‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 21 sur 914 · CROP ROSE · texte numérisé non relu

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“les jeux et miracles précédèrent les mystères, il pense que les associations des ménestriers , par- Æ courant les villes et châteaux , introduisirent nése cessairement l'usage des pièces dialoguées.

‘ie « Je n'hésite pas, ajoute-t-il, à regarder le fa- 4 » bliau des deux Bordeors ribauds, les jeux-

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» parlis et quelques autres morceaux de poésie » où plusieurs personnages prenaient part à l’ac- » tion, comme les premiers monuments de l’art » théâtral. À leur tête je placerai le charmant » fabliau d’Aucassin et Nicolelle. Je partage » l'opinion de Sainte-Palaye, qui prétendait » que cette pièce avait été composée sous saint B Louis; car si on la compare avec celles qu'on » doit aux poëtes Jehan Bodel d'Arras, Jehan le »___» Rigoler, Jehan le Gallois d'Aubepierre, Jehan . » et Baudoin de Condé, Jehan de Boves, Rute- & » bœuf et autres rimeurs du treizième siècle, on 5» trouvera une grande différence dans le lan- << » gagc,eton en conclura que celui de cette pièce, » qui est imprimée, doit être plus ancien.

cs + Ce jeu, qu'on qualifie ordinairement de fa- “> » bliau, quoiqu'il n’en soit pas un, est alterna- % » tivement mêlé de vers et de prose, particulay»rité d'autant plus remarquable que tous les .. »’autres sont entièrement rimés. La prose , qui æ »se déclamait, contient le développement du » Sujet,et les vers qui la coupent d’espace en esy» pace, étaient chantés, à peu près comme les % »ariettes de nos opéras-comiques. Le trouvère 4 » qui faisait le principal rôle récitait à voix haute »et sonore l’histoire ou la fable en prose, qui

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