‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 527 sur 914 · CAMILLE · texte numérisé non relu

CAMILLE

Rome, l'unique objet de mon ressentiment !

Rome, à qui vient ton bras d'immoler mon amant ! Rome, qui t'a vu naître, et que ton cœur adore!

Rome, enfin, que je hais parce quelle t'honore ! 4 Puissent tous ses voisins, ensemble conjurés,

= Saper ses fondements, encor mal assurés!

do

et

se

e;: mations qui suivent , bien loin de glacer le lecteur, comme le ds prétend Voltaire, me paraissent, au contraire , aussi naturelles qu'éminemment dramatiques. Voltaire n'a point assez compris que, dans la fin de cette situation, Camtil®, semblable à Cas + sandre dans le palais d'Agameinnon , où elle n'est entourée as que de sang et de meurtres, appelle la mort par ses cris, et d» court en quelque sorte au-devant du glaive d'Horace. Pen s'en A fautqu'aussi pressée de mourir que Phèdre, et encore plus désof espérée , elle ne dise à son barbare frere :

FE

où AU défaut de ton bras donne-mol ton épée.

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