‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 402 sur 914 · LE TRÔNE DE DIEU · texte numérisé non relu

LE TRÔNE DE DIEU

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on des murs flamboyants qui renferment le | Devant l'Etre infini, soutenu sur ses ailes,

# monde, | Dans un juste concert de trois fois trois degrés, = | Dans le centre caché d'une clarté profonde, Lui chante incessamment des cantiques sacrés. “a \ Z4 Dieu repose en lui-même , et vêtu de splen- | Sous son trône étoilé, patriarches, prophètes, À deur, | Apôtres, confesseurs, vierges, anachorètes, . Sans bornes est remplide sa propre grandeur. | Et ceux qui par leur sang ont cimenté la foi, x À | Une triple personne en une seule essence, L'adorent à genoux, saint peuple du saint roi". ‘6 7 Le suprême pouvoir, la saprème science, À sa gauche et debout, la Vierge immaculée, x Et le suprême amour, unis en trinilé, Le Dans son règne éternel forment sa majesté. 1 Dans tous les temps, ce seront là de très-beaux vers, des À Un volant bataillon de ministres fidèles, vers de grand poëte mène. Le dernier trait est admirable; Ra- 2 45 L

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Qui de grâce remplie et de vertu comblée, Conçut le Rédempteur dans son pudique flanc, Entre tous les élus obtient le premier rang.

Au mème tribunal où tout bon il réside,

La sage Providence à l'univers préside;

Et plus bas, à ses pieds, l'inflexible Destin Recueille les décrets du jugement divin.

De son être incréé tout est la créature ;

Jl voit rouler sous lui l'ordre de la nature, Des éléments divers est l'unique lien,

Le père de la vie et la source du bien.

Tranquille possesseur de sa béatitude,

Jl n'a le sein troublé d'aucune inquiétude,

Et voyant tout sujet aux lois du changement, Seul, par lui-même, en soi, dure éternellement. Ce qu'il veut une fois est une loi fatale,

Qui toujours, malgré tout, à soi-même est égale, Sans que rien soit si fort qu'il le puisse obliger À se laisser jamais ni fléchir ni changer.

Du pécheur repenti la plainte lamentable

Seule peut ébranler son vouloir immuable, Et, forçant sa justice et sa sévérité,

Arracher le tonnerre à son bras irrité ‘.

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