PARAPHRASE DU PSAUME XXIX
— AY LANCE os 2 ch HORS ne DR DS = ] IUISQUE tu m'as tiré du milieu de la fange ,
Et pour le bien du monde au monde 1 conservé,
ÈS | “g Je veux tâcher, Seigneur, de porter ta S 'ER — louange D\ || © Aussi haut que la gloire où tu m'as = à élevé.
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J'ai trompé les méchants , dont la rage couverte Ne trouvoit de plaisir qu'en ma seule douleur ; Et lorsqu'ils étoient près de rire de ma perte, Ils se trouvoient réduits à soupirer la leur.
Le soin de ton amour, qui jamais ne sommeille, A calmé tous les maux dont j'étois agité ;
Et sitôt que mes cris ont touché ton oreille,
Je sens que mes douleurs ont touché ta bonté.
Ta main , dont les faveurs ont mon âme assouvie, Ne verse plus pour moi que des fleuves de miel, Des ombres de la mort me conduit à la vie,
Et du sein des enfers m'élève dans le ciel.
Favoris du Seigneur , grands saints, faites paroitre Que ses rares bienfaits ne peuvent s'oublier ;
Que c'est les mériter que de les reconnoitre,
Et payer son amour que de le publier.
Je ne sens pas plus tôt les traits de sa colère, Que sa miséricorde arrive à mon secours :
L'espace d'un moment limite ma misère,
Et ma prospérité dure plus que mes jours.
Si le soir j'ai reçu quelque plaie inhumaine,
Le matin j'en guéris par un doux appareil ;
Un même temps emporte et la nuit et ma peine, Et ma santé renaît avecque le soleil.
Je vois de mon esprit la tourmente apaisée, Aussitôt que le jour éclaire dans les cieux ; Et les mêmes rayons qui sèchent Ja rosée Sèchent visiblement les larmes de mes yeux.
Lorsque de ton courroux la mortelle tempête M'eut caché les rayons dont ta face reluit, Je vis tomber les fleurs qui couronnoient ma tête, Et céder ma lumière aux ombres de la nuit.