‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 520 sur 914 · RRRREREERE RL RRS RL RER ER RER EE DE SET 0 0 0 0 CU EN · texte numérisé non relu

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RES RE RENTE TEE: ; ho ne { Fr » LU 1- M ‘ NU cs “ DIX-SÉPTIEME SIECLE. 421 2 5 vp° els . . . . e LQ a 4 L'honneur d'un si beau choix seroit trop acheté, JULIE. se ne S! : é À i | CI NN se Je Si l'on nous soupçonnoit de quelque lâcheté. Mais plutôt du combat les funestes effets. ch s'é + ou L : à faite: ne ch LE VIEIL HORACE. Rome est sujette d'Albe , et vos fils sont défaits ; “pe EE : = Des trois les deux sont morts ; son époux seul vous reste. es . J'en aurai soin. Allez : vos frères vous attendent ; de Ne songez qu'aux devoirs que vos pays demandent". LE VIEIL INORACE. ce re L] n Li ch do CURIACE , au vieil Horace. O1! d'un triste combat efet vraiment funeste ! ep Ladi de des Rome est sujette d'Albe , et pour l'en garantir, "4 co l 4 - Sue . , . ; . 1 Se cle Queladieu vous Qrarjes ét par QUES COMPARER | Jin'a pas employé jusqu'au dernier soupir! . P cs LE VIE‘L HORACE. | Non, non, cela n'est point, on vous trompe , Julie : op es « ra : é . LE 4 LL Rome n'est point sujette, ou mon fils est sans vie. °°

e Ah! drissez point ici mes sentiments : nn: TES « ee SR P | Je connois mieux mon sang : il faitimieux son devoir. ‘2

Pour vous encourager ma voix manque de termes; se % Mon cœur ne forme point de pensers assez fermes. JULIE. a À . . . + A Cr) À ( a j | , Q S + x ‘ " a : Le nième, . cet de. J'ai ue is Mille, de nos remparts, comme moi l'ont pu voir. > oO A S V à sse: . > D , : l 5 : nie ES MONS MENOIES CRIS AIRE USAREUS lLs'est fait admirer tant qu'ont duré ses frères ; ce Mais quand il s'est vu seul contre trois adversaires, 5 Je Près d'être enfermé d'eux, la fuite l'a sauvé. cs À | 5 mo ll LE VIEIL HORACE. Le cs A7 Et nos soldats trahis ne l'ont point achevé ! cts up | Dans leurs rangs à ce lâche ils ont donné retraite’ : A ACTE III, SCENE VI. sn JULIE. de ve Je n'ai rien voulu voir après cette défaite. cs co La scène cinquième’, dans laquelle le vieil Horace, *ans re- ch. %° . noncer aux sentiments d'un père , laisse éclater le mâle génie CAMILLE. Hi <> d'un citoyen de Rome, nous a préparés aux traits sublimes qui 0 Sri ch ch vont jaillir de son cœur , exalté par l'amour de la patrie. mes IrCres : de ie Ha ie LE VIEIL IIORACE. ME eb i N° ee Fout beau, ne les pleurez pas tons: 7%?

e LE VIEIL HORACE. re : - P [ de ME do N Deux jouissent d'un sort dont leur père est jaloux. 1? “© ANous venez-vous, Julie, apprendre la victoire ‘? ue des plus nobles fleurs leur tombe soit couverte; se , Julie, app .

ch La gloire de leur mort m'a payé de leur perte : De Ce bonheur a suivi leur courage invaincu, LD do $ L . . 1, 4 : ‘ 11 faudrait : vous imposent. Qu'ils ont vu Rome libre autant qu'ils ont vécu, ee 7 : . . .. ss . ai ve 2 « J'ai cherché dans tousles anciens et danstous les théâtres | a I auront point vue obeir HS SON PENSE se “© étrangers une situation pareille, un pareil mélange d'âme, de | Ni d'un état voisin devenir la province. . . douleur , de bienséance, et je ne l'ai point trouvé. Je remar- Pleurez l'autre : pleurez l'irréparable affront “ie su querai surtout que chez les Grecs il n'y a rien dans ce goût. » | ci cho VOLTAIRE. | c do Le sublime de Corneille aurait pu jaillir de l'école spartiate, | ns “7 slelle eût produit des poêles épiques ou tragiques ; Inais il n'au- | reste les bras croisés, tandis qu'une soubrette a tout vu. Palis- cs “e rait point été tempéré par ce mélange de tendresse filiale et pa- | sot répond : « Le père qui ne pardonnerait pas à ses fils de se hs <) ternelle que notre grand Corueille, à emplayé si habilement | déshonorer par une lâcheté , ne veut étre le témoin ni de leur °:" ce dans sa pièce, pour nous tirer des lerines au milieu des ra- ; mort ni de celle des Curiaces. Rien de plus naturel, de plus < +, vissements d'admiration que nous cause la vertu romaine. | conforme à la sensibilité que Corneille a su méler,avecunat 25 D Voltaire se rappelait cette scène quand ila mis dans la : remarquable, à toute la ficrté romaine , dans le caractère du <> ve bouche du consul Brutus, disant le dernier adieu à son cou- vieil Horace. Pour Julie , ce n'est point uae soubrette, mais ni e> pab'e et malheureux fils, ces beaux vers que nous avous déjà | une dame romaine, nourrie avec Camille et Sabine, dans une "5 co vi'és page 389 : maison qui est un temple élevé à l'amour de la patrie. Ainsi <; 5 : . cs 1 co Mes pleurs, en te parlant , inondent lon visage. que toutes les ie femmes . Rome, 8 . ASUS co ee Ya , porte à ton supplice un plus mâle courage: sur les remparts afin d assister un com at qui devait décider £5 co Ya, ne t'attendris point, sois plus Romain que mol, du sort de son pays. Corneille réfutait ainsi d'avance l'obiection “L Et que Rome t'adwire en 8e \engeant de tol. " de Voltaire ; mais il auraît dû motiver et rendre dramatiquece 0 cho retour de Julie, en la faisant accuurir avec désespoir du champ °° un 3: Voltaire s'étonne de ce qne le vieil Horace, qui s'est an- de bataille, où elle a cru voir tout perdu pour Rome par la us 7 noncési fièrement dans les actes précédents, revienne chez Ini, fuite de son dernier déf-nseur. La situation est froide, parce 75 —, tandis que Rome entière est sur le champ de bataille, et qu'il que le poëte n'a fait que l'esquisser , au licu de la peindre. cn y?

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Que sa fuite honiteuse imprime à notre front, Pleurez le déshonneur de toute notre race Lt l'opprobre éternel qu'il laisse au nom d'Iforace.

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