SABINE
N'appréhendez rien d'eux; ils sont dignes de vous.
Allons, ma sœur, allons, ne perdons plus de larmes ; Contre tant de vertu ce sont de foibles armes.
Ce n'est qu'au désespoir qu'il nous faut recourir. Tigres , allez combattre ; et nous, allons mourir.
Elles sortent.
HORACE , & SOR pére.
Mon père, retenez des feinmes qui s'emportent, Et, de grâce, empècuez surtout qu'elles ne sortent : Leur amour importun viendroit avec éclat
Par des eris et des pleurs troubler notre combat; Et ce qu'elles nous sont feroit qu'avec justice
On nous imputeroiïit ce mauvais artilice.
‘« A ces mots: Je ne vous connois plus,—jevous connois encore , on 8e récria d'admiration ; an n'avait jamais rien vu de si sublime, 11 n'y a pas dans Longio un seul exemple d'une
parcille grandeur. Une aussi belle scène fait pardonner milie défauts. » VOLTAIRE.
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