GENRE. OZ Ov’ctciiluie'. Novaculina, Blain ville
[Novacula, rasoir.)
Coquille équivalve, inéquilatéralc, allongée transversalement, bâillante aux extrémités. Ligament externe communiquant avec l’intérieur de la coquille par un canal oblique. Crochets proéminents ; charnière à peu près droite, avec une dent cardinale courbée, étroite dans une valve, s’enclavant dans deux dents semblables de l’autre valve. (Voyez lig. 588.)
Les Novaculines ont été trouvées dans le Gange; leur couleur est d’un vert fauve .à l’extérieur.
0° GENRE. C^olctelTnic. Soletellina , Blainville.
(Solen et Telline.)
Coquille ovale-oblongue comprimée, a bords tranchants et courbes, equivalve, subéquilatérale, plus large et plus arrondie à 1 extrémité antérieure ; sommets peu éloignés du centre, peu marqués ; une ou deux petites dents cardinales ; ligament
Fig. 5IS. Solêlelline vostrco. Fig. 519. Charnière de la Solételline roslrée.
épais, porté par de grosses callosités nymphales; deux impressions musculaires arrondies, distantes, réunies par une impression palléale très-sinueuse.
L’animal n’a point encore été décrit.
M. de Blainville a établi ce genre pour deux ou trois espèces de Lamarck, qui présentent les caractères des Solens, et dont la forme plus élargie rappelle celle des Tel li nés.
Le Solétellines sont généralement d’une couleur violacée ou rose ; elles vivent dans l’Océan des grandes Indes.
7e GENRE. G^ol'Cittaye. Solemya , Lamarck.
(Solen et Mye.)
Coquille équivalve, inéquilatérale, transverse, allongée, obtuse aux extrémités; à épiderme luisant, débordant, déchiré sur les bords. Crochets sans saillie, à peine distincts; sur chaque valve une dent cardinale très-oblique, comprimée, creusée au-dessus d’une cavité pour l’insertion du ligament, qui est en partie intérieur et eu partie extérieur.
Animal ovale, transverse ; lobes du manteau réunis dans leur moitié postérieure, terminés par deux siphons courts et inégaux. Pied proboscidiforme, tronqué antérieurement par un disque ou une sorte de ventouse dont les bords sont frangés; une seule branchie de chaque côté, en forme F. 520. Soiomye australe. F. 521. de plumule, dont les barbes sont isolées jusqu’à la base; l’anus terminal non flottant.
Les Solémyes sont de petites coquilles généralement très-minces, et couvertes d un epiderme vert olive qui déborde les valves et se fendille en se desséchant.
8e GENRE. $
auopee. Panopœa, Ménard.
(Nom mythologique.)
Coquille équivalve, transverse, inégalement bâillante sur les côtés. Une dent
Fig. 5Ï2. Charnière de la Panopée d’Aldrovande.
cardinale conique, avec une fossette opposite sur chaque valve. Nymphe calleuse,
compi imite, ascendante, non saillante en dehors. Ligament extérieur , fixé sur les callosités. Impression du manteau large, allongée. Sinus palléal plus ou moins profond.
Animal garni de longs tubes réunis en un siphon unique (523). Manteau fermé, épais, tronqué antérieurement, et ouvert seulement au milieu pour le passage du pied, qui est court et comprimé.
Ce n’est que depuis peu qu’on connaît l’animal des Panopées. Les officiers de la frégate française l'Héroïne, commandée par M. le capitaine Cécile, en croisière dans les mers de la pointe australe de l’Afrique, en descendant au pied de hautes dunes qui bordent, sur la côte Natal, la baie des Tigres, virent, enfoncé dans le sable, un Mollusque dont le tube se montrait près de la surface, et qu’ils prirent d’abord pour un morceau de gouamon ou de fucus. Ils eurent l’envie de faire tirer cet animal par le tube; maisjle Mollusque, dès qu’on le touchait, cherchait à s’enfoncer dans le sable, et s’y 'tenait avec tant de force que les matelots ne purent jamais en tirer un seul de son trou, le siphon se déchirant toujours, et venant seul par les efforts de l’homme qui l’arrachait. Quand on ne saisissait pas promptement le tube, l’animal s’enfonçait si profondément qu’il échappait, et l’on ne pouvait plus l’atteindre. La curiosité des marins, excitée par ce fait, les fit se mettre à l’œuvre pour s’emparer de cet animal , et ils firent avec des bêches des trous autour du Mollusque, afin de le prendre. Ils réussirent à en saisir quelques-uns, mais non sans peine, car ils s’enfonçaient dans le sable à mesux-e qu’on approchait d’eux.
Les Panopées vivent en famille sur les côtes sablonneuses; et si jusque-là on n’avait pu s’en procurer, c’est qu’on ne Fig. 523 Panopcc nusiraic. connaissait pas les loca-
lités qu’elles habitent.
On en connaît maintenant un assez bon nombre d’espèces vivantes et fossiles. Les premières ont été trouvées à la Nouvelle-Zélande, sur les côtes d’Afrique, dans la Méditerranée; les secondes, en France, en Angleterre , en Italie, et, en Amérique, à New-York.
9' GENRE. Pîv cniiexe. Glycimeris, Lamarck.
(D.uxû;, doux; {xépoç, partie.)
Coquille transverse, très-bàillante de chaque côte ; charnière calleuse, sans dents ; nymphes saillantes au dehors ; ligament extérieur ; valves très-bail 1 an les .
Fig. 524. Glyciinère silique. Fig. 525.
Animal allongé, épais, cylindracé, ayant les lobes du manteau très-épais, ouverts seulement à l’extrémité antérieure pour le passage d’un petit pied cylindrique, terminés postérieurement en deux siphons réunis en une seule masse cylindrique très-charnue, extrêmement lisse et ne pouvant jamais entrer dans la coquille. Bouche médiocre, ovale, accompagnée de chaque côté de deux grandes palpes égales, triangulaires, soudées par leur base au muscle adducteur antérieur. Branchies longues et épaisses, deux de chaque côté presque égales. (Voyez fig. 381 .) On ne connaît que deux espèces de ce genre : l’une habite les mers du Nord, l’autre la mer Blanche. Elles sont assez épaisses et couvertes d’un épiderme noir brillant ou brun ; l’intérieur des valves est habituellement calleux, chagriné, et l’impression du manteau est comme frangée.
10e GENRE. j?cpt ow. Lepton , Turton.
(Aetïto’î, grêle, chétif.)
Petite coquille mince, comprimée, suborbiculaire , équivalve , subéquilatérale , un peu bâillante aux extrémités; charnière composée d’une dent unique sur une valve, s’emboîtant dans une fossette circonscrite par deux dents sur l’autre valve; ligament interne. Animal non décrit.
Ce genre a été établi par Turton sur une petite coquille fort rare dont la charnière présente la plus grande analogie avec celle des Solénacés. M. Sowerby n’hésite pas à la placer dans cette famille ; nous suivrons son exemple jusqu’à ce qu’on ait pu étudier l’animal qui l’habite et confirmer les idées du conchyliologiste anglais, ou reconnaître à la coquille des caractères qui nécessiteraient un changement dans le rang qu’elle doit occuper dans la série.
Cette coquille a été trouvée dans une source à Torbay, et depuis à Tenby, en Angleterre. • ,
Fig. 526. Lepton squammeux.
QUATRIÈME FAMILLE
Les Myaires s’éloignent des Solénacés par la situation du ligament qui, toujours
intérieur, csl inséré sur une seule dent élargie en cuillcron et saillante en dedans, ou sur deux, semblables et intérieures. Le pied est plus comprimé que celui des familles précédentes.
Les Myaires ont les mêmes habitudes que les Solénacés ; ils vivent enfoncés dans le sable. Quelques espèces sont bonnes à manger et sont recherchées pendant la basse marée par les habitants des côtes. Cette famille comprend des coquilles bien différentes quant .à leur forme et leur épaisseur; quelques-unes sont transparentes et un peu nacrées; leur couleur est généralement blanche ou fauve.
1er GENRE. cjUlsHye. Ahja, Linné.
(Mû;, muscle.)
Coquille transverse, ovale, subéqui valve et inéquilatérale, bâillante aux deux extrémités. Une seule dent à la charnière : cette dent tient à la valve gauche ; elle est grande, aplatie, obronde, et creusée en cuilleron pour recevoir le ligament, qui
Fig. 527.
Charnière de la Mye des sables
Fig
'a s'insérer d’autre part sur une fossette que présente la valve droite. Ligament
intérieur, court et épais, s’insérant sur la dent saillante et dans la fossette de la valve opposée.
Animal ohlong, couvert d’un manteau fermé par devant ; ouvert à l’extrémité antérieure pour le passage d’un pied court, comprimé et épais, et a 1 extrémité postérieure pour deux grands tubes réunis et revêtus d’une membrane brune.
Les Myes vivent enfoncées dans le sable des côtes ou à 1 embouchure des fleuves,
et n’ont que des mouvements très-bornes. Elles sont généralement assez épaisses, et remarquables par la grosseur et la longueur de leurs tubes enveloppés par une peau épaisse qui se continue avec l’épiderme de la coquille, et dans laquelle ces
J ...... tubes se contractent et se développent librement.
es Myes vivantes se trouvent dans toutes les mers, et les espèces fossiles sont ès-nombreuses en Angleterre.
Fig. 530. Profil de la charnière de la Myc tronquée.
2e GENRE, c
üAdiux/L