‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 285 sur 914 · DIEU ET SES ŒUVRES · texte numérisé non relu

DIEU ET SES ŒUVRES

Fées. faut-il encor que ces débordemens Voyant de l'univers l'admirable ornement, Troublent de tes Francois les beaux entendemens ? Le ciel toujours tournant d’une égale mesure, Et que cela te soit un menaçant présage Qui d’étoiles sans nombre embellit sa voûture, De te voir saccagée un jour par quelque orage, Des planètes le cours justement compassé, Tout ainsi que la Grèce? Arrière ces mortels Sans que jamais il ait sa borne outrepasé, Qui vont de l'Eternel blämant les saints autels. Et des quatre élémens la force modérée, Et vraiment tu serois, Ô France, bien ingrate, Et des quatre saisons la vertu tempérée (Toi qui n’as seulement un Platon , un Socrate, Pour nourrir et mûrir et les corps et les fruits, Avec l'Évangil saint , que le grand sajnt Denis Que naturellement la nature a produits : D’Athènes apporta , qui nous a tous béni. ) Les jours, les nuits, les mois, des heures l’entresuite, Ne remerciant Dieu, qui dedans ta poitrine Les siècles et les ans nombrés sous la conduite À gravé de son doigt cette sainte doctrine. Du soleil rayonnant et de la lune aussi,

+ Car on connoit un Dieu très-manifestement, Dont nous vient la clarté qui nous éclaire ici.

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