‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 609 sur 914 · HEC · texte numérisé non relu

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“2 Sans ébraüler ton cœur frapperont tes oreilles? .

D Faut-il, Abner, faut-il vous rappeler le cours 4 Des prodiges fameux actomplis en nos jours ; %. Des tyrans d'Israël les célestes disgräces', us Et Dieu trouvé fidèle en toutes ses menaces ; “3 . L'impie Achab détruit, et de son sang trempé 4 - Le champ que par le meurtre:il avoit usurpé ;

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‘Rien de ui imposant , de plus solennel, de plus poétique

et de plus vrai pourtant, que l'exposition de cette tragédie. Le © grand prêtre Joad y. parle comme ua prophète, comme ün mi niftré de la volonté divine, comme ûn homme inspiré d'en

bientôt éclater, mais què la prudence ordonne de taire ençore. Abner qui lui répond , et dont il veut faire l'instrument de ses .projets peur le rétablissement de Joas, s'exprime en gnerrier plein de courage et de foi, prêt à verser sun sang pour la cause de son prince et les ordres de Dieu. Entre ces deux sévères - Israé'ites, le premier est marqué du caractère de ces martyrs qui doivent” plus tard étonner lé monde par un dévoûment et

à cette hauteur, mais avec le sccours d'une âme plus grande el plus forte que la sienne qui lui montrera les cieux ouverts, comme Polyeucte les montre à Néarque. Entre Abner et Joad, parun admirable contraste, nous apparaît, avec les terreurs, les faiblesses et l'amour d'une mère, Josabeth, la femme du grand prètre, qui a sauvé Joas, et qui raconte la scène de carnage dans laquelle cet enfant a failli périr. Mais avant de citer ce .teuchant récit, il fant d'abord faire entendre Joad réchauffant le courage et la foi d’'Abner par le tableau des merveilles dont Dieu s'est montré prodigue à cette époque.

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