SALOMÉ
C'est trop peu qu'une mort pour sa punition.
* Ces vers, assez fermes , sont exempls de mauvais goût ; mais il leur manque de vives images et l'accent d'une àäme profondément blessée.
On Lit dans la Marianne de Voltaire :
Arrèlez, Mazsël; Vos excuses pour mol sont un nouvel vutraye.
Ubélssez au roi, voilà votre partage; à mes tyÿrans vendu, servez blen leur courrous ; Je ne m'abatsse pas à me plaindre de vous.
* Dans Voltaire, Marianne, qui se contient encore, dit avec plus de méuagements :
Songez à tous ces rois dont je tiens la naissance, A mes perlis présents ,à mes malheurs passes.
Plus loin, elle éclate eufin, et s'écrie en s'adressant à Hérode :
Vous qui, depuis ciuq ans, Insultez à mes larmes, Qui m rquez saus pltie mes jours por mes alarines, Vous, de tous mes parents destructeur odieux, Vous, telut du sang d'un pèrc ezpiraut à mes geus.
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MARIANNE, à Hérode, qui exige la condamnation.
Poursuis, poursuis, barbare, et sois inexorable : Ta cruauté me sert, elle m'est agréable,
Et ta main, obstinée à me priver du jour,
M'oblige plus encor que n'a fait ton amour.
lei, ta passion répond à mon envie;
Tu flattes mon désir en menaçant ma vie.
Je dois bénir l'excès de ta sévérité,
Car j'irai de la mort à l'immortalité.
Ma tête , bondissant du coup que tu lui donnes, S'en ira dans le ciel se charger de couronnes, Dont les fleurons n'ont point d'éclat faux ettrompeur, Et que ne peut ravir un läche usurpateur.
Si je me plains encor d'un arrêt si sévère,
C'est que je sens, hélas! frémir mon cœur de mère. Je laisse des enfants, et m'afilige pour eux.
Ces fils infortunés d’un père malheureux,
Jis sortent d'une souche en gloire si féconde , Qu'elle a fait de l'ombrage aux quatre coins du monde. Ces pauvres orphelins sont dignes de pitié".
HÉRODE , à ptt.
Quand mon juste courroux étoit le plus aiyri, Par le cours de ses pleurs mon cœur s'est attendri. Il semble que l'amour , qui se fait son complice, Déchire le bandeau que porte ma justice. *.
Déjà mon âme incline à la miséricorde.
Tu demandes sa grâce, amour, je te l'accorde ; Mais dis-lui de quitter ce trop pénible orgueil,
Qui pourroit quelque jour nous ouvrir le cercueil ; Fais-lui voir que je l'aime à l'égal de moi-mème, Et, s'il se peut encore, amour, fais qu'elle m'aime *.
Il fait signe à son conseil de se retirer.
Ici Marianne provoque de nouveau la colère d'Hérode , qui l'accuse d'intidélité avec un officier du palais. La reine est condamnée.
* Voici les mêmes pensées dans Voltaire ; mais quel prix leur doune le mérite de l'expression !
- Cruel, ab! si du moins votre fureur jutouse N'eût jamais attenté qu'aux jours de votre epouse, Les cieux me sont témoins que mon cœur, tout à vous, Vous chériralt encore en tombant sous vos coups. Mals qu'au molnus mon trépas calme votre furle; N'ectendez point mes maux au-delà de ma vle:
l'renez soin de mes fils, respectez votre sang; Ne les punissez pas d'être nès de mou flanc.
lérode, ayez pour eux des entrailles de père : Peut-être un jour, hélas! vous counaltrez leur mère.
3 La pensée à trop de recherche, le cœur ne parle point sur ce ton : si presque toujours la passiou s'exprime par figures, elles sout naturelles, et l'acceut du cœur qui s'y mèle leur donne de l'éloquence. É
“ La mollesse de l'expression ne fait qu'nn vers d'opéra d'un -
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