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Tu sers, par intérêt, de plus méchants que toi. Ton mensonge est contraint, et n'arien qui me fdche:
. De tous mes ennemis tu n'es pas le plus lâche ".
HÉRODE
Quels exemples as-tu de ces déloyantés ?
MARIANNE
J'ai mille trahisons et mille cruautés , Le meurtre d'un aïeul, l'assassinat d'un frère”.
HÉRODE
À peine je retiens ma trop juste colère.
Ah ! femme sans vertu , fatale à ma maison,
Tu sais bien contre moi préparer le poison ; Mais inutilement ta bouche envenimée
Darde ici son venin contre ma renommée :
Elle est d'une candeur que rien ne peut tacher, Et sans impiété l'on n'y sauroit toucher.
Je me ris de ta rage , et, par ce vain blasphème, En pensant me b'esser , tu te blesses toi-même.
Mes amis, prononcez ce qu'ordonnent les lois Contre les attentats qui regardent les rois.
Htez-vous : c'estun droit qu'il fuut que l'on me rente : La justice le veut, le roi vous le demande.
PHÉRORE.
Je trouve que ce crime est sans rémission.