‹ Leçons élémentaires sur la rhétorique, la littérature et la versification française, précédées dChapitre 5 sur 34 · PARTICIPE PASSÉ · texte numérisé non relu

PARTICIPE PASSÉ

Le participe passé est cette partie d\ l'infinitif qui a des genres et des nombres et qai tarie selon les circonstances. Il doi donc être considéré comme participant à\ verbe oa de Tadjectif. Dans le premiej cas , il Tarie suivant les mots auxquels se rapporte; dans le second, c'est-à*dire considéré comme adjectif, il s'accorde ei genre et en nombre avec le nom auqitel est joint. On dit , des provinces conquises] des batailles gagnées.

Le participe passré s'accorde avec le sujet de la phrase dans les verbes passifs et dans Ips verbes neutres, dont les temps composés sont formés avec l'auxiliaire être. EXEMPLE : Mon frère est aimé; ma sœur est aimée ; m.es frères sont revenus; mes Sû&u^s sont parties.

Le participe passé , accompagné de

I DES PARTICIPEfl. l3

pauxUiaire avoir, ne 8'accorde iaroais avec

[le sujet du verbe, ni avec le régime direct

du verbe, quand ce r«^gime est placé après

le participe; mais il y a toujours accord ,

Ïuand ce régime est avant le participe.

XEUfLs: Les lettres que f ai reçues; les livres gue Pu m^as prêtés; et en parlant dune ou de plusieurs femmes , je l'ai vue; je les a% vues.

Il faut observer que le régime direct est ordinairement représenté par les pronoms quej me, te , se^ nous^vouSy le.la , leSj pu par quelqu'un de ces mots, quel , qt^ls^ que de , combien de. Ces deux derniers , ; fue dey combiende^ offrent des exceptions.

S'ils marquent une idée de nombre ou de qualité, il y a accord; si c'est une idée d'étendue ou de grandeur, il n'y en a point.

Dans le premier cas , je dirai donc : qus \ de femmes j'ai vues ! combien de belles [ choses il a étalées à nos yeux! c'est le quot des latins. Et dans le second cas, je dirai, sans accord : qtte de grandevrr (fâme il a montré l combien de gloi/re vous vous êtes acquis ! c'est le quantimh des latins.

Les verbes réfléchis et réciproques suivent la même règle que les verbes actifs dont nous venons de parler. Mais dans ces

TABITAIÎ

bes , il faut bien prendre garde de conidre le régime direct avec le régime îqect. Pour connaître la nature de ce»; bes, il faut les diviser en deux classes^ directs et les indirects, jomme le verbe réfléchi est celui dont :tioD réfléchit directement ou indirec-' aent sur son sujet, et que cette action toujouiB exprimée par un pronom de.

même personne et du même nombre»; "ensuit que l'accord a toujours lieu avec verbes réfléchis directs. Je dirai donc !

5 s'est donnée pour savante , c 'est-àe , elle a donné elle ou soi. Je dirai , au itraire; elle s'est donné des louangeê i ' ;t comme si je disais elle a donné à elle à soi , parce qu'alors le verbe est r6- :hi indirect.

Le verbe réciproque est formé comme réfléchi, et a pour régime les mêmes inome. Toute la différence qu'il y a, it que le réciproque suppose plusieurg ets qui agissent réciproquement les uns ■ lea autres. Je dirai donc : nous noue nmes cherdiés long-temps , c'est-à-dire us avons cherché nous. Mais si je dis, ut nous soTïimea cherché qtiereiie , il a point d'accord, parce que le verbe réciproque indirect, puisqu'il faut dire, LIS avons cherché querelle d nous.

BBS PAaXICIPES. l5

Si le participe est précédé de son régime ifirect, et snivi du sujet du verbe, cela B^oflue en rien sur laccord du participe avec le régime. Ainsi il faut dire : la leçon qae votts ont 4onnéevo3 mailres»

Le participe, précédé du régime direct .

et suivi d'un adjectif ou d'un substantif^ est encore déclinable » parce qu'il suffit que le nom , le pronom ou le relatif qu^^ ufié précède le verbe , pour que l'accord ait lieu. Ainsi je dirai : les Romaine su sont rendus célèbres 4 les Romains qui SB sont rendus maîtres de la ville.

Si le participe , joint â l'auxiliaire avoir, forme un de ces verbes qu'on nomme im* personnels , Tusage veut qu'il soit indéclinable. Je dirai donc sans accord : ies etuhleurs qu'il a fait cet été , et non pas faites^ les inondations quU y aea cette année, et non pas eues.

vm,

. Quand le participe est suivi d'an înft* nitif , il faut examiner avec attention si te régime qui précède le participe dépend de lui ou de Tinfinitif qui suit. »

l6 TABLEAU

i"" Si le participe est celui d'un verbe^ actif, et l'infinitif celui d'un verbe neutre J le régime qui précède le participe appartient à ce participe. Ainsi il faut dire : <e«écoliers qnëj'ai vus arriver ; ia femme que f ai vue tomber.

2** Si le participe est celui d'un verbe | neutre, et 1 infinitif celui d'un verbe actif,: le régime appartient à l'infinitif» et par; conséquent le participe est invariable:

voUd les vers que vous avez paru etésirer.

y Si les deux verbes sont actifs , il sera plus difficile de distinguer auquel des deux^ appartient le régime. Si j'ai cette phrase à écrive iVarriette que^'aîentendu chanter^ je verrai facilement que le régime qu& ne se rapporte pas au premier verbe entendur parce que je ne puis pas dire: /ai entendu l'arriette chanter. Il se rapporte donc au second verbe.

Voici un moyen qui servira beaucoup pour connaître auquel des deux le régime appartient : i* Si l'on peut mettre le substantif dont le régime pronom tient la place, immédiatement après le- participe, point ^ de doute que ce pronom ne soît le régime du participe. Je dirai donc : l'actrice que y ai entendu chanter, parce que je ne puis mettre lemot ac^ceimmédiatementaprès le participe , et dire : j^ai entendu fautrice chanter i a^ si l'injSnitif peut être

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