ROTROU
a” Le 4 %° us cha Ce “y” a... —— 2 & à SE sn M à 14 CA ee de | + nn a hs " NE > l { € «o se FRAGMENTS DE VENCESLAS . ;.
Cr) * hs ui D on 2 m s si ACTE I, SCÈNE I. se co si | u do . se DA se a ..
F T o} cho pe De r L° | n hu c n =. | KA 2 ce ti n SM | Î “ . * . e e . + LA e rés 4. RÈTE-MOI , Ladislas, le cœur avec l'oreille. Mais, hélas! ce portrait qu'elle s'étoit tracé, ne : À J'attends toujours du temps qu'il mürisse le | Perd beaucoup de son lustre, et s'est bien effacé, cp fruit | Et, vous considérant, moins je la vois paroître, de Que, pour me succéder, ma couche m'a pro- | Plus l'ennui de sa mort commence à me renaître"; ©: 5 duit, a c'é : "No lo / À - u , ©, ue Et je croyois, mon fils, votre mère immor qu'on puisse s'expliquer une favenr qui n'est méritée ni‘: 7? 9 telle, par de hautes verius, ni par de grands services. Dans La- ci, Par le reste qu'en vous elle me laissa d'elle : dislas, au contraire, on trouve un généreux courage, des cn . talents militaires , de nobles exploits, un prince agréable au ‘,° ES peuple . qui l'aime en le blâämant. A la vérité, les passions l'ont :;: s précipité du haut rang où sa vertu naissaute l'avaitplacé, mais 1° es : Ce morctau, qui rappelle la fameuse entrevue d'Auguste il peut se relever de sa chute, et reprendre son rang dans la “ie ss avec Cinna, dont il a découvert la conspiration , n’est indigne kloire. Remarquons ici que le bon Rotron, dès le début de son ls d'entrer en parallèle avec cette scène célèbre ni pour la force drame . nous intéresse à Ladislas , en mettant, avec beauconp “ “3 du sens, ni pour la simplicité du style; il a même un intérêt d'art, dans la bouche même de Venceslas, dès la première © % plus vif et plus pénétrant, parce qu'il s'agit ici, non pas d'Oc- scène de la pièce, un portrait qui nous fait entrevoir l'espé- «ls 2 tave devenu un prince modéré, après avoir été nn monstre de | rance du retour de son fils à la vertn. Le discours du roi n'est ue “+ barbarie, mais d'un père qui veut ramener un fils à la vertu, | Pas seulement nne leçon importante ; il prépare de loin le dé- «;: et corriger, s’il en est encore temps, un jeune prince qui, noûment qui doit satisfaire un de nos plus nobles penchants, cs J2 quoique emporté par une passion furieuse, peut, comme le le plaisir de voir notre semblable revenir de ses égarements, RTS > > Henri V des Anglais, devenir encore un grand roi, après avoir embrasser avec transport l'image sacrée de la vertu, qui s'était ce passé par tous les excès d'une jeunesse orageuse. Voyez d'ail- exilée de son cœur, comme d'un sanctuaire profané. © leurs la différence des deux personnages de Cinna et de Laüis- ‘ Le début du discours a bien l'accent paternel ; mais l'ex- 2 las : l'un est un lâche et un ingrat, qui vent payer par un as- pression manque d'élégance : au contraire, les quatre vers ‘” + Sassinat des bienfaits prodigués jusqu'à la profusion, sans | suivants sont aussi bien écrits que bien pensés. | a 0299099 CRSENELES". 2 82 2: 909 09 Q0QQ0Q0QQ00Q1:
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“© Et, n'osant m'attaquer, vous attaquez mon âge. “> Je suis vieux, mais un fruit de ma vieille saison,
Cherchez un digne objet à cette humeur hautaine;, ‘°° Employez , émployez ces bouillants mouvements :
se Toutes vos actions démentent votre rang; , Songez combien son bras, a mon trône affermi, ÿ « Je n'y vois rien d'auguste et digne de mon sang; : Et mon affection vous fait son ennemi ! “A cs J'y cherche Ladislas , et ne le puis connoitre : Encore est-ce trop peu : votre aveugle colère . “ Vous n'avez rien de roi que le désir de l'être, Le haït en autrui même, et passe à votre frère ; . “ Et ce désir, dit-on, peu discret et trop prompt, Votre jalouse humeur ne lui sauroit souffrir > En souffre avec ennui le bandeau sur mon front. | La liberté d'aimer ce qu'il me voit chérir : ce “+ Vous plaignez le travail où ce fardeau m'engage, Son amour pour le duc lui produit votre haine. ss 3 ‘ ù ET : Lu a Est d'en posséder mieux la parfaite raison. À combattre l'orgueil des peuples Ottomans ; os se Régner est un secret dont la haute science | __Renouvelez contre eux nos haines immortelles ; ue «+ Ne s'acquiert que par l'âge et par l'expérience. Et soyez généreux, en de justes querelles, se 4 Un roi vous semble heureux, et sa condition Mais contre votre frère, et contre un favori, ci se Est douce, au sentiment de votre ambition : Nécessaire à son roi, plus qu'il n'en est chéri! cs = I dispose à son gré des fortunes humaines; Et qui de tant de bras qu'armoit la Moscovie en de Mais, comme les douceurs, en savez-vouslespeines'? | Vient de sauver mon sceptre et peut-être ma vie, e «, À quelque heureuse fin que tendent ses projets, C'est un emploi célèbre et digne d'un grand cœur! :;de Jamais il ne fait bien, au gré de ses sujets : Votre caprice enfin veut régler ma faveur ; ce ce Il passe pour cruel s'il garde la justice ; Je sais mal appliquer mon amour et ma haine, oÿ S'il est doux, pour timide et partisan du vice; Et c'est de vos leçons qu'il faut que je l'apprenne : 4 “> S'il se porte à la guerre, il fait des malheureux; J'aurois mal profité de l'usage et du temps! a + S'il entretient la paix , il n'est pas généreux; e «> S'il pardonne, il est mou; s'il se venge, barbare; FRPIPERS: cf S'il donne, il est prodigue, et s'il épargne, avare : Souffrez… “4 1 . * ts “Ses desseins les plus purs et les plus innocents | d: Je Toujoursdans quelqueesprit jettentun mauvaissens; No Le . Et jamais sa vertu, tant soit-elle connue, Encore un mot, et puis je vous entends. :© 4 En l'estime des siens ne passe toute nue. S'il faut qu'à cent rapports ma créance réponde, Hi . | | Rarement le soleil rend la lumière au monde, “a de Le prince tourne la tête, et témoigne de l'inpatience. Que le premier rayon qu'il répand ici-bas dE - Si donc, pour mériter de régir des états a Découvre que nn de Ménrnnt : “ La plus pure vertu même ne suffit pas, u du moins on vous lient en si mauvaise estime, “Par quel heur voulez-vous que le règne succède Qu'innocent ou coupable ; on vous charge du crime, me # A des esprits oisifs, que le vice possède, Et que, vous offensant d'un soupçon éternel, = % Hors de leurs voluptés, incapables d'agir, Aux bras du sommeil même on vous fait criminel 2e % Et qui, serfs de leurs sens, ne sauroient se régir*. | SOUS Ce fatal soupçon , qui défend qu'on mecraigne,
On se venge, on s'égorge, et l'impunité règne;
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Jci mon seul respect content votre caprice *
Je Mais examinez-vous , et rendez-vous justice: Et ; juste mépr is de mon autor lé . “ Pouvez-vous attenter sur ceux dont j'ai fait choix Est la punition À certe nn ni . “Pour soutenir mon trône et dispenser mes lois, Votre valear enin, “S Le sPranees a - Sans blesser les respects dus à mon diadème, Dans vos de amours . pe enchantée . > Et sans en même temps attenter sur moi-même ? . par celle "ane decans 2. es esprits, e ‘Le duc par sa faveur vous a blessé les yeux, IL NOR RR ANReEr AACTMIENE RES CRPESS de Et parce qu'il m'est. cher, il vous est odieux ; Hs “ Mais, voyant d'un côté sa splendeur non commune, : : RSR on cho egrés i { On doit regretter que le mot crée se trouve sip u ri de LL quest IPIRORtE Pa Orne: mot criminel , et fasse quelque tort à ce beau vers. Racinene des se permettait point de ces négligences qui déparent le style. je mn 4 En est trop éluigné du mot conditéen , auquel Il doit se ? Je ne voudrais pas assurer que des critiques sévères ne + cn rapporter. vissent quelque affectation dans l'antithèse que forme le rap- sn + » Corneille, dans la vigueur de son talent, n'aurait pas prochement des mots punition etimpunilédansunimé ne vers. el mieux tracé le portrait d'un roi digne de la couronne. Le der- Cependant la pensée est rendue avec force et précision. . nier vers est excellent. s Pourquoi ce vers élégant et bien fait se trouve-t iisuivide :::
co 5 Mon seul respect n'exprime pas du tout la pensée, qui deux autres vers pleins d'incorrectiou? Efface son estime n'est “je ® est: «ie seul respect que ma présence vous impose. » D'ailleurs pas français, dans le sens de l'auteur, qui veut nousfaire euten- ° lemot respect va reveuir plus loin, et cette répétitiun est une dre ici que Ladislas perd chaque jour quelque chose de l'estime ss
4 tache. qu'il avait obtenue par sa valeur. Le second hémistiche : sac. CS 4 9 cn eo CS]
PE ERREEE: is À 784 Dore ni cadette de RE EE ES 2 ESS DIS RSS S <<. ê. FE RÉSUMER PSE — << L2.s 92 ee QT a DIE BUS D D 0 SU RU D EX DS SDS Se EY CS D D D YVAN TS ETS A EN
SE LEA EE DEAR AIRE RAA EE RE EEE ARE EEE RER EEE RER RER SERRE RER RRS ES ci . : us «© 586 DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. se “A 7 > Et je vois toutefois qu'un heur inconcevable, | . CPS . : .: Dee ue Malgré tous ces défauts, vous rend encore aimable, ds # Et que votre bon offre, en ces mêmes esprits", | | . ca Souffre ensemble pour vous l'amour et le mépris; | LADISLAS. | sp > Par le secret pou: oir d'un charme que j'ignore, | 2 de ne ésesti hérit encore : Ces dis-je, mon père, accablé detantd'äge, :° «> Quoiqu'on vous méseslime , on vous chéri 'Ore : Ro et “ Vicieux, on vous craint; mais vous plaisez heureux, | Etsa force, à présent, serv ant mal son courage, . <e Et pour vous l'on confond le murmure et les vœux. | Ne se décharge-til, avant qu'y succomber , d «Las! méritez, mon fils, que cet amour yous dure : = de Legs crue qui le fera tomber ? à > Pour conserver les vœux, étouffez le murmure, evrail-il, ne pou ant DOURer sa ne e % Et régnez dans les cœurs, par un sort dépendant DAAraeEaue l'état ne l'ôte . a donne: . # Plus de votre vertu que de votre ascendant ; Et,s il veut conser\ er L qe Le € roi, , % Par elle, rendez-vous digne d'un diadème : La retiendroit-il pas, s'en dépouillant pour moi ? na © ? . . . ° ve U + Né pour donner des lois, commencez par vous-même, Comme il sait murmurer de l'âge qui 1 ee. Ù de J, Etque vos passions, ces rebelles sujets, Croit-il de ce fardeau ma jeunesse incapable : ss 3, De cette noble ardeur soient les premiers objets”. Et n ai-je pas appris , sous son gouvernement , “s “Par ce genre de règne il faut mériter l'autre; Assez de politique et de a sp — ch <> Far ce degré, mon fils, mon trône sera vûtre; ps a core ar 0 cn : si Le ch» Mes états, mes sujets, tout fléchira sous vous, FU UM OP OISE SIERSS ON CUS AO NIENRS ci 4, Et, sujet de vous seul, vous régnerez sur tous. À ses confédérés, ; la foi des traités ; ci «Mais, si tonjours vous-même, et toujours serf du vice, De ss quels interets “a droits He > Vous ne prenez des Jois que de votre caprice, Que FARUELTE est : €, et CNE GMpOI mes a Et si, pour encourir votre indignation, À qui, quand et comment il doit son assistance . cr? A . . o ; É t [ne faut qu'avoir part en nion affection ; Et aa ] enfin, save d RSR ce Si votre humeur hautaine, enfin. ne considère Quel ordre il doit tenir et dehors et dedans : É Q sn 71 1 k n 4 4 TU REA “ Niles profonds respects dont le duc vous révère, Ne sais PR ee AR vent qu'on 2 ère “» Ni l'étroite amitié dont l'infant vous chérit, Doit mêler à propos l'affable et le sévère? A { + e. . . . . d l S N i m2 a Ni la-soumission d'un peuple qui vous rit, Et, selon l'exigence a des temps ie ses Lo Ù “2. Ni d'un père, d'un roi, le conseil salutaire, Savoir faire parler - son ne el ses yeux: + 1 0 Q e. N ar . © 72 “7 Lors, pour être tout roi, je ne serai plus père, ses è ie franc US . se a Ru ds “Et, vous abandonnant à la rigueur des lois, ce . SONORE NN NUE ES ORNE VIRE 1 3. Au méprisde mon sang, je maintiendrai mes droits ?. Que ee es lui tonne, étre toujours Lea de . Et se croire souvent plus que tout son conseil; x se | Mais surtout, et de là dépend l'heur des couronnes, °° cs quiert des mépris, ne vaut pas mieux que le premier, et ce- Savoir bien appliquer les emplois aux personnes, ci se pendant l'expression aurait pu devenir une hardiesse henreuse , Et fai d oi tudie: tea A ee si le poëte eût dit que la valeur de Ladislas. obscurcie par ses faire , par des choix Judicieux et sains, es “© folles amours, ne s'acquérait , au livu de gloire, que des mé- Tomber le ministère en de fidèles mains, + pris. Racine est are - de ie re la lan- Éley er peu de gens si haut qu ‘ils Sifssént nuire ) ds Fr REDONNER NE St ares RR Ut OS Ee non Être lent à former, aussi bien qu'à détruire ; . co 4 On ne comprend pas ce que Rotrou entend par vo/re bon No els offre. et par cet offre qui souffre ensemble l'amour et le mé. os De prés pour Ladislas. Rotrou :joute ici l'incorrection au non- le poûte ne se laisse apercevoir derrière le personnage, et que ch vhs seus. Ces vers paraissent d'autant plus mauvais, que la même Venceslas parie toujours ici comme un père et un rot doivent ee ensée est bien rendue immédiatement après. Rotrou insiste arler. Ce mérite de vérité est plus rare qu'on ne pense. oh P P p P q pe né «° sur son idée, dans les six vers suivants, parce qu'il veut graver 7 vT : al EN dans notre mémoire une circonstance importante pour l'éco- : - Annee eE ta .: sa Sn ant ef > nomie de sa fable, mais il n'en devait pas moins être concis. u gouvernement des états comme Machiavel? Le vers : ca L, cn ci * Il est dommage que ce vers incorrect vienne après trois EL ec croire souvent-plus que (out-s0n conseil: 2 co os Es vers coinéllens, renferme une importante vérité politique. C'est pour l'avoir mé. cs co # On remarque encore destaches dan: le reste de ce dis- connue que Louis X V a vu toute tomber la prospérité de son rè- do JA Cours :il ne fallait pas répéter deux fois le mot stjets, après gue. Ce prince avait le coup d'œil extrêmement juste ,et presque .:, «e l'avoir employé si hrureusement. toujours sun avis était le meilleur ; mais il ne savait paslesou- ‘:? a Étquevos. patsionss ces rebèlies Sujet, tenir dans le conseil : il cédait, quoique convaincu , et disaità <: sn . ne ie) ses ministres : « Vons le voulez; eh bien! soit; mais nous nous os ch Il ne fallait pas davantage répéter le mat serf, si bien placé en repentiron«. » Sans être doué des mèmes facultés que sun so da auparavant : aï-ul, l'infoituné Louis XVI aurait souvent beauconp gagné <> che à suivre son propre sentiment et à y persister. La conviction ‘°° © Ft qui, serfs de leurs sens, ne sauraient sc régir, È 4. de | ‘manquait à son esprit, comme la force à sa volonté, et, pour ‘> Cu Mais, eu relevant ces fautes , je duis remarquer que jamais : comble de malheur, il se défiait sans cesse de lui-mème. > + ne EI S SÉPRIC HIER RES ERSERS SEE RSEEEINAERE EEE RE SRE SSSR RES RSE RTE SEAT ARE CES
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DIX-SEPTIÈME SIÈ
Des bonnes actions garder le souvenir,
Être prompt à payer et tardif à punir.
N'est-ce pas sur cet art, leur dis-je, et ces maximes Que se maintient le cours des rèznes légitimes "?
Dans la quatrième scène du même acte, on trouve ces beaux
vers, que le poëte met dans la bouche de Ladislas :
| Arrêtez, insolent ; Au vol de vos désirs imposez des limites, Et proportionnez vos vœux à vos mérites; Autrement, au mépris et du trône et du jour, Dans votre infâme sang j'éteindrai votre amour. Où mon respect s'oppose, apprenez , téméraire, À servir sans espoir , et souffrir, et vous taire.
C'est dans la même inspiration qu'est puisée cette réponse de Ladisias à son père, au sujet de l'amour du ministre de Venceslas, qui aline la priacesse Cassandre , à laquelle prétend le prince royal ( Acte ILL, scène vi. ) :
J'ai sans fruit vaincu ma passiou.
Pour souffrir son orgueil, seigneur,et vouscomplaire, J'ai fait tous les efforts que la raison peut faire; Mais en vain mon respect tâche à me contenir : Ma raison de mes sens ne peut rien obtenir.
Je suis ma passion ; suivez votre colère; Pour un fils sans respect perdez l'amour d'un père; Tranchez le cours du temps à mes jours destiné, Et reprenez le sang que vous m'avez donné; Ou, si votre justice épargne encor ma tête, De ce présomptueux rejetez la requête, Et de son insolence humiliez l'excès, Ou sa mort, à l'instant , en suivra le succès.
‘ Le reste de ce discours est, comme on le voit, digne du début ; et ce qu'il faut remarquer, c'est que Ladislas, en continuant de peindre avec vérité les devoirs d'un roi, laisse échapper de son cœur uicéré des traits qui funt la satire de la confiance absolue de Venceslas dans un ministre. Ces traits préparent encore iles transports de colère qui vont éclater contre ce même favori, que le jeune prince men acera bientôt de la mort devant un roi et un père.
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RRRES RTS LT TRS EN REE ETS T TT TETE TETE:
Ut n Lt ee CL&. NT ‘ ch se “e Voici les réflexions que Lallarpe a mises en tète du morceau Re suivant, qu'il recommande à l'attention des lecteurs: « Ladisläs ‘+? a Lué son frère en croyant immoler le duc Alexandre, ministre <> de Venceslas et amant de La princesse Cassandre. Cette mort eh de l'infant produit, au quatrième acte. une situation neuve, °° singulière et pathétique. Ladislas, blessé lui-même par celui c}. qu'il vient d'assassiner, et qui, en tombant, l'a frappé au bras ©, d'an coup de poignard , s’est évanoui. par la quantité de sang op qu'il a perdu. Secouru par un de ses écuyers,ilareprissessens, <!: et paraît sur le théâtre, au milieu de la nuit, pâle, sanglant, ©? égaré, respirant à prine. 1l est avec sa sœur et son écuyer Oc- Se fave , qui apprennent de sa bouche ce qui vient de se passer , ct et s'eflurcent de le ramener jusque dans son appartement. a lorsque son père se présente à lui, et, surpris, effrayé de son Eu état, lui en demande la cause. » a M . ds ACTE IV, SCENE IV. a ce ne VENCESLAS. Sn .... Monfits! .
LADISL AS.
Seigneur ? Re ie VENCESLAS.
; Lg sé Hélas! es OCTAVE. ie ad O fatale rencontre !
VENCESLAS. Re : Est-ce vous, Ladislas, s Dont la couleur éteinte et la voix égarée te Ne marquent plus qu'un corps dont l'âme est séparée? 2 En quel lieu , si saisi, si froid et si sanglant, da Adressez-vous ce pas incertain et tremblant ? de Qui vous a si matin tiré de votre couche? af. Quel trouble vous possède et vous ferme la bouche ? … LADISLAS, se remettant sur son siège. “ Que lui dirai-je ? hélas ! ci | ts VENCESLAS. se Répondez-moi, mon fils. 6 Quel fatal accident ?.… | sis LADISLAS. “e Seigneur , je vous le dis, + J'allois… j'étois.… l'amour a sur moi tantd'empire.… se Je me confonds, seigneur, et ne vous puis rien dire‘. ‘ * Ces vers sont devenus célèbres, surtout depuis l'applica- ce tion qu'on en a faite dans une occasion importante. ch « Je vous le dis, lorsqu'on n'a rien dit encore, est l'expres- °° sion vraie du plus grand désordre d'esprit. et ce qui suit est <celle de La passion. » La HaPr. ce
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