‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 401 sur 914 · L'UNE DES TROIS · texte numérisé non relu

L'UNE DES TROIS

Il nous a révélé sa gloire.

TOUTES TROIS ensemble.

Ah! qui peut avec lui partager notre amour?

TOUT LE CHOEUR

Que son nom soit béni, que son nom soit chanté; Que l'on célèbre ses ouvrages Au-delà des temps et des âges, Au-delà de l'éternité!

« Dans les chœurs d'Esther et d'Athalie, Racine s'est mis, sans paraître y penser, au premier rang de nos poêtes lyriques ; personne aujourd'hui ne lui conteste ce titre. Son commentateur , que je crois devoir citer quand il a raison, puisque je le combats quand je crois qu'il a tort. compare souvent Racine et Rousseau, dans ses notes sur #{halie, généralement plus judicieuses que celles des autres pièces. Il it, au sujet de ces chœurs : « Rousseau avait bien cette pompe et cette force dans » ses vers; mais il n'avait point ces passages heureux d'une » peinture douce à un tableau terrible, d'un morceau tou- » chant à des descriptions élevées ; enfin il manquait de cette » variété qui fait ie charme des vers de Racine. li est sûr que » si cet illustre tragique eût travaillé dans le même genre que » Rousseau, il eût mis dans ses odes plus de variété, de dou- » ceur et de grâce. I1 avait une flexibilité de génie qui savait se » plier à tous les tons, un goût épuré qui mettait tout à sa » place. Racine , en un mot, eût réussi dans tous les genres » s'il eût voulu les embrasser tous. »

» C'était l'opinion de Voltaire ; c'est celle de tous les hommes instruits. » LA Haaps.

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