‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 128 sur 914 · REGRETS · texte numérisé non relu

REGRETS

| nes connois mon temps premier perdu ; L\ De retourner jamais ne m'est possible.

t{ De jeune, vieux, de beau , laid suis venu. En jeunes ans, rien n’étoit impossible À moi jadis , hélas ! ce me sembloit.

C’étoit abus qui caultement embloit Ce peu qu’avois alors de connoissance , Quand je vivuis en mondaine plaisance.

Des dames lors étois bien recueilli, Entretenant mes douces amourettes.

Amour m'avoit son servant accueilli, Portant bouquets de boutons et fleurettes :

Mais maintenant , puisque porte lunettes,

Octavien de Saint-Grelais, né à Cognac, en 1 465 ou 1466, de Pierre deSaint-Gelais, marquis de Monthieu et de Saint- Aulaye, et de Philiberte de Fontenay, fit ses études au collége de Sainte-Barbe, à Paris, sous le célèbre Martin Lemaltre, qui devint confesseur et aumônier du roi Louis X1. Ces deux charges devaient mettre à de rudes épreuves la conscience d'un homme religieux. Après avoir suivi des cours de théologie en Sorbonne et aux écoles de Navarre, Octavien embrassa l'état ecclésiastique ; mais il se livra

Page 1