‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 393 sur 914 · LA MÊME ISRAÉLITE · texte numérisé non relu

LA MÊME ISRAÉLITE

Tel qu'un ruisseau docile Obèäit à la main qui détourne son cours, Et, laissant de ses eaux partager le secours, Va rendre tout un champ fertile :

Dieu, de nos volontés arbitre souverain”,

4 Le cinquième vers, ainsi jeté dans le couplet, semble interrompre l'ordre logique des idées ; mais ie sens est si clair,

Le cœur des rois est ainsi dans ta main.

ÉLISE

Ah ! que je crains, mes sœurs, les funestes nuages Qui de ce prince obscurcissent les veux !

Comme il est aveuglé du culte de ses dieux ‘!

UNE ISRAÉLITE

Il n'atteste jamais que leurs noms odieux.

UNE AUTRE

Aux feux inanimés dont se parent les cieux 11 rend de profanes hommages.

UNE AUTRE

Tout son palais est plein de leurs images.

LE CHOEUR

Malheureux , vous quittez le maître des humains Pour adorer l'ouvrage de vos mains!

UNE ISRAÉLITE

Dieu d'Israël, dissipe enfin cette ombre :

Des larmes de tes saints quand seras-tu touché? Quand sera le voile arraché Qui sur tout l'univers jette une nuit si sombre ? Dieu d'Israël, dissipe enfin cete dmbre : :

Jusqu'à quand seras-tu caché?

Page 1