks).
lin grand nombre présentent une charnière tantôt munie d’une dent cardinale irrégulière, simple ou divisée, et d’une dent longitudinale qui se prolonge sous le j'orselet ; tantôt n offrant aucune dent, et seulement garnie, dans sa longueur, de tubercules irréguliers, granuleux (Naïades).
Enfin quelques-uns sont irréguliers, inéquivalves, n’ont point de dent à la charnière ou n’en ont qu’une seule grossière (Camacks).