‹ Leçons élémentaires sur la rhétorique, la littérature et la versification française, précédées dChapitre 3 sur 34 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

» elles n'en font plus auéun usagé. Pourquoi » donc y donner, dans lâ jeunesse, un temps • si considérable, qui pourrait être em- » ployé à des choses plus utiles et non «moins agréables, comme serait entre au- »tres le dessin, qui peut beaucoup servir > aux ouvrages dont les dames ont coutume »de s'occuper.

» Plus loin, cet excellent guide parle de la danse à laquelle on consacre , suivant lui, beaucoup trop de temps. Quelles plaintes n aurait-il pas faites de nos jours , s'il eût vu Textravagance avec laquelle les mères donnaient elles-mêmes , il y a quelques années , leurs filles en spectacle dans des bals, où ces jeunes imprudentes affectaient tous les airs et imitaient tous les pas, toutes les attitudes des danseuses de profeS'^ sioo. Heureuse-nentle^candaleacessé, et si M.Burat peifist-àVec tous les g^ftlsVensés, que la danse et la tnusrque occupent encore une trop graûdîe pTaqç ^nns l'éducation , du moins ltieia*evrx chang^ement qui s'est opéré ne lu* d'pW' fourni" matière à quelque éloquente phîlîppîque contre des abus si contraires aux bonnes mœurs et à la religion. D'ailleurs le ton de Juvénal n'est pas celui de notre auteur. Il ne veut pas faire entrer la raison de force dans les esprits; il cherche à Tinsinûer doucement dans les cceurs. Ce choix , qui tient peut-

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être au caractère de récrivain \ auDOoce aussi ua esprit iudicieux. M. labbé Burat »

toujours eu s'appuyant de raûtorité de lloliiu^ montre à ses élèves les avantages que procure la culture de Tesprit. Mais comme il sait que les préceptes sont arides, et que pour persuader il faut commencer par plaire , il répand des fleurs sur la route dans laquelle il engage les jeunes personnes.

» L'ouvragedeM.Buràt est divisé en trois

parties, la Rhétorique, la Versification et la Littérature. Je ne sais pas comment l'auteur a pu renfermer dans quatre-vingt-seize pages qui composent sa première division, presque tous les documens nécessaires sur un pareil sujet. Les tropes, par exemple , offraient plus d'un écueii ; rien n'était pltis facile ^ue d^ tomber. dans la prolixité en traitâBt» cetW niatfère é^ ou de re-

.buteY^dès"^lëv^8«jpapola multiplicité des termes techpîaufât cfûé ne sont pas tous faciles à retëpîr^..L'iui€ti|r «t su éviter ce double écuéa/Êfg^él^eiaEJô louable sobriété de l abréviateur , à la clarté de ses définitions, àrheureuxchoixde ses exemples, une jeun^ personne qui aura lu les élémens de rhétorique avec soin , aura acquis des notions suffisantes à cet égard .

sans que l'ennui et le dégoût aient jamais découragé son ardeur et son zèle.

AYB&TISSEHENT. 5

» Après la Rhétorique, M. Burat a consacré un chapitre tout entier , mais court et substantiel , à la versification française.

Peut-être l'auteur eûf-il dù-placer ce chapitre comme un appeudice à la .fin de son ouvrage ; mais du moins on ^ra forcé, de.

convenir qu'il n'a rien omis de ce qui était utile à dire. Je dois d)outer que l'auteur aurait pu , sans scrupule , grossir: c^lt^ partie de l'ouvrage par un plus grand, nombre de citations; mais uniquement occupé de l'instruction de ses élèves » il n'jai pensé qu'à eux , et nuUemeBt à ses intérêts d'au<« teur. Tout son livre atteste cette vériti^.

» La troisième partie est la plus considérable de l'ouvrage ; elle traite de la Utté* rature en général et embrasse tous 1^ genres de poésie. Il nen est pas un. sur lequel M« Burat n'ait recueilli les meilleurs préceptes et les plus heureux exepiples* On voit qu'il n'épouse aucun parti en litr térature. Amis ou ennemis » il met à contribution tous les écrivains distingués, et ne parait reconnaître d'autre autorité que le mérite avoué de ceux auxquels il em^ prunte ses citations; Il proteste un respect véritable pour les grands auteurs* du siècle de Louis XIV, et n'en rend pas moin;?

justice au talent prodigieux deVoltaire. Il paie à Voltaire le tribut qui lui est dû, mais sans négliger Régnard. Dans 1 ode ,

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