‹ Leçons élémentaires sur l'histoire naturelle des animaux. Précédées d'un aperçu général sur la zoologie. ConchyliologieChapitre 99 sur 123 · III ST 01 HE N AT LU ELI, K · texte numérisé non relu

III ST 01 HE N AT LU ELI, K

lys

côté des crochets, qui sont séparés par une surface plate ayant au centre une ouverture triangulaire pour le passage du ligament. Deux masses spirales occupant une grande partie de l’intérieur des valves.

M. Deshayes fait observer que la présence de ces niasses • ) spirales , qui ne sont que les

/- '"as Pétrifiés de l'animal, ne ' suffit pas pour distinguer ces coquilles des Térébratules. On

10g. 755. Spirifôre’slrié. 10o. 756. Spirifore trigone. trouve parmi |t.S Spirifères de

Sowerby des coquilles qui ont le crochet percé comme les Térébratules, d’autres qui n’ont aucune ouverture à cetle partie, d’autres enfin qui ont une fente triangulaire au-dessus du crochet. Le SpirLfère ondulé dont nous donnons la ligure est connu vulgairement sous le nom de Chapeau-de-l’Empereur ; on le trouve dans le département du Pas-de-Calais.

3e GENRE. Cxeteuïcttule. 7 erebratulci, Bruguières. ( Terebralus , perforé.) .

Coquille iuéquivalve , régulière , subtrigone, attachée aux corps marins par un

pédicule court et tendineux. La valve la plus grande a un crochet avancé, souvent courbé , percé à son sommet par un trou rond ou par une échancrure. Charnière

Fig. 757. Charnière da Tèrébralule. Fig. 758.

composée de deux dents sur une valve, et de deux fossettes correspondantes sur

Fig. 759.

Fig. 760.

Fig. 761.

Térébralnle'boréale.

Tèrébralule australe.

l’autre. A l’intérieur, deux branches grêles, élevées,

Fig. 762.

Tércbratulc ailée.

fourchues et diversement

rameuses, naissent du disque de la petite valve, et servent de soutien à l’animal.

On a proposé rétablissement de plusieurs genres aux dépens des 'lerehratules, et ces démembrements successifs, qui sembleraient devoir facililei la di Ici minalion

Fig. 763. Tcrébratule peigne. Fig, 764. Fig. 765. Térébfatule lyre.

des espèces, n’ont fait qu’augmenter les difficultés que présente un genre aussi r relie et aussi important pour l’étude de la géologie; et, comme le fait judicieusement observer M. Desbayes, les auteurs ont porté leur attention sur la forme extérieure de ces coquilles plutôt que sur l’ensemble des caractères qu’elles présentent : aussi est-on toujours dans l’attente d’une bonne classification.

4° GENRE gMIdcuj eu». Magas, Sowerby.

(Maya:, chevalet d’un instrument à cordes.)

Coquille équilatérale, inéquivalve; une valve convexe avec une surface triangulaire divisée au centre par un sinus anguleux ; l’autre valve plate, avec une charnière droite et deux élévations au centre. La plus grande valve, dont le sommet est écliancré, a deux dents en crochet; l’autre valve porte intérieurement à son milieu une sorte de cloison longitudinale qui s’avance jusqu’aux deux tiers de la longueur de la coquille, et qui paraît avoir partagé jusqu’à cet endroit l’animal en deux parties. Cependant la cloison laisse vide, du côté de la charnière, un espace occupé par deux petites attaches calcaires rubanées qui partent de cette dernière, et, en s’écartant un peu de la ligne de la cloison, vont s’y réunir au centre de la coquille.

5e GENRE. Ottcidc- Uncites, Defrance.

( Uncus , crochu.)

Coquille libre, inéquivalve, régulière, la plus grande valve ayant un crochet avancé, courbé, non percé à son sommet ; celui de la plus petite valve se courbant et s enfonçant dans le talon de la plus grande. Charnière peu connue, mais de laquelle dépendent deux pièces osseuses, minces, en forme de faux, et qui s’avancent dans la plus petite valve.

Fig. 766. Magas concave'.

Fig. 767. Uncile grypholde.

0e GENRE.

CÈc«

Thecidea, Defrancc.

( Theca , petite boîte.)

Fig. 768. Thér.idée rayonnante. Fig. 769.

Coquille adhérente, symétrique, équilatérale, régulière, très-inéquivalve. Une valve creuse à crochet recourbé et entière; l’autre, plate et operculiforme. Charnière ovale, formée sur la valve plate par une grosse dent médiane s’emboîtant entre deux dents écartées ou condyloïdiennes de l’autre valve. Deux impressions semi-lunaires, ciliées à l’intérieur.

7e GENRE. 1 y opl? omette'. Strophornena, Défiance.

(Svpccpwp.a, charnière ; (j.evw, je résiste.)

Fig. 770. Slrophomène rugueux.

Coquille régulière, symétrique, équilatérale, à valves presque égales, dont l’une est plate et l’autre un peu concave ; charnière transverse, droite, offrant à droite et à gauche d’une subéchancrure médiane un bourrelet peu considérable, crénelé ou denté transversalement. Aucun indice de support.

8e GENRE. S4-mtaitu«.e. Pentamerus, Sowerby.

(rUvTc, cinq; p.spo;, partie.)

Coquille équilatérale, inéquivalve. Une valve divisée en deux parties par une cloison centrale, l’autre valve ayant deux cloisons qui la divisent en trois parties. Crochets recourbés, non perforés.

Ce genre a été établi d’après le moule seulement. Ce moule est composé de cinq parties solides , deux pour une valve et trois pour l’autre, et dont l’assemblage constitue une masse assez considérable, subglobuleuse, ayant l’aspect de certaines espèces de Térébratules bien symétriques, Fig. 77t. Penumcre iicKnighi. avec un sommet recourbé sur une valve. -

9e GENRE. cWi^ocepljalV Strigocèphalus , Defrance.

(ÏTjii-, cannelure ; xetpaXni, tète.)

On a trouvé dans les couches anciennes des environs de Chimai une espèce de coquille bivalve qui a quelques rapports avec les lérébratulcs, mais dont la charnière porte des caractères différents de tous les genres connus. Celte coquille est globuleuse, inéquivalve, inéquilatérale, et presque de la grosseur du poing. La valve la plus grande ou inférieure se prolonge et se redresse au sommet. Entre elle

et la valve supérieure, il se trouve, comme dans certaines espèces de Spirifères et de Térébratules qui ne sont pas percés au sommet, un espace assez grand. L appareil de la charnière est très-remarquable. La valve inférieure porte deux dents relevées en crochet, qui laissent entre elles un espace de sept à huit lignes; c’est dans cet espace que se trouve l’appareil en question, qui tient à la valve supérieure par une carène élevée de deux lignes environ, et qui se termine d’abord par deux appendices qui vont s’appuyer de chaque côté contre les dents, et au milieu desquels il se trouve une sorte

1 riU. / * s. LJU jjjuccpmuo

de colonne de neuf lignes de longueur et de la grosseur de Muni»,

d’une plume à écrire. Cette colonne devient plate, et se bifurque à son extrémité pour laisser entrer dans la bifurcation une autre carène aiguë qui a quatre lignes d’élévation, et qui se trouve placée longitudinalement dans la valve inférieure; en sorte que les valves, en s’ouvrant, ne peuvent se déranger ni à droite ni à gauche, étant maintenues par la base de la colonne.

DEUXIÈME FAMILLE

Les espèces peu nombreuses que renferme cette famille sont adhérentes à l’aide d’un long pédicule tendineux.

GENRE tuujuie. Lincjulci, Lamarck.

(Unguia, diminutif de lingua, langue.)

Coquille subéquivalve, symétrique, aplatie, ovale-oblonguc, tronquée à son sommet, terminée en pointe à sa base , fixée aux corps marins à l’aide d’un pédicule tendineux. Charnière sans dents. Impressions musculaires multiples.

Fin. 775.

J. inouïe analino.

L’animal des Lingules est ovale-oblong, aplati, symétrique ; les lobes du manteau sont désunis dans la moitié antérieure de leur circonférence, et contiennent

Fig. 776. Lingule anutine.

dans leur épaisseur des branchies subpectinées. La bouche, petite, est située à la partie médiane et antérieure du corps, entre deux bras ciliés, assez grands, et tournés en spirale pendant le repos.

TROISIÈME FAMILLE

Dans celte famille, les espèces ont uri pédicule court, traversant une échancrure de la valve inférieure.

Ie' GENRE. i/cul'e. Orbicula , Cuvier.

( Orbis , rond.)

Coquille orbieulaire, inéquivalve, sans charnière apparente. Valve inférieure très-mince, aplatie, adhérente aux corps marins ; valve supérieure subconique , à

sommet plus ou moins élevé. L’animal est composé de deux masses rougeâtres, et de deux bras allongés, bleus, garnis de franges jaunes, épaisses et un peu crépues. Les organes de la respiration consistent en un réseau vasculaire occupant toute la surface du manteau. La valve inférieure est fendue pour le passage du faisceau fibreux

Fig. 777. Orbicule de Norwége. Fig. 778. qui la fixe aUX COI pS SOUS maiinS. LeS Ol-

bicules sont des coquilles qui paraissent plutôt cornées que calcaires. On n’en connut d’abord que la valve supérieure, que l’on considéra comme une Patelle. C’est une Orbicule non complètement développée qui est pour Lamarck le type du genre Discine.

Les Orbicules se trouvent dans les mers du Nord et celles de l’Amérique. Les espèces fossiles appartiennent aux terrains anciens.

E. ffii

UU'lltC'-

Distinct , Lamarck.

( Disons , disipic.)

Coquille inéquivalve, ovale-arrondie, un peu déprimée, à valves ayant chacune

un disque orbiculaire central, très-distinct; le disque de la valve supérieure non percé, ayant au milieu une protubérance en mamelon ; celui de la valve inférieure

très-blanc, divisé par une fente transversale.

Ce genre a été établi, avons-nous dit, pour une coquille non encore développée, et qui n’est que le jeune âge de l’Orbicule de Norwége.

QUATRIÈME FAMILLE

tante J.

Les espèces de cette petite famille sont adhérentes parleur coquille et sans l’aide d’un ligament.

1er GENRE. Ç^aSlœoiej. Calceola , Lamarck.

( Calceolus , crâne, tête.)

Coquille inéquivalve, triangulaire, turbinée, aplatie en dessous. La grande valve creusée en capuchon, tronquée obliquement à l’ouverture, ayant son bord cardinal droit transversal , un peu échancré et subdenté au milieu, et son bord supérieur arqué. La petite valve aplatie, semi-orbiculaire, en forme de couvercle, ayant à son bord cardinal un tubercule de chaque côté, et au milieu une fossette avec une petite lame.

Tels sont les caractères que Lamarck assigne à une coquille Fig. 779.Caicéoie sandaiine. fossile d’Allemagne. On n’est point encore fixé sur la place définitive que tes Calcéoles devront occuper dans la méthode.

2' GENRE. (Bmxmw- Crania , Bruguières.

( Cranium , crâne, tête.)

Coquille inéquivalve, suborbiculaire. Valve inférieure presque plane, percée à sa face interne de trois trous inégaux et obliques. Valve supérieure très-convexe, munie intérieurement de deux callosités saillantes.

Lamarck ne connaissait ce genre que par la coquille, et il le plaça à tort parmi les Rudistes ; l’animal étudié par Poli est un Brachiopode ; ce genre doit donc faire partie de ce derniei ordre. Les trois trous dont est percée la valve inférieure Fig. ^so. Cran'e en masque, des Cranies donnent à cette valve quelque ressemblance avec un crâne humain aplati. Bruguières suppose que ces trous sont les points d'attache par lesquels la coquille adhère aux corps marins. On trouve des Cranies vivantes dans l’Océan Indien et dans la Méditerranée. Les espèces fossiles appartiennent aux couches les plus anciennes et à celles de la craie.

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