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REPARER RER EE EEE RE ER EEE RAR RER RER RER EEE EEE ESS FH cs 450 DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. “ 537 He us | y { ! ; : © 5 Et retarde le cours de ses derniers soupirs. Et que mon désespoir , prévenant leur colère, ef. "Prêt à rendre la vie, il en cache le reste, Eût suivi de plus près le trépas de ma mère ‘>. Et sa mort au vainqueur est un piége funeste; ; «Et dans l'instant fatal que ce frère inhumain CREON. . ee : : Pi ? . | : als 1: Lai veut ôter le fer qu'il tenoit à la main, Ilest vrai que des dieux le courroux embrasé, ch ce. I lui perce le cœur, et son âme ravie, Pour nous faire périr, semble s'être épuisé; . . 5. En achevant ce coup, abandonne la vie. Car enfin sa rigueur, vous le voyez, madame, co 5 P olynice frappé, pousse Es Ne m'accable pas moins qu’elle afflige votre âme. 5 Ki Ph Er S e : a + Et son âme en COUFTOUX $ enfuit ans les enfers. . |}: n'arrachant mon fils. 0: ‘ “Tout mort qu'il est, madame , il garde sa colère, : . | Se y * * La Q e ÿ L co?
# Et l'on diroit qu’encor il menace son frère; + ANTIGONE. se 3 e * , e Le Fi > Son visage, où la mort a répandu ses traits, Ah! Cri c'a «> Demeure plus terrible et plus fier que Jamais. nn. vous répnez , Créon, 2e | “e Et le trône aisément vous console d'Hémon. . cie , . . . à . da ce ANTIGONE. Mais laissez-moi, de grâce, un peu de solitude, CA 7? ‘ * . .. . . : ei , % Fatale ambition , aveuglement funeste Et ne contraignez point ma triste inquiétude ; ch 4. D'un oracle cruel suite trop manifeste! Aussi bien mes chagr ins passerotent jusqu à vous. je De tout le sang royal il ne reste que nous; . Vous trouverez ailleurs des entretiens plus doux. . 1. ; . . , Cu + Et plût aux dieux, Créon, qu'il ne restât que vous, es ee e A cr ho : L e ds a ch . + ® !
un Racine (Jean) naquit à la Ferté-Milon, le 24 décembre | abeilles étaient venues déposer du miel sar Îles lèvres a ct, 4659, de Jean Racine, contrôleur du grenier à sel de d'un poële encore au berceau , n'aurait pas manqué de :;: % cette ville, et de Jeanne Sconin, fille d'un procureur du | voir une prophétie dans une circonstance due au simple «;: <, roi aux eaux-et-forèts de Villers-Coterets. Sa famille, has:rd ; les Grecs particulièrement, jetaient sur tout les %? anoblie par l'acquisition d'une charge , avait un cygne riantes couleurs de leur brillante imagination, amie des ss “dans ses armoiries ; et certes jamais armes parlantes ne fables ct des prodiges. Orphelin de père et de mère à furent mieux justiGées. L'antiquité, qui disait que des | l'âge de trois ans, Racine passa sous la tutelle de son (Pre) se Fe cs .… . | a ” Stace a bien plus de chaleur et de passion que celui de Racine, pour lui témoigner son amour. Polynice respirait encore ; fl a cf qui ne caractérise pas assez bien le combat impie des deux regarde sa sœur et sa vieille mère, et dit: « Tu n'asplus de <{ «frères furieux, en qui la haine et l'ambition rénnies out étouffé | fs, 6 ma mère! J'ai pitié de toi , de cette sœnr chérie et de ce . D les sentiments de la nature. frère étendu mort près de moi: d'ami qu'il était. il devint mon -:° ne Fénelon avait bien lu Stace, quand il a peint d'une manière si ennemi, mais j'étais encore son ami. Enscvelissez-nous tons ‘ .}, ve énergique la Intte d'Hippias avec Télémaque, et le combat de ce deux dans la terre natale ; apaisez une ville irritée, pour que °° Te dernier avec le féroce Adraste , roi des Dauniens, qui meurt, j'obtienne un dernier asile dans la patrie, malgré la perte du cp 0 comme Etéocle, après unc dernière pertfidie d'autant plus cou- trône. Ferme-moides yeux, Ô ma nère (et en mème temps ee .re pable, que le généreux Télémaque, attendri par la prière d'un il pose sur ses paupières les mains de Jocaste }. Adieu, déjà °° «ennemi vaincu et terrassé, venait de lui laisser la vie qu'il les ténèbres m'environnent. » A la fin de la pièce, Œdipe arpouvait lui ravir. nve avec Antigone; ne pouvant voir ses fils, il demande à cha cs Le combat est moins brillant chez Euripide que chez Racine, leur sœur de lui poser les mains sur leurs visages glacés. 11 ‘5 ét? mais plus vrai, plus naturel, plus pathétique. Au moment su- déplore leurs cruelles destinées, et part pour un éternel exil sr se prême, la mort fait revivre les sentiments de la nature dansles avec Antigone. qui conduit les pas chancelants d'un vieillard cœurs des deux victimes d'une fureur sans exemple. On remar- et d'un père qui u'a plus qu'elle sur la terre. ne #5? que dans le réeit ce trait adrnirable : la terreur et la pitié fai- C'est là, sans donte , le plus touchant, le plus tragiquedes cp" c saient couler une sueur froide sur le visage des soldats des deux dénouements, Comment Racine a-t-il pu lui en substituer un .}. . armées, d'nt chacune était émue du danger de celni qu'elle fa- si faible et si froid. et faire monrir Créon de désespoir, a «® vorisait Les deux combattants tombent sur le champ de ba- parce qu'Antigone, n'ayant pas voulu r'poadre à son ridicule a - «2 taille; leur malheureuse mère se précipile vers eux avec la amour, s'est immolée sur le corps de: Jocaste, en offrant lo «vierge, sa fille; elle voit ces corps atteints du. co®p mortel. sacrilice de sa vie à Hémon. a ‘7 € O0 mes enfants, s'écrie-t-elle, j'arrive trop tard pour vous Racine n'avait que vingt-cinq ans quand il donna les Frères “ secourir, » Et, se jetant sur eux (our à tour , elle déplurait le ennernis. En lisant sa pièce, on est tenté de croire qu'il ne st . sort de ses fils, qu'elle avait eu lant de peine à nourrir de son comprenait pas encore le théâtre grec, puisque sa sensibilité °F ‘# laits cile pieurait. Antigone, compagne de sa mère, pleurait naturelle n'avait poiût été excitée par celle qui éclate partout +. aussi en prononçant ces plaintes :*« O vous. qui deviez sou- dans les Pheniciennes. Chose étonnante, l'écrivain qui de- no -*, tenir notre mère dans sa vieillesse, qui trahissez l'espoir de vait bientôt se moutrer si judicicux , d'un goût si sûr, d'un ‘;- ‘. mon hymen. frères chéris....» Étéocle, poussant à peine un pathétique si vrai, a emprunté ici des défauts choquants à du + soupir du foud de sa poitrine, entend la voix de Jocaste, et, l'Antigone de Rotrou, et méconnu au négligé les plus tou- °° . lui tendant une main glacée, il ne peut prononcer même une chantes beautés d'Euripide avec lequel son génie avait tant de me ‘£' parole; mais de ses yeux humides de larmes , il salue sa mère rapports ! | Lo je ù | ee A 4 2 a an ce 5 0 0 2 e 9 = ù a c non Der i DEC: = RENE € NE ES ° e "€ LE EIRE TE SE SRE EER ESRI LEE ERERRER RER EEE EEE SRE RER ER RIRE SRE
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«% seul paternel, nommé aussi Jean Racine, qui légua,
«peu de temps après, cette tutelle à sa veuve. Le précieux enfant étudia d'abord à Beauvais , puis à Paris, au collége
d'Harcourt; il vint ensuite écouter les leçons des Lemaije tre, des Sacy, des Lancelot, des Nicole, auteurs célèja bres de la Logique, de la Grammaire générale et d'autres cs ouvrages classiques connus sous le titre de Méthodes de
“> Port-Royal. Lancelot se chargea particulièrement d'enseigner le grec au jeune Racine; il y fit de tels ‘progrès, que ses maitres lui ayant retiré le roman de Théayène et “> Chariclée, il s'en procura un autre exemplaire et l'apprit par cœur; puis, le remettant à Lancelot, il lui dit : Vous pourez brüler encore celui-là. Racine sentit de bonne heure en lui les dispositions du poëte. Inspiré par les Grecs, il dut en partie à sa connaissance intime de
2 leur langue la divine mélodie de ses vers. Le premier essai du rival naissant d'Euripide fut l’ode intitulée : La 4 Nymphe de la Seine, ode qu'il composa pour le mariage ‘de Louis XIV. Chapelain, qui n'était ni sans connais- “ie sances littéraires ni sans critique, reconnut d'heureuses “dispositions dans leur auteur, etobtint pour lui une gra- : c tification de cent louis, envoyée par Coïibert au nom du cp? roi; une pension de six cents livres suivit cette première de libéralité. Quatre ans plus tard, vers la fin de 1663, une 1, seconde ode, la Renommée aux Muses , lui valut encore js une gratification royale, accompagnée de la grâce qui 4 double le prix du bienfait. Une critique de cette ode ch par Boileau, lia les deux- écrivains et commença entre
eux cette amitié qui devint si utile à Racine , en lui procurant les précieux avis d’une censure aussi sincère qu'éclairée. Un peu avant cette époque, il corinut Molière, qui lui donna le plan des Frères ennemis. La pièce eut quelque succès ; celle d’.4/erandre qui lui succéda fut plus heureuse encore; cependant toutes deux étaient des ouvrages médiocres, et rappelaient tous les défauts de Corneille, sans les racheter par ces beautés sublimes qui ravissaient d’admiration tous les grands hommes du siècle. Le véritable début de Racine fut Andromaque , jouée
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