genre. <Pi itéïi ai t De. Vencricardia, Lamarck
(Venus et Bucardc.)
Coquille, équivalvc, inéquilatérale, suborbiculaire, le plus souvent à côtes longitudinales rayonnantes. La charnière a deux dents cardinales obliques dirigées du même côté.
Fig. 651. Charnière de la Vénéricurde de Jouannet. Fig. 652.
Les Yénéricardes forment le passage de la famille des Conques à celle des Cardiacés ; en effet,1 elles ont à peu près la charnière des premières et les côtes longitudinales des Bucardes. On connaît peu de Vénéricardes vivantes; presque toutes sont fossiles.
DEUXIÈME FAMILLE
(ûaic/to
'tetesd. (Raphia, cœur.)
Les Cardiacés ont les dents cardinales irrégulières, soit dans leur forme, soit danslleur situation, et en général accompagnées d’une ou deux dents latérales.
Ier GENRE, ‘ilhitca-ide. Cardium , Lamarck. (RapSia, cœur.)
Coquille équivalve, subcordiforme, présentant à la surface externe de ses valves des côtes longitudinales plus ou moins prononcées, des stries, des écailles ou
^ III STOMIE NATURELLE.
des épines ; à l’intérieur, les valves sont lisses, mais sillonnées ou plissées vers le bord. La charnière a, sur chaque valve, quatre deats, dont deux cardinales rapprochées et obliques, s’articulant en croix avec celles de l’autre valve, et deux dents
Fig. 650. Bucarde luberculée. Fig. 637. Charnière de Bucardc marbrée.
latérales écartées et intrantes. Les crochets sont très-saillants ; le ligament est extérieur et très-court, et les impressions musculaires sont peu apparentes. L’animal des Bucard.es a deux siphons inégaux et ciliés à leur extrémité, et un pied grand, fort et recourbé.
Les Bucardes vivent enfoncées dans le sable près des côtes, et toutes les mers en fournissent. On les mange dans quelques pays, mais elles sont coriaces et peu estimées.
Quelques espèces ont la forme d’un cœur, et c’est sous ce nom qu’on les désignait autrefois; chacune des valves des espèces cordiformes représente assez un bonnet phrygien.
On trouve en Europe des Bucardes fossiles qui ont leurs analogues vivantes dans l’Océan Asiatique.
2e GENRE, Cardita, Bruguières.
(Diminutif de c ardium.)
Coquille équivalve, inéquilatérale. Charnière composée, sur chaque valve, de
deux dents inégales : l'une courte, droite, située sous les crochets ; l’autre oblique, marginale, se prolongeant sous le corselet.
Les Cardites sont toutes marines; la charnière est presque terminale, à cause de la disproportion des côtés, dont l’un est très-court, tandis que l’autre est fort allongé. On dit que quelques espèces s’attachent aux ro- Fl0 659. chers par des soies courtes, analogues
Fig. 638.
Carditc raboteuse.
au byssus du Jambonneau ; mais ce fait est encore à vérifier. Les Car dites vi-
Fio. 640. Charnière de la Carditc. Fig. 641.
vantes viennent particulièrement des mers de l’Inde; les fossiles se rencontrent dans les terrains tertiaires.
5e GENRE. (Bxj^-çvca/cde. Cypricardia, Lamarck. (Cvpris et Bucarde.)
Coquille équivalve, inéquilatérale, allongée obliquement ou transversalement. La charnière a trois dents cardinales sous les crochets, et une dent latérale se pro-
longeant sous le corselet.
Les Cypricardes ont, avec la/forme des Cardites, trois dents comme les Vénus; de là le choix du nom qui les distingue, et qui indique qu’elles tiennent des unes et des autres.
La plupart des Cypricardes s’enfoncent dans la
F.g. 642. Cypr.carde anguleuse. Fig. 64g. Charnière de la même.
vase durcie et les pierres tendres; on en trouve môme dans les madrépores. Les espèces vivantes se trouvent dans les mers des pays chauds, et les fossiles ont été ourmes par le calcaire oolithiquede Bayeux, près Caen, et le bassin de Paris.
4e GENRE. cTo.oavcde.
Isncardia, Lamarck.
(lff0î, semblable; xaprha, cœur.)
Coquille équivalve, cordiforme, tres-ventrue et bombée. Charnière composée de deux dents cardinales aplaties, intrantes, dont l’une se courbe et s’enfonce sous le crochet, et d une dent cardinale allongée, située sous le corselet. Le ligament est extérieur et bifurqué d un côté. Les crochets obliques, écartés et roulés en spirale.
l'iG. 614. Isocarde des Grandes-Indes. Fig. Cto.
IIlSTOldVE NATURELLE.
I.os Isocardes se distinguent facilement par leur forme globuleuse ; on en connaît peu d’espèces vivantes; elles viennent des mers d’Europe, de l’Inde et de la Nouvelle- Hollande, mais on en trouve sept ou huit espèces fossiles.
Fig. 646. Charnière de l’Isocarde globuleuse. Fig. 647.
La coquille la plus commune du genre est souvent désignée, par les collecteurs, sous le nom de Cœur-de-bœuf : c’est l’Isocarde globuleuse.
TROISIÈME FAMILLE
La famille des Areacés se distingue par une charnière composée d’un plus ou moins grand nombre de dents petites, souvent très-rapprochées les unes des autres, et disposées sur chaque valve en suivant une ligne droite, courbe ou brisée. Quelques espèces de cette famille sont cou vertes d’un épiderme plus ou moins velu et se fixent aux rochers par des fils tendineux : dans ce cas, la coquille est plus ou moins bâillante à son bord supérieur.
Les poils durs et roides dont quelques coquilles sont couvertes sont destinés à les défendre des attaques des vers, et Bruguières fait observer que l’épiderme velu ne se rencontre que sur les coquilles qui ne s’enfoncent pas dans la vase pour y chercher un abri.
1er GENRE, t^uaiflee . Cucullea, Lamarck.
( CucuUus , capuchon.)
Coquille équivalve, inéquilatérale, trapéziforme, très-ventrue ; la charnière est linéaire, droite, composée de petites dents transverses, et présente sur le plat de ses extrémités deux à cinq côtes, qui sont les traces de ses anciens bords. Le liga-
I'ig. 64S.
Cucullce auriculifèrc.
Fig. 649.
IUST01KE NATURELLE.
ment extérieur. Les «rochets sont recourbés, écartés, et laissent voir la trace d insertion du ligament. Une des impressions musculaires est placée sur une lame saillante à bord anguleux.
LesCucullées étaient autrefois fort rares et recherchées dans les collections; les
Fig. 650. Profil de la même.
Fig. 651 . Charnière de la même.
espèces vivantes sont peu nombreuses ; la France et l’Angleterre fournissent les espèces fossiles. La plus commune de ces dernières est connue sous le nom de Cucullée erassatine ; on la trouve en abondance dans un sable verdâtre argileux, à une demi-lieue de Beauvais , sur la route de Clermont, dans le lieu dit la Justice-dc- Bracheux.
ie GENRE. cAdu'Bc. Area , Lamarck.
[Area, arche, bateau.)
Coquille transverse, subéquivalve, inéquilatérale, ventrue. La charnière est linéaire et formée par des dents nombreuses sériales et intranles ; elle n’a pas de
Fig. 652. Arche auriculee. Fig. 655.
côtes à ses extrémités comme les Cucullées. Le ligament est extérieur et inséré largement entre les crochets, qu’il sépare. Un grand nombred’Arches offrent un bâillement très-sensible vers le milieu du bord supérieur.
Les Arches ne sont pas toujours régulières; leur surface extérieure est garnie de côtes plus ou moins éle-
vées et de stries ou de si I -
Fig. 654. Arche hislourncc.
Ions ; ces coquilles sont recouvertes d’un épiderme écailleux, épais, souvent velu. Le ligament est si mince , qu’il semble destiné seulement à couvrir la charnière et à empêcher l’introduction de petits corps étrangers entre les dents. Les Arches sont des coquilles assez communes ; les habitants des côtes les mangent par nécessité plutôt que par goût. On les trouve dans le sable baigné par la mer.
Une des coquilles de ce genre est nommée Arche de Noé, à cause de l’aplatissement de sa base, de sa forme allongée et ventrue, qui lui donne quelque ressemblance avec un bateau. L Arche bistournée se distingue facilement par 'T obliquité et la toision de ses valves. Les coquilles de ce genre sont généralement blanches ou biunàtres , et couvertes d un épiderme d’un brun plus ou moins foncé. Les plus
îemarquables viennent de l’Océan Indien. Les espèces fossiles sont aussi fort communes.
3e GENRE. Mcloirclk Pectunculus , Lamarck.
( Pectunculus , nom latin sous lequel on désignait ces coquilles.)
Coquille orbiculaire assez épaisse, comprimée, équivalve, subéquilalérale, non
bâillante. La charnière est en ligne courbe, garnie d’une série de petites dents obliques et intrantes; celles du centre presque milles ou peu marquées. Le ligament est extérieur, formant facette entre les crochets qui sont peu écartés.
Les bords internes des Pétoncles sont toujours crénelés, et leur surface externe, souvent ornée de fort belles couleurs, présente presque toujours des côtes nombreuses.
Les Pétoncles n’ont pas debyssus; leur forme est orbiculaire, plus ou moins aplatie. Les valves sont exactement fermées. Ces coquilles sont couvertes d’un fis. 655. Pétoncle fiammuié. épiderme écailleux et souvent velu. On connaît un assez grand nombre d’espèces vivantes qu’on trouve dans toutes les mers, et presque autant d’espèces fossiles de France.
4e GENRE. StiicM. Nucula , Lamarck.
( Nucula , petite noix.)
Coquille transverse, ovale, trigone ou oblongue, équivalve et inéquilatérale. La charnière est en ligne brisée et interrompue au milieu par une fossette occupée par le ligament, qui est en pqrtie interne et en partie sur le bord des valves. Les
Fig. 656. Nucule roslrce. Fio. 657.
dents de la charnière sont nombreuses et souvent triangulaires ; elles sont lrès-pe-
tites, aiguës, et celles d’une valve s'emboîtent dans les intervalles des dents de l’autre valve. Les crochets sont contigus et obliques.
Les Nucules sont de fort jolies petites coquilles marines presque toujours nacrées à l’intérieur, et recouvertes d’un épiderme vert à 1 extérieur. Leur forme est assez variable; quelques-unes sont fort allongées. On trouve des Nucules dans toutes les mers, et les espèces fossiles de ce genre sont assez communes en France et en Italie.
QUATRIÈME FAMILLE
Les Trigonés sont des coquilles régulières, équivalves, inéquilalérales, ornées de côtes et présentant à la charnière des dents lamelleuses et striées transversalement. Cette famille se compose particulièrement d’espèces fossiles.
1er GENRE. tu'jome'. Trigonia, Bruguières.
(Tfip>vo;, trigone.)
Coquille équivalve, inéquilatérale, trigone, assez épaisse. La charnière est composée, sur une valve, de deux dents cardinales oblongues, aplaties sur les côtés, divergentes et sillonnées transversalement de chaque côté; l’autre valve a quatre dents semblables, mais sillonnées d’un seul côté. Le ligament est extérieur et marginal.
L’on ne connaît qu’une seule espèce vivante de Trigonie, et pendant longtemps elle a été extrêmement rare, parce qu’elle ne se trouve que dans des parages peu visités jusqu’à ces derniers temps, et à de grandes profondeurs ; elle est fort agréablement nacrée à l’intérieur, et la teinte de la nacre varie du jaune au violet et au blanc.
« Lorsque Y Astrolabe arriva sur les côtes australes de la Nouvelle-Hollande, disent MM. Quoy et Gaimard, nous n’ou- F|G‘ 658’ Tn?ome Pectinécbliâmes point que nous avions à rechercher l’animal de la Trigonie, dont Pérou n’avait rapporté que la coquille. Après de nombreuses recherches, ce ne fut qu’à la sortie du détroit de Bass, par un calme plat et pendant la nuit, qu’en jetant la
Fig. 659.
Charnière do la Trigonie pcclince. Fig. CCO.
drague par quatorze brasses de profondeur, nous amenâmes parmi d’autres c quilles une fort petite Trigonie vivante. 11 fallait toute l’attention que nous ypo
lions pour la reconnaître à la lueur d’un fanal. Nous tenions tant à rapporter celle coquille avec son animal , que lorsque nous fûmes, pendant trois jours, en perdition sur les récifs de Tonga-Tabou, c’est le seul objet que nous prîmes de notre collection. Ce fait ne rappelle-t-il pas cet officier, amateur de coquilles, qui porta constamment dans sa po'clie, pendant la guerre de Sept Ans, unePhasianelle, unique alors, et qu’il avait achetée vingt-cinq louis ! »
2° GENRE. . Opis, Defrance.
( Ops , Opis, surnom de la terre.)
Coquille cordiforme ; charnière longue, ayant sur une valve une grande dent
comprimée, un pou oblique, pyramidale, et à côté une cavité étroite et peu profonde; l’autre valve aune grande cavité conique pour recevoir la dent de la valve opposée, et à côté une petite dent allongée près du bord. Le ligament est extérieur; les crochets sont grands, saillants.
Fig. 661. Opis dilatée. Fig. 662. Le genre Opis est exclusivement composé d’espèces fossiles; on en trouve en France et en Angleterre.
5e GENRE. CcudtXe/.
Castalia , Lamarck.
[Castalie, fontaine du mont Parnasse.)
Fig. 665. Charnière de laCaslulic ambiguë, l'ic. 664.
Coquille équivalve, inéquilatérale, trigone, ventrue ; la charnière a deux dents lamelleuses, transversalement striées, l’une écartée, raccourcie, lamelliforme, l’autre allongée et latérale. Le ligament est extérieur ; les crochets sont recourbés, obliques et excoriés.
Ce genre, très-voisin du suivant, devra sans doute être réuni aux Mulettes. Les Caslalies se trouvent dans les eaux douces, au Pérou et au Chili.
CINQUIÈME FAMILLE
Les Naïades habitent les eaux douces; elles ont une coquille régulière, équivalvc, inéquilatérale et couverte d’un épiderme verdâtre, qui souvent est détruit et rongé sur les crochets; l’impression musculaire postérieure est multiple ou composée de deux ou trois impressions distinctes et inégales. Le pied lamelliforme est allongé.
Ier GENRE. cJlUs libelle1. Unio, Bruguières.
( Unio , perle.)
Coquille équivalve, inéquilatérale ; la charnière a, sur chaque valve, deux dents qui s’articulent entre elles quand la coquille est fermée : l’une cardinale, courte, irrégulière, simple, ou divisée et striée; l’autre latérale, allongée et lamelleuse. Le ligament est extérieur; les crochets, quelquefois très-développés, sont le plus souvent excoriés.
Les Mulettesou Moules de rivière vivent dans les fonds vaseux des eaux douces
Fig. 667. Mulelle variqueuse.
de tous les pays. On en connaît un grand nombre d'espèces qu'il est très-difliei’le de bien distinguer. Les transitions presque insensibles par lesquelles on passe de I une à 1 autre, dit M. Deshayes, feraient presque croire à une espèce unique, variant à 1 infini, selon les climats et les localités.
Les Mulet tes sont nacrées a 1 intérieur, et celle nacre offre plusieurs nuances de pourpré violet, cuivré et irisé. Ces coquilles produisent des perles, mais elles ont peu de valeur. Linné, ayant remarqué que les perles n’étaient autre chose que des excroissances dues à uneblessure ou à une maladie de l’animal, avait proposé de faire
Fig. G6S. Mulelles des peintres.
Fig. 669. Mulelle lisse.
pêcher un grand nombre de Molettes, de les percer sur un point avec une tarière très-fine, de les parquer comme on le fait pour les Huîtres, et d’attendre le temps nécessaire pour que les perles fussent formées. Ce procédé, que le gouvernement suédois crut assez important pour en faire un secret, a bien réussi à fournir quelques perles; mais la dépense l’emportant de beaucoup sur la recette que ces perles médiocres pouvaient produire, on fut obligé d'y renoncer.
Les [ilus belles espèces viennent des grands fleuves de l’Amérique. Les Moules de rivière ne sont pas mangeables ; elles sont coriaces et ont un goût extrêmement fade.
2e GENRE, Hyria, I.amarck.
( Hyrie , nymphe de Tlicssalic.)
Coquille équivalvc, auriculée, obliquement trigone. La charnière a deux dents : l’une cardinale, découpée en plusieurs parties ; l’autre latérale, fort longue et lamelliforme. Le ligament est extérieur, linéaire; les crochets sont assez développés et presque toujours excoriés.
r 10. G70. Hyrie aviculairc.
histoire naturelle.
Les Hyries, voisines des Mule lies par leur charnière, ont aussi, par leur forme, de grands rapports avec les Avicoles. Elles sont brillamment nacrées à 1 intérieur, et le bord cardinal, presque droit, est terminé par des prolongements caudi formes.
Les Hyries constituent un genre peu nombreux en especes, elles vivent dans les eaux douces des pays chauds.
Fio. 67) . Charnière de la mémo.
5e GENRE. gAdi io cloute/. Anodonta, Bruguières.
(A. privatif; gSgu;, g^gvtoç, dent.)
Coquille équivalve, inéquilatérale, légère, mince et ventrue. Charnière linéaire, sans dents. Les crochets sont assez développés, obliques et souvent excoriés. La charnière des Anodontes est sans dents, ainsi que l’indique leur nom générique; les valves ne sont articulées qu’à l’aide d’un ligament étendu extérieurement. Les Anodontes sont minces, nacrées à l’intérieur et couvertes d’un épiderme verdâtre à l’extérieur; elles vivent dans les eaux douces de tous les pays. Ou les mange dans quelques localités, quoiqu’elles soient dures et coriaces et que leur chair soit trèsfade. Les valves, grandes, profondes et légères, sont les seules parties dont on puisse tirer quelque utilité; elles servent, dans le Nord, à écrémer le lait, et on les connaît sous le nom
A' JSca faites. Fig. Charnière de l’Anodonte exotique.
4e GENRE. cJIAd 'ycelcyode'. Mycetopus, d’Orbigny.
(Mwcyiî, [j.uzstg;, champignon; tïgu;, pied.)
Coquille transverse, équivalve, inéquilatérale, mince, presque close d’un côté, mais fortement bâillante de l’autre. Charnière sans aucune dent- ni saillie ; ligament linéaire, extérieur, occupant toute la longueur de la coquille. Impressions musculaires compliquées et très-prononcées ; crochets peu développés.
Ces coquilles, dont la forme rappelle celle du genre Solen, ont de grands rapports avec les Muletles par l’animal, dont on a comparé le pied à un champignon, et i- 21
avec les Anodontcs par l'absence «le dents à la charnière ; elles en diffèrent par la forme et la disposition des impressions musculaires.
Fig. 674. Mycclopode soléniforme.
Les Mycétopodes vivent enfoncés dans l’argile durcie , et montent et descendent dans la cavité cylindrique qu’ils ont creusée, comme le font les Solens. Us vivent en grand nombre dans les mômes lieux, et habitent les eaux douces de l’Amérique méridionale.
5e GENRE
S. tTtu)i
me. Inclina , Lamarck.
FlG> 675. (Iris, couleur irisée de la coquille.)
Mycétopode
silique.
Coquille transverse, équivalve, inéquilatérale. La charnière est longue, linéaire, un peu rétrécie au centre, et garnie de petits tubercules ou de crénelures. Le liga—
Fig. 675. Charnière de l’Iridine exotique.
ment est extérieur et marginal. Les crochets sont peu développés et presque droits.
Les Iridines sont de fort jolies coquilles fluviatiles; nacrées, pourprées ou irisées à l’intérieur, elles sont revêtues à l’extérieur d’un épiderme d’un brun verdâtre plus ou moins foncé et le plus souvent excorié près des crochets. Les Iridines appartiennent exclusivement aux eaux douces de l’Afrique.
SIXIÈME FAMILLE
ainaccJ.
Les Camacés ont une coquille inéqui valve, très-irrégulière parce qu’elle est adhérente. La charnière présente chez quelques-uns une grosse dent striée ; les autres n’en ont point.
Us établissent le passage (les Conchifères dimyaires aux Conchilères monomyaires. Ces coquilles vivent en groupes nombreux et lixées aux rochers par la valve inférieure ; quelquefois elles sont les unes sur les autres. Celte petite famille et celle qui la suit fournissent une preuve de cette vérité si bien exprimée par Lainarck, que nulle part la nature ne passe brusquement d un ordre à un autre sans laisser quelques traces de celui qu’elle termine au commencement de celui qu’elle établit.
l°r GENRE.
certaXa.
Diceras, Lamarclc.
(Atç, deux; xepa;, corne.)
Coquille inéquivalve, adhérente; charnière composée dans la plus grande valve d’une dent fort épaisse, concave, subauriculaire et faisant saillie. Deux impressions musculaires. Les crochets sont coniques, très-développés, divergents, et contournés en spirale irrégulière.
La forme de cette coquille semblerait la rapprocher des Isocardes; mais elle en diffère sensiblement par. la charnière, et parce qu’elle est adhérente. Les Dieérates
connues sont toutes fossiles, elles adhè- Fig. 676. Dicérate ariéiinc. Fig. 677. rent aux corps étrangers par un petit point de l’une des valves.
2e GENRE. Came'. Chôma , Bruguières, (i Chamæ , nom ancien de ces coquilles.)
Coquille très-irrégulière, inéquivalve et adhérente. La charnière n’est composée que d’une seule dent épaisse, oblique et très-rugueuse, s’articulant dans une fossette de la valve opposée. Le ligament est extérieur et enfoncé sous les crochets, qui sont recourbés et inégaux : l’un d’eux seulement fait saillie.
Les Cames sont trèssingulières par leur forme accidentée. Elles sont presque toutes rugueuses à l’extérieur, écailleuses ou épineuses. Elles vivent à une petite profondeur, et on les trouve attachées en groupes, et par leur plus grande valve, aux rochers ou aux coraux, sur lesquels elles forment des masses con- f,g. 678. Ca™ Mince.. . Fl0. C79. cliarnière de It Camu f#Æ
sidérables. Leur développement irrégulier tient à ce qu’elles se gênent mutuellement dans leur accroissement.
5° GENRE. ClmWake. Cleidüthœrns, Sowerby .
(K'àsi;, clef; Oatpoj, charnière.)
Coquille inéquivalve, irrégulière, adhérente ; une dent cardinale libre reçue
dans une fossette de la valve opposée. Un osselet calcaire allongé, irrégulier, retenu dans des impressions profondes de chaque valve par un ligament convexe; deux impressions musculaires sur chaque valve ; ligament externe.
On ne connaît qu’une seule espèce de ce genre qui représente à l’extérieur une Came sénestre, mais qui diffig. es2. fère essentiellement des Cames par la présence de l’osselet logé dans la cavité des crochets, et retenu par un ligament particulier. Le Cleidothère vient des mers de l’Inde.
4e GENRE. (Ctl ?e/u&. Etheria, Lamarck.
( Éthérie , nymphe, une des Océanides.)
Fig. 6S0. Cleidothère blanc. Fig. 681.
Coquille adhérente par l’une ou l’autre valve, irrégulière, inéquivalve. Charnière subsinueuse, sans dents. Le ligament est extérieur, irrégulier, et pénètre en partie dans la coquille. Les crochets sont courts, comme enfoncés dans la base des valves et excoriés.
Les Élhéries ont à peu près la forme des Huîtres, dont elles se distinguent par
Fig. 683.
Éthérie de Carteron.
Fig. 684.
la présence de deux muscles adducteurs des valves. Ces coquilles sont nacrées et souvent comme boursouflées à l’intérieur ; leur surface externe est écailleuse.
Elles vivent dans la mer, attachées aux rochers, à de grandes profondeurs et en groupes nombreux. On en trouve dans le haut Nil et dans le lleuve Sénégal. Les nègres savent apprêter ces coquilles et les rendre supportables même pour les Européens.
DEUXIÈME ORDRE. — ACÉPHALÉS MONOMYAIRES.
Tous les Mollusques de cet ordre n’ont qu'un muscle adducteur des valves ; ce muscle semble traverser leur corps , et son point d’insertion unique sur chaque valve est marqué par une impression subcentrale. Les coquilles qui appartiennent aux animaux de cet ordre sont généralement irrégulières, inéquivalves, et d’un tissu ordinairement feuilleté. Le système nerveux des Mollusques de cet ordre n'est plus symétrique comme celui des Acéphalés dimyaires. Cependant ces derniers caractères ne sont pas rigoureusement exclusifs, car parmi les Acéphalés monomyaires, on remarque des coquilles équivalvcs, régulières, et dont le tissu n’est pas feuilleté, et des animaux dont le système nerveux est symétrique.
La forme du pied et les rapports de cet organe avec le manteau ont servi à établir trois groupes principaux d’Acéphalés dimyaires. Les caractères généraux qui servent à former des groupes analogues parmi les Acéphalés monomyaires sont tirés des rapports du ligament avec la coquille. En effet, les uns (tre section ) ont un ligament marginal allongé sur le bord et sublinéaire ; les autres (2e section) ont un ligament non marginal, resserré dans un court espace, sous les crochets. La 3e section se compose des coquilles dont le ligament, la charnière et l’animal sont peu connus.