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élevée dominait les modestes habitations voisines ; et ailleurs, dans ses poésies, en parlant du bonheur qu'ilaurait pu trouver, loin des cités, dans cette paisible retraite, il dit :
Dans ces vallons obscurs où la mère nature
À Pourvu nos troupeaux d'éternelle pâture, J'aurols eu le plaisir de botre à petits tralts
D'un vain clair, pétillant, et déticat et frais 6 Qu'un terroir assez malgre ct out coupé de roches Produit heureusement sur les montagnes proches. Là mes frères et mol, pourrolent Jjoycusement Sans selgneur nt vassal vivre assez doucement.
Théophile, dont l'éducation fut savs doute faite par son père, vint de bonne heure à Paris. Voltaire, qui le juge sévèrement , peut-être sans l'avoir bien lu, dit de lui : « C'était un jeune homme de'bonne compagnie, faisant » très-facilement des vers médiocres, mais qui eurent de » [a réputation ; très-instruit dans les belles-lettres, écri- » vant purement en latin ; homme de table, autant que de » cabinet, bien venu chez les jeunes seigneurs qui se pi- » quaient d’esprit, et suriout chez cet illustre et malheu- » reux duc de Montmorency, qui, après avoir gagné des * batailles, mourut sur un échafaud. »
Si, à cette époque, Théophile, par les grâces de son esprit et la fertilité de sa muse, se concilia l'amitié des plus hauts personnages, il n'eut pas le mème bonheur auprès des hommes de lettres et des poêtes ses rivaux, comme nous le verrons plus tard. Toutefois il forma une liaison étroite avec Balzac. Ils se brouillèrent pendant ua voyage ; mais , avant cette rupture , il avait donné à son ami une preuve éclatante de son dévouement. C'est ce que rappelle Théophile, dans sa lettre à Balzac, qui avait lâchement profité de l’emprisonnement de Théophile poar se joindre à ses ennemis : « Je ne me repens pas d’avoir pris * autrefois l'épée pour vous venger da bâton. Il ne tint pas » à moi que votre affront ne fût effacé. C'est peut-être » alors que vous ne me crûtes pas assez bon poêle, parce * que vous me viles trop bon soldat. Je n'allègue point ceci * par aucune gloire militaire , ni pour aucuu reproche de » votre poltronnerie, mais pour vous montrer que vous * deviez vous taire de mes défauts, puisque j'avais toujours » caché les vôtres. »
La lettre de Théophile, d’ailleurs remplie d’invectives qu'un homme poli par le commerce du monde et des muses ne devrait jamais se permettre , resta sans réponse de la part d’un homme habitué cependant à ces sortes de polémiques, dans lesquelles il avait eu souvent l’occasion de montrer un véritable talent ; mais sans doute l'écrivain se ressouvenait de la bonne épée de Théophile...
Théophile, de retour d'un voyage en Ho'lande, composa sa tragédie de Pasiphaë, qui ne figure pas dans le recueil de ses œuvres , et qui a été imprimée séparément. Il menait alors une vie de plaisir, et passait pour un gen- Lilhomme à la mode. Ses vers, et surtont ses impromptus et ses bons mots faisaient fureur. Voici une comparaison qu'il fit entre le cheval de Ifcenri IV et celui d'Alexandre, et que l'on a souvent citée :
Petit, gentit, jo'i cheval,
Poux à monter, doux à descendre, Sans être un outre Buréphal
Tu portes plus grand qu'Atexaudre.