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DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. Si
Recueilli dans leurs ports , accru de leurs soldats , Nous verrons notre camp grossir à chaque pas. Daces, Pannoniens, la fière Germanie,
Tous n'attendent qu'un chef contre la tyrannie. Vous avez vu l'Espagne et surtout les Gaulois, Contre ces mêmes murs, qu’ils ont pris autrefois, Exciter ma vengeance, et jusque dans la Grèce, Par des ambassadeurs accuser ma paresse.
Ils savent que, sur eux prêt à se déborder,
Ce torrent, s’il m'entraine, ira tout inonder ;
Et vous les verrez tous, prévenant son ravage, Guider dans l'Italie, et suivre mon passage.
C’est là qu’en arriva nt, plus qu'en tout le rhemin, Voustrouverez partout l'horreur du nom romain, Et la triste Italie encor toute fumante
Des feux qu'a rallumés sa liberté mourante.
Non, princes , ce n’est point au bout de l'univers Que Rome fait sentir tout le poids de ses fers;
Et de près inspirant les haines les plus fortes,
Tes plus grands ennemis , Rome sont à tes portes *. Ah! s'ils ont pu choisir pour leur libérateur Spartacus, un esclave, un vil gladiateur ; S’ilssuiventaux combats desbrigandsquilesvengent; De quelle noble ardeur pensez-vous qu'ils se rangent Sous les drapeaux d'un roi longtemps victorieux, Qui voit jusqu'à Cyrus remonter ses aïeux ?
Que dis-je! en quel état croyez-vous la surprendre? Vide de légions qui la puissent défendre,
Tandis que tout s'occupe à me persécuter ”,
Leurs femmes, leurs enfants, pourront-ils m'arrêter?
Marchons, et dans son sein rejetons cette guerre, Que sa fureur envoie aux deux bouts de la terre. Attaquons dans leurs murs ces conquérants si fiers ; Qu'ils tremblent à leur tour pour leurs propres foyers. Annibal l'a prédit, croyons-en ce grand homme : « Jamais on ne vaincrales Romains que dans Rome.» Noyons-la dans son sang justement répandu ; Brülons ce Capitole, où j'étois attendu ;
Détruisons ces honneurs, et faisons disparoitre
La honte de cent rois, et la mienne peut-être #;