‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 255 sur 914 · D 0046000 008 0 000 00 000 D 060 EHE · texte numérisé non relu

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DIXAIN.

is Suis malheureux ! Quand je pouvois Jouir des biens, je n’en avois;

Et quaud je n’ai plus la puissance, Ni l'âge pour la jouissance,

Riche, mais en vain, je me vois.

CIUCAS *.

FABLE

De tous oiseaux, qui plus haut se lavoient Près de l'endroit où les eaux dérivoient ; Prend le plus beau , plume à plume le tire, Avec le bec ouvrier s'en approprie,

Le joint, l’ordonne , et l’accoutre si bien Que d'arrivée il semble du tout sien.

Ainsi vestu des plumes empruntées, S’orgueillissant des pennes rejetées - D'autres oiseaux, il court imprudemment Où l’attendoit le sacré jugement.

Il y paroît ; lors toute l'assemblée

De grand merveille est ravie et troublée, Voyant briller un pennage éclatant

De cent couleurs, et lui vont souhaitant Dedans leur cœur , de rencontre première, La royauté. Jupiter n'eût plus guère

T'enu sa voix, et l'alloit déclarer

Roi des oiseaux, sans pouvoir réparer

Ce quil eût dit, son arrêt ferme et stable À tout jamais étant irrévocable;

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