REMI BELLEAU
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D Cr à UITTE le ciel, belle Astrée ; En France tant désirée, Viens faire ici ton séjour
À ton tour :
Assez les flammes civiles Ont couru dedans nos villes, Sous le fer et la fureur ; Assez la pasle famine , Et la peste , et la ruine, Ont ébranlé ton bonheur.
Le rocher, ni la tempeste,
Toujours ne pend sur la teste
Du pilote paslissant , Frémissant :
La nue, épaisse en fumée,
Toujours ne se fond armée
De feu , de souffre et d’éclair ;
Quelquefois, après l'orage,
Elle fourbit le nuage,
Et le rend luisant et clair.
Montre -nous ta face belle En cette saison nouvelle ;
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