‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 313 sur 914 · SC SC CP · texte numérisé non relu

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ST ENSEE LES TERESINTELEETSEEEE

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Sa colère mesurant.

Son front avoit une audace Telle que Mars en la Thrace; Et les éclairs de ses yeux Etoient comme d’un tonnerre, Qui gronde contre la terre Quand elle a fâché les cieux".

Quelle vaine résistance

À son puissant appareil N’eùût porté la pénitence Qui suit un mauvais conseil, Et vu sa faute bornée

D'une chute infurtunée, Comme la rébellion

Dont la fameuse folie

Fit voir à la Thessalie Olympe sur Pélion?

Voyez comme en son courage,

Quand on se range au devoir, - La pitié calme l'orage

Que lire a fait émouvoir!

A peine fut réclamée

Sa douceur accoutumée ,

Que d'un sentiment humain

Frappé non moins que de charmes,

Il fit la paix , et les armes

Lui tombèrent de la main.

Arrière, vaines chimères

De haines et de rancueurs ” !

Soupçons de choses amères, Eloignez-vous de nos cœurs!

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‘ Ces deux strophes sont des plus belles de notre langue ; et jamais Jean-Baptiste lui-même n'a pu égaler nl le mouvement, ni la fierté, ni l'audace de cette poésie ; mais ici se remarque un léger défaut : c'est que les exploits d'une si grande colère n'aboutissent pas méme à une menace. Pour que le poëte n'eût pas l'air de ces écrivains dont les magnifiques promesses n'enfantent que du vent, il faudrait qu'une vive peinture de la terreur des révoltés eût succédé au portrait du conquérant prêt

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cp à tout renverser. Au lieu de cela, les deux strophes consacrées 2 à montrer la prompte soumission de la ville sont froides, pro- “> saïques et sans couleur, Remarquons encore que le poëte dit db de trois manières que Iienri n'a eu besoin que de paraître pour “X voir tomber ses ennemis à ses pieds. Quand Homère peint de d'une manière sublime Achille couvert de son immortelle dl égide, revêtu de ses armes et la tête couronnée d'un nuage

d'or qui lance des flammes. le héros pousse de sa voix d'airain trois cris qui font reculer d'effroi les Troyens, et bientôt nous le verrons revêtu de ses armes divines, s'élancer dans la plaine

pour combattre le meurtrier de Patrocle, le magnanime Hec- “ tor, dont la mort sera le signal de la chute d'Ilion. ss 3? On n'oserait plus maintenant employer ce vieux mot et ce

tour, dont il faut regretter l'énergie et la vivacité.

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