SUR LA MORT DE FRANÇOIS I
DÜc nn .e E, mon triste et doux chant, De dure destinée, se D'un ton fort lamentable, Ni si triste douleur
De dame infortunée, Qui mon cœur et mon œil Voi en bière et cercueil ?
Je jette un œil touchant De perte irréparable, Et en soupirs cuisants Je passe mes beaux ans.
D 000 me + ee Ù 0 ©
Qui en mon doux printemps Et fleur de ma jeunesse,
Eutends '8 adieux de Yarle, ite %
France, et garde :0n suuseiir. | Le vent souffle, on quitte le pioge. À Et, peu touché de mes sarnglots,
Dieu , pour me rendre à ton rivage,
Fût-il un tel malheur
oc Lo mer ses eaux, le navire ses voiles, n'es Un bols sa feuille, un antre son effroY, nn Un grand palais la pompe de son roy, Et un anneau 8a perle précieuse :
Ainsl perdra la France soucieuse
Ses ornemens, perdant la royauté Dieu n'a polut soulevé les flots! si Te Qui fut sa fleur, ss couleur, sa beauté. Adieu, charmant pays de France . n, ; Ju (|
Le inatheur de Marie Stuart a encore inspiré les vers sui- ee she us enfance, vants à Ronsard : | Adieu! te quitter c'est mourir. ; Encores que la mer de bien loin nous sépare, Lorsqu'oux yeux du peup'e que j'olme .. Si est-ce que l’esciair de vostre beau soicil , Je celgnis le: lis éclatants, -
. De vostre œil qui n’a point au monde de pareil. U applaudit au rang suprême a Jamais loin de mon cœur par le temps ne s'égore. Moins qu'aux charmes de mon printemps.
À En vain la grandeur souveraine
Royne qui enfermts une royne aussi rare. N'attend chez le sombre Ecossais, À
| Adoucissez votre ire et changez de conseil : Je n'ai désiré d'étre relue .
. Le soleli se levant et allant au sommeil Que pour règuer sur des Françal:.
' Ne voit point en la terre un acte si barbare.
Adieu, charmant pays de France — ed Peuples, vous forlignez, aux armes nonChalonlis, Que je dois tant cherir,
+ Le vos ayeux Renaulds , Lancelots et Rolsnds, Rerceau de mon heureuse enfauce,
| Qui prensient d’un grand cœur pour les dames querelle, Adieu ! te quitter c'est mourir.
Les gardalent , les sauvalent, où vous n'avez, Françols, L'amour, la gloire el le génie
ù Eucore osé toucher ny vestir le harnols Ont trop éprouvé mes beaux jours;
à Pour oster de servage une royne si belle. Dans l'incuite Calédonle 9 De mon sort va changer le cours.
D Le célèbre poëte allemand Schiller , auteur d'une tragédie Hélas! ua présage terrible
> qi a pour titre : Marie Stuart, prète ces pensées à la reine Doit livrer mon cœur à l'effrol :
d'Écosse, prisonnière de la trop cruelle Élisabeth : « Là où s'é- J'ai cru voir, dans un songe horrible, lèvent ces antiques montagnes commence la frontière de mon ph echafaud drésss pour MOI: royaume ; et ces nuages qui courent vers le midi, ils vont cher- Adieu, charmant pays de France
cher l'Océan et la France. Que je dols ant chérir ,
L » Nuages rapides, dont le vent semble enfler les voiles , ah! sine de . heureuse enlanee,
% qui pourrait voyager avec vous! Saluez pour moi la terre de ma EMA EMnoURe “
Va jcunesse. » France, du milicu des alarmes, su La noble fille des Stuarts,
Béranger a aussi consacré un souvenir à la reinc d'Écosse : Comme en ce jour qui voit ses larmes, :
se Vers tol tournera ses regards. S bc ADIEUX DE MABIE STUART. Mais, Dicu! le vaisseau trop rapide À Déjà vogue sous d'autres cleux ;
L Adieu, charmant pays de France Et la nuit, dans son voi'e humide, :
; Que je dois tant chérir, Lérobe tes bords à mes yeux!
k Berceau de mon heureuse enfance, Adieu, charmant pays de France ok k Adieu! te quitter c'est mourir. Que je dois tant chérir,
x Tol que j'adoptai pour patrie, Berceau de mou heureuse enfance ob Et d'où je crois me voir baunir, Adivu! te quitter c'est mourir.