SCÈNE Ill
Dans le sang de son frère il semble se baigner :
« Et tu meurs; lui dit-il, et moi je vais régner. Regarde dans nes mains l'empire et la victoire. Va rougir aux enfers de l'excès de ma gloire ;
Et pour mourir encore avec plus de regret, Traitre, songe en mourant que tu meurs mon sujet.» En achevant ces mots, d'une démarche fière
Il s'approche du roi, couché sur la poussière ,
Et pour le désarmer il avance le bras. ‘
Le roi, qui semble mort, observe tous ses pas ; Ile voit, il l'attend , et son âme irritée
Pour quelque grand dessein semble s'être arrêtée. L'ardeur de se venger flatte encor ses désirs,
sans retenir toutefois la précieuse simplicité dont Corneille ayait donné des exemples. «
« Racine, dit M. Aimé Martin, laisec blen loin derrière lui tous ceux qui se sont exercés sui ce sujet. » A la vérité, comme
* Geuffroi le remarque, Racine n'a guère ici de pensées bril lantes dont le germe ne se trouve dans Stace, que cependant il cmbclit presque toujours. On aurait dû ajouter que le récit de | " 87:
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