‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 594 sur 914 · TERRES · texte numérisé non relu

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A LL . Continuez, seigneur. Tout vaincu que vous êtes, Votre vengeance est juste: il la faut entreprendre : se «. La guerre, les périls sont vos seules retraites. Brülez le Capitole, et mettez Rome en cendre. d | - Rome poursuit en vous un ennemi fatal, Mais c'est assez pour vous d'en ouvrir les chemins; . “Plus conjuré contre elle et plus craint qu'Annibal. | Faites porter ce feu par de plus jeunes mains. “> Tout couvert de son sang, quoi que vous puissiez faire, | Et Landis que l'Asie occupera Pharnace, un “ N'en attendez jamais qu'une paix sanguinaire , De cette autre entreprise honorez mon audace. ae > Telle qu'en un seul jour un ordre de vos mains, | Commandez ; laissez-nous, de votre nom suivis, . “> La donna, dans l'Asie, à cent mille Romains. Justifier partout que nous sommes vos fils. te Embrasez par nos mains le couchant et l'aurore, < Toutefois épargnez votre tête sacrée; Remplissez l'univers sans sortir du Bosphore; ) cp Vous-mèême n'allez point de contrée en contrée, | Que les Romains, pressés de l'un à l’autre bout, de “Montrer aux nations Mithridate détruit, Doutent où vous serez, el vous trouvent partout. % «» Et de votre grand nom diminuer le bruit. do .

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FRAGMENTS D'IPHIGÉNIÉ.

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ch L'honneur parle, il suflit : ce sont là nos oracles*. ACHILLE. Les dieux sont de nos jours les maîtres souverains, °° se N ST Mais, seigneur, notre gloire est dans nos propres mains. . ox , non, tous ces détours sont trop ingénieux"; | Pourquoi nous tourmenter deleursordres suprêmes ? ss Vouslisez de trop loin dans les secrets des dieux. Ne songeons qu'à nous rendre immortels comme ‘° e Moi, je m'arrêterois à de vaines menaces! eux-mêmes, ‘ ce 1 Sens , 1 ù ÿ Q Q A cp “Et je fuirois l'honneur qui m attend ro traces ! Et, laissant faire au sort, courons où la valeur Le ni Les Parques à ma mère, il est vrai, l'ont prédit, Nous promet un destin aussi grand que le leur. à Jepuischoisir, dit-on, ou beaucoup d'anssans gloire, | Jenedemandeauxdienxqu'un ventquim'yconduise. % . .e , , e ; . e CE œ° È Ou peu de jours suivis d'une longue mémoire, Et, quand moi seul enfin il faudroit l'assiéger 3 2 3 Mais, puisqu'il faut enfin que j'arrive au tombeau,

k : à ie Patrocle et moi, seigneur, nous irons vous venger ; +, Voudrois-je, de la terre inutile fardeau,

© Trop avare d'un sang reçu d'une déesse, Attendre chez mon père une obscure vieillesse ;

Abe 4 Cette belle expression appartient à Horace, quisécrieavec 1° un accent prophétique : « Je ne mourrai pas tout entier. »

A ‘ Ce discours, où l'âme d'un héros respire tout entière , est 3 Au xiv° livre de l'/liade , Hector s'écrie : « Combattre pour -

«S inité de celui d'Alexandre dans Quinte-Curce. On y lit: « Fal- la patrie est le meilleur et le plus sûr des oracles. » es

?. lait-il, satisfait du royaume de mon père, languir dans la Ma- 3 Dans l'/liade, Achille, irrité, dit à Patrocle : « Puissent © }

Ta cédoine, et attendre dans le repos une vieillesse obscure et

4, honteuse…. Pour moi, je compte mes victoires et non mes an- seuls, nous ayons la gloire de renverser les murs de Troic.….. »

nées. Dans quelque lieu que je combatte, je me croirai en Si Racine s'est souvenu de ce passage , il a bien surpassé l'ori- > présence de l'univers, etc. Liv. 1v, Chap. vr. » ginal. à '

les Troyens et les Grecs s'entretuer, afin que nous deux, restés

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se Mais non, c'est en vos mains que le destin la livre; Sont préls, pour vous servir, de verser lout leur sang !, ke æ Je n'aspire, en effet, qu'à l'honneur de vous suivre. | Le seul Agamemnon, refusant la victoire, G 4 Je ne vous presse plus d'approuver les transports N'ose d'un peu de sang acheter tant de gloire ; : 4 D'ün amour qui m'alloit éloigner de ces bords. Et, dès le premier pas se laissant effrayer, e Ce même amour, soigneux de votre renommée, Ne commande les Grecs que pour les renvoyer. ce i Veut qu'ici mon exemple encourage l'armée, a se 4 Et me défend surtout de vous abandonner | | a 6 Aux timides conseils qu'on ose vous donner. Ah! seigneur, qu'éloigné du malheur quim’opprime, À cs Votre cœur aisément se montre magnanime! + cr, Fe Mais que, si vous voyiez, ceint du bandeau mortel, ce ULYSSE. Votre fils Télémaque approcher de l'autel, : . , . . Nous vous verrions, troublé de cette affreuse imase, ‘“° x, Seigneur, VOUS entendez.Quelque prixqu'ilen coûte, Changer bientôt en pleurs ce superbe langage cl % Il veut voler à Troie et poursuivre sa route. Éprouver la douleur que j'éprouve aujourd'hui, . cé Nous craignions son amour; etlui-mème aujourd QUE. De Gore vous jeter entre Calchas et lui . Par une heureuse erreur nous arme contre lui. Seigneur, vous le savez , j'ai donné ma parole; . ce SÉENNON Et si ma fille vient , je consens qu'on l'immole; > . Mais, malgré tous mes soins, si son heureux destin cl, 5. Hélas! La retient en Argos ou l'arrête en chemin, de se Souffrez que, sans presser ce barbare spectacle, se ss Re En faveur de mon sang j'explique cet obstacle, à» De ce soupir que faut-il que j'augure ? Que j'ose pour ma fille accepter le secours de < Du sang qui se révolte est-ce quelque murmure ? De quelque dieu plus doux, qui veille sur ses jours. 2 Croirai-je qu'une nuit a pu vous ébranler ? Vos conseils sur mon cœur n’ont eu que {rop d'empire, < a, Est-ce donc votre cœur qui vient de nous parler ? Et je rougis..…. 4 4 Songez-y, vous devez votre fille à la Grèce : de % Vous nous l'avez promise ; et, sur cette promesse, | % Calchas, par tous les Grecs consulté chaque jour, ‘ Tout ce morceau est emprunté de la seconde et de la troi- ‘; 4° Leur a prédit des vents l'infaillible retour. sième scène de l'Iphigénie d'Euripide ; mais, dans ce poëte. de À A ses prédictions si let est contraire ge rer ge pme à … Pensez-vous que Calchas continue à se taire; roi son maitre, et découvert la ruse innocente et naturelle <{ Que ses plaintes, qu'en vain vous voudrez apaiser, d'un père pour sauver sa fille , vient l'insulter et lui reprocher :{, se Laissent mentir les dieux sans vous en accuser? es irrésolutions, son ambition , son orgucil és sa répIance anx . 4 Etquisaitce qu'aux Grecs, frustrés de leur victime , ane pos ie ni À. . Peut permettre UDCOSEFOUS qu'ils croiront légitime? | dans la conduite d'un homme qui veut reconquérir une femme ch Gardez-vous de réduire un peuple furieux, n'importe à quel prix, une femme ingrate, la furie de sa mai. <}, “> Seigneur, à prononcer entre vous et les dieux. ne Les SE ca ae ne pe “ és , : . JE Es on les m ur 1 nsi ce or de N'est-ce pie voue enfin de qi la voix pressante la tragédie ? Ménélas, d'ailleurs, joue ici un rôle odieux ,etse à a, Nous a tous appelés aux campagnes du Xanthe, montre, en outre, un orateur très-malhabile en insultant le‘ pi Et qui de ville en ville attestiez les serments superbe Agamemnon et un malheureux père auprès duquel il de . Que d'Hélène autrefois firent tous les amants, rt employer tous les ménagements de la plus iosinuante de 4 l Nue | oquence, comme Ulysse le Fait dans Racine. IL est vrai qu'Eu- ‘j* a Quand presque tous les Grecs, rivaux de votre frère, ripide se corrige bientôt lui-même avec un rare bonheur. Mé- :{. s. La demandoient en foule à Tyndare, son père ? uélas a reconnu sa faute ; ilrevient toucher la main de son frère es

- De quelque heureux époux que l'on dût faire choix, en signe de paix, et lui dit : « Quand j'ai vu les larmes couler + Nous jurämes dès lors de défendre ses droits ; . Ou ee a en 5. Et, si quelque insolent lui voloit au conquête, las qui voulais vous persuader d'immoler votre fille; j'entre Nos mains du ravisseur lui promirent la tête, dans vos sentiments. Ne la sacritiez pas à mes intéréts. » 11 me <{ “> Mais sans vous, ce serment que l'amour a dicté, fait peine d'ajouter que dans la méme scène Ménélas donne à +. su Libres de cet amour, l'aurions-nous respecté ? son frère le conseil affreux de faire périr Calclus eu secret, ch % Vous seul, nous arrachant à de nouvelles flammes, “Nous avez fait laisser nos enfants et nos femmes. cf % Et quand, de toutes parts assemblés en ces lieux, —-—-.--- cs % L'honneur de vous venger brille seul en nos yeux; e 4 Quand la Grèce déjà , vous donnant son suffrage, ec 4 Vous reconnoit l’auteur de ce fameux ouvrage ; . . Que ses rois, qui pouvoient vous disputer ce rang, 4 QU en ARR Se a Re Re RE EN RQ SE 9 en ar RO NS Sie end did 7 dr OS rt Re SNS TE nn de NU M OS Mn A D DU A Dee de NN NE RS De en CU D DO St de 0 à à D QD or à

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