‹ Leçons élémentaires sur l'histoire naturelle des animaux. Précédées d'un aperçu général sur la zoologie. ConchyliologieChapitre 93 sur 123 · VJ · texte numérisé non relu

VJ

Les Conques fluviatiles habitent les eaux douces; elles ont une coquille couverte d’un épiderme verdâtre qui est souvent excorié et comme rongé sur les crochets. Elles vivent habituellement enfoncées dans la vase.

rr GENRE. Caycfadc. Cyclas , Lamarck.

( Cyclades , nymphes de la incr Égée.)

Coquille ovale, bombée, très-fragile, très-mince, quelquefois transparente, trans-

verse, équivalve; charnière composée de dents trèspetites et quelquefois presque nulles. Les dents cardinales sont, sur chaque valve, au nombre de deux, l’une d’elles pliée en deux, ou une valve à deux dents, et l’autre valve n’a qu'une seule dent pliée ou lobée. Les dents latérales sont allongées transversalement et Fie. 615. Oclas.cumea. lamelliformes. Le ligament est extérieur.

Il I ST 01 K K N'A TU H K IJ. K.

Les Cyelades habitent les eaux douces de tous les pays; elles sont généralement petites et recouvertes d’un épiderme vert ou brun, jamais excorié. Elles s’enfoncent dans la vase aux approches de l’hiver, comme toutes les coquilles lluviatiles, et ne reparaissent qu'au printemps. Les Cyelades fossiles se trouvent dans les marnes blanches F,°* *'8- <:l,'lr"i4re ,le 1,1 qui sont entre la craie et les premiers dépôts de l’argile plastique.

Gyciadc obltisile.

6 CEN UE. OiyïCiK’. Cyrena, Lamarck.

(■ Ctjrcne , litle du Pétiée.)

Coquille arrondie, subtrigone, inéquilalérale, ventrue, assez épaisse. Trois dents cardinales sur chaque valve, et presque toujours deux dents latérales, dont une est peu distante des dents cardinales. Le ligament est extérieur et placé sur le plus grand côté.

Fia. 6 U

Cvrèiie du Beii'-.ile

Les Cyrènes sont toujours plus grandes et plus épaisses que les Cyelades; elles habitent les fleuves et les grandes rivières, et sont couvertes d’un épiderme verdàlie, excoi ié sut les crochets. On n en trouve pas une seule espèce vivante en Europe, mais plusieurs espèces fossiles.

5 LL NI IL. ^yalalbee. Galuthea , Bruguières.

( Galalhe'e , Néréide.)

Coquille ti ts-épaissc, equi valve, subtrigone, dont la charnière est composée de dents cardinales sillonnées et de dents latérales distantes: les premières, au nomnc ce deux sui une valve, sont conniventes à leur base; l’autre valve en a trois, ce e du milieu proéminente et calleuse. Le ligament est extérieur, court et bouille. Les nymphes sont avancées.

Les Oalalhées sont lluviatiles et couvertes d’un épiderme verdâtre et poli ; on en «■"'•naît deux espèces: laCalalhéeà rayons, et la Galalhe'e cloisonnée, décrite depuis l,CU |mr M Dl,val de Uen,ie8- deux sont encore rares, etla dernière surtout.

L animal a le corps épais ; le manteau est ouvert en dessous et en avant, fermé en arrière et prolongé en deux tubes égaux et séparés jusqu’à la base. Le pied est large, oblong et comprimé. On trouve les Galatbées enfon-

I* IG. 620. Charnière de la Galuthée. Fig. 621. Galathce à rayons.

cées dans les bancs de sable à l’embouchure des fleuves de la côte de Malaguette en Afrique , où elles sont assez communes. Les nègres qui vivent sur les bords de ces fleuves connaissent parfaitement la Galathée, qu’ils nomment Cokré , et se nourrissent de son animal dans les temps de disette. C’est, du reste, un mets de fort mauvais goût et qui répugne par sa fadeur.

MCtiÙtfd.

Les Conques marines n’ont, pour la plupart, point de dents latérales et point d’épiderme. Elles se composent de coquilles fort élégantes par leur forme , leur couleur, et les stries ou les épines dont quelques-unes sont ornées.

1er GENRE. tuic. Cyprina, l.amarck.

( Cypris , surnom de Vénus.)

Coquille équivalve, inéquilalérale, cordiforme. Charnière composée, sur chaque

valve, de trois dents cardinales inégales, rapprochées à leur base et un peu divergentes supérieurement, et d’une dent latérale plus ou moins développée et distante. Les callosités sont terminées près des crochets par une fossette; le ligament est extérieur et s’enfonce en partie sous les crochets, qui sont recourbés.

Les Cyprines sont grandes et couvertes d'un épiderme d’un brun verdâtre terne. L’animal a les deux lobes du manteau réunis postérieurement, et se terminant de ce côté en deux siphons très-courts. On les trouve à l’embouchure des grands fleuves de b Océan Boréal. Les espèces fossiles viennent d’Italie.

Fie. Charnière ilf la Cyprina d'Islande.

2* GENRE. Cyl J evc a • Cytherœa, Lamarck. ( Cythérée , surnom de Vénus.)

Coquille équivalve, inéquilatérale, suborbiculaire, tfigonc ou transverse. Charnière composée de quatre dents cardinales, dont trois divergentes et rapprochées à leur hase, et une isolée et située sous la lunule, sur une valve; l'autre valve n’a que trois dents cardinales divergentes et une fossette un peu distante et parallèle au bord. Point de dents latérales. (Voyez pl. 5.)

Les Cythérées sont toutes marines. Il y en a un grand nombre d’espèces, remarquables par labeauté et la diversitéde leurs couleurs. On en trouve dans toutes les mers, et l’on en connaît aussi beaucoup de fossiles. Les Cythérées ne sont jamais couvertes d’épiderme. Quelques-unes sont lisses; les autres ont des stries concentriques plus ou moins prononcées, des sillons, des lamelles ou des épines. (Voyez pl. 3.)

La Cylhérée épineuse, dont nous donnons la figure, est connue des collecteurs sous le nom de Conque de Vénus ; Cyihéroe^ne^ Proüi. elle est remarquable par la singulière disposition des épines, le contraste des cou-

I‘ic. 62o. Intérieur de la

même.

* ^ Fig. 626. Charnière de la Cythérée Cedo-nulli.

leurs et l'élégance des lames transversales qui la couvrent. Cette jolie coquille, qu’ est bien difficile d avoir intacte, vient des Antilles.

Fig. 624. Cythérée épineuse.

3« GENRE. Cpé \

mm

Venus, Lamarck.

(Vénus.)

Coquille équivalve , inéqui latérale , suborbiculair est composée de trois dents cardinales rapprochées

e ou transverse. La charnière sur chaque valve; la médiane

Il I S l'OI H K NATUIILLI.K.

csL il rui to , les deux au très divergentes au sommet. Le ligament est antérieur et recouvre l'écusson. Comme les Cythérées, les Vénus sont toutes marines et très— agréablement variées dans leurs couleurs ; on en connaît un très-grand nombre d'espèces, mais les nlus belles viennent des mers des pays chauds.

Les habitants des bords de la mer, les Provençaux surtout, sont très-friands d’une espèce de Vénus, la Vénus croisée, <|u’ils nomment vulgairement Clovisse.

Les Vénus ne diffèrent des Cythérées que par l'absence d'une dent latérale qui se trouve sous la lunule de ces dernières.

Les habitudes et l'organisation des animaux de ces deux genres Fig. 627. Vénus hiantinc. SOllt 1 GS mêmes ; et si Lamarck

a cru devoir les séparer, c’est parce que leurréuuiori rendrait bien difficile la recherche des espèces qui se confondent entre elles, faut-il dire, par des nuances aussi multipliées que graduées.

Le manteau de l’animal des Cythérées et des Vénus consiste en une membrane fort mince, divisée, dans toute sa longueur, en deux lobes égaux qui tapis- Fig. 62s. iniériË de le même. sent les parois intérieures deses

valves et adhèrent à leurs bords. L’exlrémilé antérieure du manteau se prolonge eu deux siphons cylindriques assez longs, inégaux, réunis jusqu’au milieu de

Fig. 629.

Charnière île la Vénus île Cnide.

Fig. 650.

leur longueur, l/un de ces tubes sert « l'introduction .lu l'eau nécessaire a l alimentation et à la respiration ; l'autre est la dernière partie du tube digestif Ce» siphons sont terminés par une couronne de papilles , organes principaux du to cher. Le pied est développé, presque aussi large que la coquille , et prend diverses formes en se contractant ou s'allongeant. Ces Mollusques s enfoncent dan le sable ou dan. la vase, les siphons toujours dirigés vers I ouverture de

II! STOMIE N AT U IMS LEE.

retraite pour communiquer avec l'eau. On dilque ces animaux viennent quelquefois à la surface de l’eau, lorsque la. mer est calme. Il y a beaucoup de Vénus fossiles.

Page 1