DES PARTICIPES
remplacé par le participe présent du même verbe, le régime qui précède le participe est encore le régime de ce participe. Ainsi, je dirai: (es écoUerB que fui vus écrire 9 parce que je puis dire :j* 'ai vu les écoliers écrivant.
S"" Si du régime qui précède le participe , on peut faire le sujet dû second verbe, cv régime est encore celui du participe. Je "dirai donc : la femme c^ej'ai vue peindre, si elle peignait; parce que je puis dire, je lai vue peignant , j ai vu elle peindre.
Les participes des verbes faire et laisser offrent quelques difficultés qu il est bon d^éclaircir.
Le participe fait, suivi d*un infinitif, soit actif, soit neutre, est toujours invariable, parce qu'il forme un sens indivisible de l'infinitif qui suit. Je dirai donc . les voieurs qnej*ai fait prendre ont été condamnés ; et en parlant d'une femme : il Va fait passer , il l'<i fait mourir.
. Mais il faut dire : elle s est faite religieuse, ses parens Ton faite religieuse; parce que les régimes se, là, appartienr Dent au participe fuite, et qu'on peut dire elle a fait elle religieuse; ses parens ont fait elle religieuse.
Laisser j dans plusieurs cîrconstauce&,
l8 . TABLEAU
suit la même règle» c'est - à - dire qu'il s'identifie a?ec ricifinitif suivant Ainsi \e dirai, en parlant dune perdrix : ja €*ai laissé manger au chat, parce que le pronom 4a est régime du second verbe, j*ai laissé manger eUe. Mais je dirai :je Y ai laissée mourir ^ parce que je puis dire* laisser une femme passer, mourir.
Le mot e^ pronominal « placé devax^l le participe, ne peut jamais être un régime direct; il nen est que le complément; et par conséquent le participe doit rester indéclinable. Ainsi^ jedirai:^''a^i/67natu^ Tnes iiiyres ^ et l'on m en a^ envoyé. Le !
participe envoyé est indéclinable, parce !
que en n est que le complément du régime !
direct; on fn'a envoyéune partie d*eua>, de mes iwres.
Une femme peut-elle dire: ja me suis figurée ^ je fne svds imaginée que teue chose était? Ces deux verbes étant réfléchisj indirects , le pronom ine qui les précède n'est pas régime direct, par conséquent il n'y a point d'accord. C'est comme s'il y avait, j ai figuré en moi, j'ai imaginéen moi. * Dtra-t-on : i^eftte femme n'est pas aussi beUequejeV avais imaginée, (ruejeVavais pensée,^ que je V avais crue? Lo profK)m
DES PARTICIPES. IQ
I te ne représente pas ]a femme ; il ne représente que la qualification» j'ai pensé ijue Cela éfait. Par çonséqiient il faat dire , imaginé, pensé, onu
Le participe passé i précédé du mot peu, offre encor<B quelques difficultés qu'il (aut examiner.
Ou ce mo( peu est seul , pu il est accompagtié d un substantif plurj^r ou dun substantif singulier,
i"" Si le met peu est seul, le participe passé se rapporte à ce mot peu, qui est toujours singulier masculin. Ainsi je dirai : ie peu que tu as perdu; le peu que nous avons gagné ; parce que perdu et gagné s'accordent a?ec que , qui signifie iequeipeui
2"" Si le mot peu est accompagné d*UQ substantif pluriel, il faut toujours faire accorder le que et le participe et le substantif. Je dirai donc: le peu délivres que vous a/oez lus; ie peu de fautes que vous avez faites. Qu^ , signifie lesquels livres , lesquelles fautes.
5"" Si le mot peu est accompagné d'un substantif singulier, il faut examiner si ce moipeu^ avec un substantif, signifie une petite quantité de l'objet désigné, ou le défaut ou manque de cet objet. S'il signi-