‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 376 sur 914 · EXTRAIT DE PERSÉE · texte numérisé non relu

EXTRAIT DE PERSÉE

Dont autrefois le dieu des eaux Sentit lier son cœur d'une si douce chaîne.

Pallas, ia barbare Pallas, Fut jalouse de mes appas, Et me rendit affreuse autant que j'étois belle; Mais l’excès étonnant de la difformité Dont me punit sa cruauté, Fera connaître, en dépit d'elle, Quel fut l'excès de ma beanté.

Je ne puis trop montrer sa vengeance cruelle.

lui, et c'est beaucoup. La passion n'est-elle pas éloquente dans ces vers , quoique moins poétiques que ceux de Didon. » Le méme.

‘ Proserpine est un des opéras de Quinault les mieux coupés, et où l'on trouve le plus de cette variété sans disparate qui est de l'essence de ce spectacle. C'est aussi celui où l'auteur s'est le plus élevé dans sa versification, témoin ce beau morceau qui sert d'ouverture , et que Voltaire a justement admiré.

On peut remarquer que le redoublement des rimes en épithètes , qui est le plus souvent une des causes de la langueur du style, est ici une beauté, parce qu'elles sont toutes harmonieuses et pittoresques , et qu'elles donnent à tout ce tableau une seule et même coulcur qui en détermine le caractère.

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