‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 320 sur 914 · LR RRR RENE RENAN · texte numérisé non relu

LR RRR RENE RENAN

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Non, non, luis sur le coupable,

. Comme tu fais sur l'innocent :

Ta nature n'est point capable Du trouble qu'une âme ressent :

Tu dois ta flamme à tout le monde, Et ton allure vagabonde, Comme une servile action Qui dépend d'une autre puissance, N'ayant aucune connaissance, N'a point aussi d'affection.

Mais, Ô planète belle et claire!

Je ne parle pas sagement ;

Le juste excès de la colère

M’a fait perdre le jugement :

Ce traître, quelque frénésie

Qui travaillät sa fantaisie,

Eut encore assez de raison

Pour ne vouloir rien entreprendre, Bel astre, qu’il n’eüt vu descendre Ta lumière sous l'horizon.

Au point qu'il écuma sa rage,

Le dieu de Seine étoit dehors,

A regarder croître l'ouvrage

Dont ce prince embellit ses bords :

Il se resserra tout à l'heure

Au plus bas lieu de sa deineure ; Et ses nymphes dessous les eaux, Toutes sans voix et sans haleine, Pour se eacher furent en peine

De trouver assez de roseuux ?.

rents phénomènes qu'il rattache à l'attentat de Brutus et des autres conjurés contre César. On croit voir Rone tout entière immobile de terreur, après le funeste événement auquel ic poëte intéresse la terre et le ciel. Rien de pareil dans Malherbe. Et cependant quelle belle occasion se présentait à lui de faire intervenir ici la France tremblante de perdre le roi qui réparait avec tant de vigilance et d'habileté les matheurs d'un peuple si longtemps déchiré par les guerres civiles !

* Ces deux strophes, dont la première est pleine de sens, ont le défaut d'être un froid raisonnement et une recherche d'esprit qui ne conviennent pas à l'ode, surtout après un début comme celui de Maiherbe.

2 On ne s'attendait guère à voir le dieu de la Seine et ses nymphes dans cette affaire. L'image qui terinine la strophe est presque ridicule , parce que la pensée n’est pas rendue avec chaleur, comme la situation le demandait. Boileau est bien plus vrai dans une circonstance bien moins grave pourtant :

11 se trouble, il regarde, et partout sur ses rives 11 voit fuir à grands pas ses nalades craintives, Qui toutes, sccouraut vers leur humide rul,

Par un récit aff:cux redoublent son effrol.

Le poële, qui sait changer de ton et de style en changeant de sujet, a dit fort conveuableinent , dans son 4/1 Poélique :

De peur de l’écouter, Pan fult dans les roseaux,

Et les uymphes d'effrol se cachent sous les eaux. 9.2.0? VAN 2:09: 9. 89.0 0.92 ERREUR) 209 2.8 € 9 0 Q pc tr 2 ppp en eee RE gg ne eee

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