‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 501 sur 914 · CR TS · texte numérisé non relu

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& j DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. sil ch

“> Contre nous, de pied ferme, ils tirent lenrs épées ; Mais, voyant à leurs pieds tomber tous leurs soldats, > Des plus braves soldats les trames sont coupées, Et que seuls désormais en vain ils se défendent,

ce Et la terre , et le fleuve, et leur flotte, et le port, JIs demandent le chef : je me nomme, ils se rendent. “+ Sont des champs de carnage où triomphe la mort. Je vous les envoyai tous deux en même temps,

“°° O combien d'actions, combien d'exploits célèbres, Et le combat cessa faute de combattants.

Sont demeurés sans gloire , au milieu des ténèbres,

“Où chacun, seul témoin des grands coups qu'il donuoit,

“Ne pouvoit discerner où le sort inclinoit ! |

«# J'allois de tous côtés encourager les nôtres ,

“> Faire avancer les uns et soutenir les autres,

Ranger ceux qui venoient , les pousser à leur tour, :

es Et ne l'ai pu savoir jusques au point du jour.

. Mais enfin A clarté montre notre avantage ; ACTE V, SCÈNE I.

e Le Maure voit sa perte, et perd soudain courage; |

% Et, voyant un renfort qui nous vient secourir ,

L'ardeur de vaincre cède à la peur de mourir :

cs Ils gagnent leurs vaisseaux, ils en coupent les câbles, RODRIGLE.

e? Poussent jusques au ciel des cris épouvyantables, J L | ; |

«> Font retraite en tumulte et sans considérer E vais mourir, madame , et vous viens en ce lieu, «5 Si leurs rois avec eux peuvent se retirer : Avant le coup mortel, dire un dernier adieu ;

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Pour souffrir ce devoir, leur frayeur est trop forte; ! Mon amour vousle doit, et mon cœur qui soupire Le flux les apporta; le reflux les remporte, N'ose sans votre aveu sortir de votre empire’.

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Ê Cependant que leurs rois, engagés parini nous, CHIMÈNE. «© Etquelque peu des leurs 100 percés de nos coups, , | a Tu vas mourir!

à L e ° = À se rendre moi-même enfin je les convie ; RODRIGUE.

= Le cimeterre au poing. ils ne m'écoutent pas : POS; pas; Je cours à ces heureux moments,

Qui vont livrer ma vie à vos ressentiments.

> texte, ne conviendraient pas au récit de Rodrigue. Troie a suc- CHIMÈNE. «ls Ccombé depuis longtemps : Énée a en le temps de calmer sa pro- , fonde douleur, quand il fait la peinture dn premier épisode de la ruine de sa patrie; mais Rodrigue, encore tout aimé

el de la chaleur du combat, raconte les choses comme elles Qui t'a rendu si foible, et qui le rend si fort? vienneut d'être faites, et communique en quelque sorte à |

i , à 4 l co ses paroles énergiques et simpirs le mouvement de l’action Rodrigue “a combattre, cL:se COL déjà mort:

> dans laquelle il a vaincu les Maures. Racine lui-même, s'ilavatt | Celui qui n'a pas craint les Maures, ni mon père, “voulu donner à ce morceau son exquise élégance, aurait pulni , Va combattre don Sanche, et déji désespère * !

0 ie se Re parle ici comme le Cid , et cependaut il Ainsi donc , au besoin , ton courage s'abat ?

cs pas de cel art qui ajoute à up snjet les ornements

“>. qu'il peut recevoir sans choquer la vraisemblance. : RODRIGUE.

9 Sous tous les rapports, ce récit mérite d'être cité comme un

modèle. N'oublions pas qu'il produit encore une admirable pé- R Je cours à mon supplice, et non pas au combat,

“ ripélle, en nons annoncaut le salut de Rodrigue, poursuivi par : fit ma fidèle ardeur sait bien m'ôter l'envie, “ la vengeauce de Chiméène, et dernandant lui-mème à mourir ; : M * , Quand vous cherchez ina mort, de défendre ma vie.

eu Pourexpier le crime dont il s'est reudu coupable euvers elle Vu . SRE bts te “ en immolant son père. J'ai toujours même cœur ; mais je n'ai point de bras,

Tu vas mourir! Don Sanche est-il si redoutable

: Disputent vaillamment, et vendent bien leur vie. | Qu'il donne l'épouvanÿg à ce cœur indomptable ? |

édit.ons :

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