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Le mot terminé en ant peut prendn <)ans le discours trois positions différentes 1*' il peut être énoncé sans régime ni cornplément; â"" il peut être précédé de l'ui ' ou de lautrciS* il peut être suivi de lui ou de l'autre.
Le mot terminé en ant, n'étant précédé.] ou suivi ni de régime ni de complément »
sera généralement regardé comme expri^l mant Tétat, la qualité , la manière detre,.] par conséquent» comme adjectif; comm< dans les exemples ci'^dessus cités.
Cependant Fénélon a dit: ia mermu^ gissdinl ressemblait à une personne ^ qui ayant été iong-temps irritée..,
Delillc a dit aussi avec raison :
Un fier torrent s'éehappc , et l'onde nmgisMmU , Traîne , en précipitant ses flots amoncelés, Pâtre , ëtable ^ troupeaux confusément roulés.
Ce n'est point parce que Tonde mugit ou'elle traîne : il ne s'agit donc que de 1 état de Tondcj d'être mugissante.
Le mot en ani sera encore considéré
comme adjectif, lorsque le régime ou le
complément le précédera. »
. Ainsi , je dirai : on la voit sans cesse
étirante , par plaisir médisante, désoblir-
DES PARTICIPES. 1 t
feante; parce que cette inversion atténue acte, et présente le nom soua le rapport le son état, do sa manière d'être, plutôt fue comme faisant telle ou telle action, [ais je dirai : on la voit errant sans cesser Hisaut , désobligeant par plaisir.
Si le mot terminé en antest suivi d'un régime » il faut examiner si ce régime est j^direct ou indirect* ou même simple complément. Si le régime est direct, le mot en ant est participe, et par conséquent invariable.
La difficulté sera plus grande , si le mot en ant est suivi d'un régime indirect ou d*^un complément. Il faut alors examiner attentivement le sens des phrases, afin de pouvoir déterminer la nature du mot douteux. On dit : voiïà une étoffe approchante de ia vôtre ; voilà des mots approchants des termes latins, parce que c est ici Tétat » la manière d*étre, et non pas lacté.
Dégouttant, ruisselant et plusieurs autres mots, ont une double signification dé* gouttant^ signifiant qui tombe par gouttes , désigna Tacte, et prend la nature du verbe, s'il est suivi dun complément. Ainsi, ia dirai : la rosée dégouttant des feuilles. Mais si l'on entend par ce mot, laissant tomber des gouttes , il conserve la nature de Tad-